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LE REPAS DU SEIGNEUR ET PESSAH (PÂQUE)

Études

Publié le 16 avril, 2017 | par Equipe de Pleinsfeux

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LE REPAS DU SEIGNEUR ET PESSAH (PÂQUE)

Quelles sont les similitudes et les différences ?

Marc 14 : 22 à 25  « Pendant qu’ils mangeaient, Yeshoua (Jésus) prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et  ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai de nouveau dans le royaume de Dieu ».

  • Le repas du Seigneur que les religieux ont encodé en tradition et nommé, la Sainte Cène pour les uns et la messe pour les autres, est l’aboutissement dans la personne de Yeshoua (Jésus) d’une institution Divine nommée « Pessah » (passage) et qui raconte l’historique d’un passage de l’état d’esclave à celui d’homme libre, le tout à l’intérieur d’un peuple élu.
  • Pessah et le repas du Seigneur symbolisent une même libération et pour le repas du Seigneur, le passage de l’état de pécheur perdu à celui d’enfants de Dieu libéré du péché par la Grâce de Dieu, par le moyen de la croix et de la foi et greffé au peuple élu par la Nouvelle Alliance.
  • Pessah ou Pâque est une leçon de gestes, un « sôd » mot hébreu traduit improprement par « mystère » mot qui sous entend une impossible compréhension de tous, Alors que Pâque et la Sainte Cène sont un message spirituel non- verbale ; une proximité avec Dieu, rendue possible à ceux qui ont la foi.

Une réalité historique et biblique sur le repas du Seigneur.

Le récit de Paul est le plus ancien document que nous ayons sur le Repas du Seigneur. La révélation lui en fut donnée par le Seigneur lui-même. 1 Corinthien 11 : 20 à 23  Vers l’an 51.

En organisant l’église de Corinthe, l’apôtre avait prescrit la célébration de ce repas, en soulignant l’autorité de son enseignement à ce sujet par cette parole : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. »

Mais il y là un flou artistique introduit par le concile de Nicée et qui perdure chez les catholiques  et les protestants. Les chrétiens fêtent Pâque à une date choisie par l’empereur Constantin a la place de la date commandée par YHWH le 15 nissan et les 8 jours suivant.

Autre élément, les chrétiens célèbrent le repas du Seigneur (la Sainte Cène) qui en réalité est une forme de célébration de Pâque, mais renouvelée traditionnellement le plus souvent le dimanche.

Il faut savoir que cette célébration renouvelée chaque dimanche n’était jamais pratiquée par les chrétiens du premier siècle qui célébraient pâque à la même date que les juifs et le repas du Seigneur plutôt le samedi. (Il y a eu divergence sur ce sujet entre l’Apôtre Pierre et Paul)

Il y a donc dans l’esprit de trop nombreux chrétiens une sorte de flou artistique entre la Sainte Cène et la fête de Pâque. Deux célébrations liturgiques distinctes, qui en réalité biblique n’en sont qu’une !

Que dit la Bible ?

La lecture des Évangiles nous montre clairement que Yeshoua (Jésus) n’a jamais demandé qu’on lui rendre un culte, ni que l’on célèbre Pâque tous les samedis ou dimanche, puisque selon ses propres paroles, Jésus a simplement demandé à ses fidèles de partager les éléments de la Pâque entre eux et en souvenir de lui, mais sans donner d’autres instructions.

A la lecture des Paroles de Yeshoua (Jésus) on pourrait imaginer que la fréquence de ce partage du pain et du vin ne devrait se pratiquer qu’une fois par an à Pâque.

L’Apôtre Paul ajoutera ceci, lors d’un repas qui n’était pas celui de Pâque :

1 Corinthiens 11: 25 et 26  De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et  dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Avec les paroles de Paul les choses évoluent, puisque l’Apôtre nous invite à se souvenir du sacrifice de Christ en partageant le pain et le vin, TOUTES LES FOIS ou vous boirez et mangerez et que 2 ou 3 chrétiens sont réunis pour ce repas.

Pourquoi 2 ou 3 ?

Matthieu 18:20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, Je (Jésus) suis au milieu d’eux.

En réalité il n’y a pas de divergence dans ces deux passages car il est évident que même si Yeshoua n’a pas expressément demandé de se souvenir de lui tous les jours ; Il n’a pas non plus demandé de ne se souvenir de lui et de son si grand salut qu’une fois par an ! Quel impact et quel changement de vie produirait une telle attitude … La joie de son salut est une joie permanente pour tous les enfants de Dieu et cette joie ne peut être organisée en une simple liturgie annuelle.

Conclusion de notre première approche :

Un chrétien devrait donc partager le pain et le vin en souvenir de la mort et de la résurrection de Christ TOUTES LES FOIS où il partage ces éléments avec au moins 2 ou 3 autres chrétiens.

Mais nous n’avons pas le droit dirons plusieurs nous ne sommes, ni Rabbin, ni Curé, Pasteur !

Nous répondrons : «  Avez-vous lu dans la bible une quelconque interdiction à ce sujet ? »

Pourquoi ne faisons-nous pas cela ?

Parce que les ecclésiastiques de tous bords, ont mis main basse sur la liberté de culte, en prenant un pouvoir que Dieu ne leur avait pas octroyé.

Quelle attitude adopter ?

L’épître aux Galates nous dit : Galates 5:1  C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Étant libérés de la condamnation de la Loi, mais absolument pas de la LOI, les enfants de Dieu devraient fêter la Pâque de la bonne manière et à la bonne date du calendrier de Dieu, puis par observance des prescriptions de Yeshoua, de se souvenir de son sacrifice et de sa résurrection et de réjouir de leur salut aussi souvent qu’ils le désirent, en en partageant le Repas du Seigneur n’importe quel jour de la semaine et pourquoi pas, plusieurs fois par semaine.

Libre mais respectueux.

Lors de la Pâque sous la Nouvelle Alliance, nous célébrons la libération physique de l’esclavage en Égypte du peuple hébreu qui est l’image de notre libération spirituelle du monde du péché acquise par la mort et la résurrection de Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ).

Mais n’oublions pas que Pâque est aussi un contrat de mariage entre Dieu et son peuple pour l’Ancienne Alliance, et un mariage qui deviendra effectif dans la Nouvelle Alliance.

Le pain symbolisant l’agneau immolé, mais aussi le corps de Christ, qui est le prix payé pour le rachat du peuple de Dieu et le vin, devient le symbole du sang, rempart de la colère de Dieu mais aussi de l’acceptation des épousailles du peuple de Dieu avec le corps spirituel du fils de Dieu.

Le repas du Seigneur est  donc un signe communautaire qui témoigne de notre vie communautaire. C’est un rappel constant du sacrifice de Christ. C’est un repas qui nous met au pied du mur, un aide-mémoire de nos engagements maritaux envers le fils de Dieu.

Actes 2:42 « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières ».

Le Repas de Pessah (Pâque)

Ce repas est une célébration collective et individuelle, autour d’éléments chargés de symboles, qui relient, le passé, le présent, le futur, c’est une révélation et des fiançailles (une Alliance).

C’est une Proclamation Devant Dieu, devant les enfants de Dieu, les non croyants et devant les puissances maléfiques.

C’est surtout le symbole suprême de la délivrance par ces quatre promesses de Dieu.

Wehotséti  « Je vous ferai sortir de dessous les corvées de l’Égypte »

Wehitsalti  « Je vous délivrerai de leur servitude qu’ils vous imposent »

Wegaalti    « Je vous délivrerai avec un bras étendu et avec un grand jugement »

Welaqahti « Je vous prendrai pour Moi comme peuple et serai votre Dieu »

1- Les quatre fois où le mot « Kos » (coupe), est répété à propos de pharaon dans la Genèse 40 :11à 13

2- Avec les quatre royaumes qui ont opprimé Israël, les chaldéens, les perses, les grecs, les romains

3- Avec à la fin des temps les 4 coupes de destruction ou de la colère de Dieu que le créateur va déverser sur les peuples (Esaïe 51:17, 22, Jérémie 25 :15 et 17, Psaumes 75:8 (75-9) Habakuk 2:16, Zacharie 12:2, Apocalypse 14:10)

4- Et les 4 coupes de délivrance pour son peuple (Psaumes 116:13, Jérémie 16 :7, 1 Corinthiens 10:16)

Le passé est aussi un présent et qui se tourne vers l’avenir :

Pâque ou Hag ha-Pessah, la fête du passage, du « saut » est un mot qui signifie « Passage » C’est le passage d’un état à un autre, une libération, une nouvelle vie et une véritable Nouvelle Naissance.

Exode 12 : 6 à 8 On immolera (un agneau) entre les deux soirs. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères …

L’institution de Pâque et les ordres Divins au sujet de l’Agneau Pascal, n’ont donc qu’un seul et même but ; nous montrer le Plan prophétique du Salut que YHWH avait préparé pour son peuple et pour l’humanité toute entière.

Exode 12 : 13 Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte.

Le souvenir de la Pâque Juive et de l’agneau immolé, le souvenir de la Pâque avec Yeshoua (Jésus), le souvenir de l’Agneau de Dieu immolé sur la croix pour les péchés du monde, souvenir de sa résurrection, le souvenir de son propre salut et l’espérance de son prochain retour.

La Pâque au temps de Yeshoua son symbole messianique et sa pratique.

Exode 12:15 Dès le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d’Israël.

Le Hametz Pour célébrer ce miracle de la délivrance de l’esclavage d’Égypte, avant que la fête ne commence, les Juifs recherchent et détruisent toute nourriture à base de levure se trouvant dans leur maison, pour s’en débarrasser le temps de la fête.

Le hametz est une denrée fermentée à base de blé, d’orge, de seigle, d’avoine ou d’épeautre et autres graines susceptible de fermenter.

Le « hametz » est donc synonyme de « péché » de dégradation et la mort.

Vous remarquerez qu’en permutant la première et la dernière lettre du mot hébreu « hametz » vous obtiendrez le mot « tzémah »  qui se traduit par « plante » dans le sens d’une semence qui se développe poussée par le vie, ce qui est l’absolu « contraire » du hametz.

Le hametz, c’est la dégradation et la mort ; l’exact contraire de la plante qui pousse et se développe symbolisant ainsi la vie.

Romains 6:23  Car  le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle  en Jésus-Christ  notre Seigneur.

Cette recherche du Hametz est à rapprocher de 1 Corinthiens 5 : 6 : « Christ notre Pâque (agneau pascal) a été immolé », est symbolise pour les chrétiens l’introspection personnelle sur ses péchés qui doivent être confessés. 1 Jean 1:9  Si nous confessons nos péchés, il  est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Le déroulement

Our’hatz : On lave les mains du chef de famille qui est déclaré « roi » au milieu des siens.

Yeshoua (Jésus) a magnifié ce rite en lavant les pieds de ses disciples signifiant ainsi qu’ils étaient désormais entièrement purs, mais qu’étant contraint de vivre dans ce monde, ils étaient encore sujets à pécher, qu’il fallait donc qu’ils confessent à Dieu leurs péchés, confession symbolisée par le lavage des pieds. (1 Jean 1:9)

Les Quatre questions : Pessah est une leçon de gestes destinée à faire connaître ou se souvenir des miracles et des promesses de Dieu. Pour cet effet Il est coutume que des enfants ou convives posent les questions de savoir;

Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ?

Voici quatre types de questions :

1)    Les autres nuits, nous mangeons du hametz (levain) ou de la matza ; pourquoi cette nuit nous ne mangeons que de la matza ?

2)    Les autres nuits, nous mangeons toutes sortes de légumes ; pourquoi cette nuit nous mangeons seulement des herbes amères ?

3)    Les autres nuits, nous ne trempons pas même une fois ; pourquoi cette nuit nous trempons deux fois ?

4)    Les autres nuits, nous mangeons soit assis, soit accoudés ; pourquoi cette nuit, nous nous accoudons ?

Ces questions montrent qu’on ne doit JAMAIS prendre le pain et le vin, sans CONNAITRE et accepter par la foi, la signification précise de nos gestes.

L’Agneau : Pour ce qui est de l’agneau pascal, les Juifs contemporains n’ayant plus le temple pour immoler un agneau dans les règles, depuis l’an 70, le remplacent par un os d’épaule d’agneau qui sera passé au-dessus des têtes des participants trois fois en proclamant : « Autrefois, nous étions esclaves, maintenant, nous sommes libres, ce jour, nous sommes ici, mais l’année prochaine à Jérusalem ».

Y avait-il de l’agneau sur la table de la Pâque que Yeshoua a présidé ?

Très probablement mais il n’en est pas fait mention dans la Nouvelle Alliance, peut-être pour mettre en évidence le fait que l’agneau n’était qu’un symbole et que Yeshoua (Jésus) est le véritable agneau de Pâque.

C’est étonnant de constater que les juifs sans le savoir, ont des rituels qui parlent de Yeshoua.

L’agneau passe au dessus de leurs têtes il est tout proche d’eux entre leur esprit et Dieu le Père.

Il passe trois fois : une fois pour le père, une fois pour le fils et une fois pour le Saint-Esprit.

Et ils parlent de leur libération, de leur retour à Jérusalem et prophétiquement de la nouvelle Jérusalem et des nouveaux cieux décrits dans l’Apocalypse de Jean.

Pour les Chrétiens cet agneau n’a donc plus sa place en tant qu’holocauste, puisque l’agneau de Dieu Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) est mort et ressuscité une fois pour toute.

Trois pains sans levain symbole de la triple sainteté de Dieu Saint, Saint, Saint est l’Eternel des Armées – Isaïe 6 : 3 ; C’est donc, la  tri-unité d’YHWH, le seul Elohim (Dieu(x)) qui est un pluriel.

A l’origine il y a avait la fête des pains sans levain (ḥag ha-matsoth) qui était la fête des récoltes.  Le pain symbolise donc à la fois, la récolte de l’œuvre de la première Alliance et la semence de la Nouvelle Alliance.

C’est aussi le pain de la multiplication des pains qui fut une image prophétique de l’Israël spirituel élargie à l’humanité toute entière, que nous retrouvons en romains 11 sous l’image de l’Olivier franc, qui est la « qéhila » ou assemblée des enfants de Dieu traduit en grec par Ekklesia et en français par Église !

Le pain symbolise le Corps du Mashiah (le Corps de Christ) offert en rançon pour nos péchés.

Sur un plateau on place la première matza puis on la recouvre d’une serviette blanche, par-dessus cette serviette on place la seconde matza elle-même recouverte d’une serviette blanche.

On casse en deux la seconde matza et on garde la plus grande moitié que l’on cache sous la nappe en tant qu’aphikomen pour la fin du repas ; brisé en plusieurs morceaux et distribué aux convives.

« Aphikomen » mot greco-araméen qui se traduit par « Aphik = chef, komen = relevé, revenir » ou « le Maître est revenu » ce mot symbolise magnifiquement le Corps de Yeshoua son ministère terrestre et son prochain retour.

Un vrai symbole du sacrifice de Christ :

En effet il suffit de regarder la matza pour constater que ce pain est rayé de griffures et percé de petits trous qui rappellent parfaitement le supplice qu’a enduré le Messie sur la croix.

L’Oint de Dieu traduit en grec par (Christos) fut comme la matza enveloppé dans un linceul blanc dont il est sorti pour être partagé et répandu sur beaucoup.

Le Vin : Il faut savoir que le récit de la Pâque dans la Torah (l’Exode), ne fait mention d’aucune coupe. Il est d’ailleurs étrange alors que dans le rituel juif plusieurs coupes sont présentes, que la seule mention biblique d’une coupe en rapport direct avec la Pâque se trouve dans le Nouveau Testament. Quand Jésus a célébré cette fête de Pessah avec ses disciples, il a levé une coupe au moins à deux reprises, lors du repas. Luc 22 : 17 à 20

Dans les Écritures hébraïques, la coupe est souvent utilisée comme symbole du jugement de Dieu.

C’est pourquoi cette coupe de délivrance par le Sang de Christ sur lequel le jugement de Dieu est tombé, nous lave de tous les péchés. Psaume 116:13 nous dit : « Je lèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur ».

Ainsi, le symbole de la coupe véhicule aussi bien l’idée de colère que celle du salut, aussi bien l’image du jugement que celle de la bénédiction.

Mais cette coupe est aussi le vin des fiançailles que les jeunes filles du temps de Jésus buvaient pour donner leur accord au mariage ! C’est la coupe de la Nouvelle Alliance comme le dit :

1 Corinthiens 11:25  De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

(Voir à gauche sur la page de notre site l’article mariage et Cène prophétique)

Comment une ou plusieurs coupes ont pu s’introduirent dans la liturgie de Pâque est un mystère. Néanmoins nous savons que Yeshoua (Jésus) a observé la Pâque et que la coupe était une partie officielle du rituel de son époque ordonné par la Michna qui demande à ceux qui célèbrent la Pâque, de boire quatre fois de la coupe ou de quatre coupes durant le repas. (Talmud Yerouchalmi Pessahim 10:1) Ce qui signifie que Yeshoua a observé les justes prescriptions de son époque.

Du temps de Jésus-Christ, lors de la pâque, quatre coupes étaient distribuées lors du repas Pascal exprimant quatre étapes de l’histoire douloureuse d’Israël. Exode 3 : 7 à 8  J’ai vu la souffrance de mon peuple … j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs … je suis descendu pour le délivrer … pour le faire monter dans un bon pays.

Une cinquième coupe placée au centre de la table restait sur la table sans être consommée.

Que représentent-elles ?

1- Coupe d’Introduction on récite la bénédiction du Kiddoush autour de la première coupe de vin qui symbolise l’élection du peuple d’Israël. Puis le chef de famille se lave les mains Our’hatz. Cette première ablution peut être rapprochée de l’épisode du lavement des pieds, en (Jean 13).

2- Souvenir de la délivrance. « La coupe des plaies » Coupe de Délivrance. Cette deuxième coupe est bue après la récitation de la Haggadah, qui relate la libération de l’esclavage.

3- La bénédiction que Dieu offre en fonction de l’Alliance. Coupe de Bénédiction. (1 Cor 11)

C’est la coupe de la fin du repas de fête, accompagnée de longues actions de grâce : baroukh’atah Adonaï, béni sois-tu, Éternel, notre Dieu, Roi de l’Univers …

4- La quatrième coupe, dite Coupe de la colère accompagne le Hallel qui est l’éloge et le remerciement à Dieu du sauvetage des violences physiques du peuple hébreu.

On emplit la coupe puis on dit le shephokh chamatekha : « répands ta colère sur les peuples qui ne te connaissent pas, sur les empires qui n’invoquent pas ton nom »  (Chez les juifs de notre époque, la cinquième coupe est parfois amalgamée avec la quatrième)

C’est de cette coupe que parlait Yeshoua quand il dit :

Marc 14:36 « il dit Abba, Père, toutes choses te  sont possibles, éloigne de moi cette  coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Cette coupe, de colère est celle du sang de Christ versé pour la multitude et donnée aux apôtres.

5- La coupe supplémentaire de l’espérance messianique (la coupe d’EliYahou). C’était la coupe de la révélation encore cachée sous la première Alliance.

Elle n’était pas bue. C’est la Coupe du royaume, la coupe de la miséricorde par le Sang de Yeshoua.

Le rite attaché à la quatrième coupe est le suivant : Cette coupe plus haute et plus large que les autres, emplit de vin est réservée à Eliyahou (Élie, le prophète) On ouvre la porte de la maison et on souhaite Baroukh Haba, (béni soit celui qui vient), adressée à Eliyahou le prophète.

Il suffit de traduire en français le nom de Eliyahou qui signifie « Mon Dieu est Yahou » ou « Mon Dieu est YHWH » pour imaginer que c’est probablement cette quatrième coupe que Yeshoua aurait prise pour instituer la Sainte Cène, signifiant ainsi sa qualité d’incarnation du Dieu YHWH.

Yeshoua dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance (Brith Hadasha) en mon sang qui est répandu pour vous » (Lire aussi Luc 22 : 14 à 20).

Lorsque Yeshoua (Jésus) prit cette quatrième coupe, alors que depuis des générations cette coupe restait sur la table sans être bue … soudainement, cette coupe s’éclaira de sa révélation messianique, signifiant qu’à présent, le Messie fils de Dieu est là … transformant ainsi cette coupe prophétique en coupe de rédemption.

Les quatre coupes furent regroupées dans la seule coupe de la Cène chrétienne, mémorial et révélation trop superficiellement expliquée et commémoration de l’Alliance entre Yeshoua et son peuple. (Voir à gauche sur la page de notre site l’article mariage et Cène prophétique)

Les herbes amères (Maror) de l’esclavage et de la souffrance du peuple hébreu, qui devient la rédemption obtenue par l’amertume, la souffrance et la mort du fils de Dieu sur la croix.

C’est ainsi que Jésus n’a pas aboli le seder (repas) de la Pâque mais l’a pleinement accompli, en lui donnant une fois pour toutes son sens le plus profond.

Le repas du Seigneur

C’est un repas communautaire.

Le pain sans levain est rompu, brisé, symbolisant le corps de Christ brisé pour nos iniquités en rançon pour nos péchés collectifs, pour les péchés du monde entier ; les péchés du passé, du présent et de l’avenir.

Le Sacrifice du Mashiah (Christ) est universel pour tous les hommes !

Oui les péchés du monde entier, même de ceux qui n’ont pas la foi !

L’unique différence entre les enfants de Dieu sauvés par grâce et les perdus, est que ceux qui refusent ce si grand cadeau du salut par grâce n’en bénéficieront pas, par la seule cause de leur propre refus.

La grâce de Dieu ne se mérite pas, elle ne se gagne pas, elle s’accepte ou se refuse !

Le vin est partagé entre tous, il symbolise le sang de Christ qui enlève le péché du monde.

L’Assemblée locale boit le vin symbolisant l’acceptation collective du mariage avec le Mashiah le Christ, mariage qui porte le nom de Nouvelle Alliance.

C’est aussi un repas Individuelle. Le pain est mâché symbolisant notre responsabilité personnelle de la mort de Christ. Ce ne sont pas les romains ou les juifs qui ont crucifiés Yeshoua (Jésus) c’est moi personnellement, c’est mon péché et c’est le péché qui est en moi qui en est le responsable.

Le vin est bu symbolisant l’acceptation personnelle de notre rédemption en Jésus-Christ du lavage de nos péchés et de notre acceptation personnelle du mariage avec Christ (la Nouvelle Alliance)

Nous pourrions dire, que lors du Repas du Seigneur, la prise du pain procure la tristesse d’être le responsable de la mort de Christ, alors que la prise du vin procure la joie de son salut.

Les sentiments du participant à la Cène sont donc difficiles à décrire car Ils sont à la fois contrits soulagés et joyeux. Il y a des sentiments de reconnaissance envers Christ, de l’affliction sur son propre état, et de la joie d’être l’enfant d’un si Grand et admirable Sauveur.

Quels  sont les gestes du repas ?

Se préparer spirituellement par une introspection personnelle, chercher le hamets (le levain) qui existe encore dans nos cœurs et prier le Père céleste de nous pardonner. (1 Jean 1: 9)

Manger : C’est un aliment. Nous avons tous besoin de nous nourrir. Par là, nous montrons que nous sommes dépendants de cet aliment. Nous sommes dépendants de Dieu et lui disons que tout ce que nous avons, vient de Lui. Nous disons « Je ne me suffis pas à moi-même j’ai besoin de toi »

Nous confirmons ainsi notre acceptation des clauses du contrat de la Nouvelle Alliance.

a) Mâchage : Mâcher le Corps de Christ qui est la parole faite chair, c’est se rappeler que Christ a été brisé pour soi personnellement, c’est repasser les évènements de Pâque dans son esprit, les répéter, s’en imprégner. Je ne me contente pas d’avaler tout rond, mais ma volonté est en action.

b) Avaler : Accepter ce qui vient de l’extérieur. C’est avoir confiance en la grâce de Dieu par le sang de Christ et proclamer par ce geste visible de tous « Oui ! J’adhère par la foi à la Personne et aux paroles du Mashiah, de Christ ».

c) Nous assimilons : Ce morceau de pain va être assimilé et devenir une partie de nous-mêmes. Nous sommes en présence d’un Pain : Ce pain est brisée, anéantie sous sa forme première. Mais elle se reconstitue en devenant une partie de chacun de nous, qui ensemble et unis formons un seul corps ; celui du Christ. Le Corps de Christ au commencement et le Corps de Christ en Finalité.

d) Boire le vin : C’est une transmission de sainteté, et c’est le signe visible de notre acceptation des fiançailles avec Christ. C’est un mariage de sang et une Nouvelle Alliance.

e) Le Futur révélé : La transition est bien choisit pour parler de la Pâque, du futur révélé, de façon collective et personnelle. Futur révélé car ce repas est aussi une répétition du banquet des Noces de l’Agneau. Tout est préparé. Nous n’avons qu’à mettre les pieds sous la table.

Apocalypse 3:20 « Voici: je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi »

Apocalypse 19:7  « car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée »

f) À la fin repas de Pessah (Pâque) : On chante des Psaumes du Hallel (Psaume 118 par exemple)

C’est cela qu’ont fait Yeshoua et ses disciples. Matthieu 26: 30 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.

Que dirions-nous donc pour conclure ?

Que chacun donc s’éprouve lui-même, qu’il évalue la qualité de sa pratique de la Pâque et de la Cène et voit si elles sont conformes aux écritures et qu’ainsi il partage, le pain et Le vin en souvenir de son Sauveur, dans l’espérance de son avènement et en rendant grâce pour son si GRAND SALUT.

1 Corinthiens 5 : 6 à8  C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les Pains sans levain de la Pureté et de la Vérité.

Publication autorisé par : l’Équipe du Cantique de l’Olivier Franc

Source : L’Équipe de Cantique de l’Olivier Franc

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