Conspiration

Publié le 13 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Le monde est en train de s’effondrer

Par Brad Macdonald – Le 24 mars 2011

Les États-Unis ont renoncé à leur leadership mondial. Malgré la perte de la majorité de sa capacité aérienne, de multiples commandements et du contrôle de certaines bases, y compris le complexe essentiel Bab Al Azizia à Tripoli, et un de ses principaux généraux militaires, l’homme fort libyen, Mouammar Kadhafi, a raison d’être confiant dans sa guerre contre les forces rebelles soutenues par l’Occident.

Pendant le déchargement des milliers de livres de munitions sur les bastions de Kadhafi, les dirigeants alliés ont commencé à débattre d’une nouvelle structure de commandement pour la coalition. En plus de chercher qui devrait diriger la campagne, des dissensions se sont aussi élevées sur l’objectif stratégique de l’Opération Odyssée. Certains alliés, comme la Grande-Bretagne et la France, croient qu’enlever Kadhafi est l’objectif primordial, tandis que d’autres, notamment les États-Unis, font valoir que cela ne relève pas du mandat de l’ONU pour la Libye.

N’est-ce pas paraître un peu étrange?

Pas besoin d’avoir le génie militaire de Napoléon pour voir que c’est une très mauvaise idée d’entreprendre une vaste campagne militaire sans être d’accord sur qui va diriger ou ce que sera son objectif stratégique.

La confusion a commencé lorsque l’Amérique, après avoir dirigé pendant deux jours les frappes aériennes sur la Libye, ait déclaré qu’ils allaient bientôt donner ses pouvoirs à l’OTAN. Le problème est que la France et l’Allemagne s’opposent à ce que l’OTAN dirige les opérations, tandis que la Grande-Bretagne et l’Italie sont catégoriquement en faveur à ce que l’OTAN dirige tout (Rome même menacé de restreindre l’accès à ses bases aériennes vitales si l’OTAN ne dirigeait pas). Par la suite, l’Allemagne, frustrée par les luttes intestines et le plan de céder le contrôle à l’OTAN, a annoncé son retrait de deux frégates et d’un avion de surveillance de la Méditerranée. Pendant ce temps, la France et l’Italie ont des porte-avions stationnés dans les eaux adjacentes à la Libye, tandis que la Norvège, le Danemark, la Belgique et le Canada ont tous envoyé des chasseurs dans la région.

Si çà vous semble confus, c’est parce que çà l’est effectivement. Il semble que le seul parti qui participe à ce conflit et qui ne soit pas confus, soit le colonel Kadhafi. La guerre contre lui n’est âgée que d’une semaine et il voit un ennemi sans tête, confus et paralysé par des querelles.

Cependant, au milieu des arguments et des troubles inconnus, une réalité importante est devenue parfaitement claire : L’Amérique n’a aucun intérêt à jouer un rôle de leadership en Libye. Les États-Unis ont été un des derniers à rejoindre le combat et ils veulent être le premier à en sortir. Alors, le président Barack Obama a déclaré que les États-Unis étaient prêts à transférer ses responsabilités en Libye à quelqu’un d’autre, de préférence de l’OTAN. Cette transition, a-t-il souligné, se produira au cours « des prochains jours, pas des semaines. »

Toutes sortes d’experts ont toutes sortes d’explications concernant la confusion qui handicape l’alliance occidentale et le bien-fondé de l’engagement américain. Certains croient que la Libye n’est pas le combat de l’Amérique et que les États-Unis auraient dû rester à la maison. D’autres disent que l’intervention américaine aurait dû arriver plus tôt et avoir été plus intense. Certains prétendent que l’Amérique n’a tout simplement pas les moyens de se permettre une autre guerre ; D’autres disent qu’il y a des obligations morales et/ou financières pour intervenir.

Quel que soit le côté que vous privilégiez, la Libye a mis en évidence cette réalité dans l’ordre mondial : Les États-Unis n’ont aucun intérêt à prendre les devants sur une question de portée mondiale extrême!

Et, il n’y a pas seulement la Libye qui semble désintéresser l’Amérique. Examiner la conduite de Washington dans toutes les crises majeures récentes, que ce soit les révolutions en Tunisie et en Egypte, ou les luttes graves et significatives entre l’Iran et l’Arabie Saoudite qui se déroule dans la même vague que le Bahreïn, la Syrie et le Yémen. Dans chaque cas, les agissements de Washington à afficher son leadership, au moins selon les critères américains, semblent parfaitement tristes.

Dans tous les cas, les États-Unis ont agi comme une puissance de troisième ordre. Il n’a pas réussi à s’attaquer aux problèmes avec force et détermination, avec la clarté d’une vision et d’un but, avec la confiance et la vigueur d’une superpuissance. Au lieu de cela, sa réponse dans pratiquement tous les cas a été tardive, mal informée ou conçue à la hâte, moralement ou politiquement peu profonde ou carrément irresponsable.

Et, ce qui est plus important encore, dans presque toutes les crises, l’Amérique a volontairement renoncé à son leadership en faveur de quelqu’un d’autre.

Une des leçons les plus importantes des événements traumatiques à ce jour en 2011, et une réalité qui a sûrement été vue partout autour du monde, est que les États-Unis ne possède plus le désir d’être un leader mondial!

Les experts ont donné un certain nombre de raisons. Ils disent que Washington doit régler de multiples problèmes intérieurs, qu’il n’a pas les moyens de s’occuper de chaque problème et que l’Amérique étant en faillite ne peut plus jouer son rôle de leader. Quelques autres pensent que la cause est plus profonde: Que l’abdication du leadership mondial est devenue un objectif fondamental de la politique étrangère américaine.

C’est compréhensible quand on considère certaines des déclarations provenant de la Maison Blanche. Voici la « conception d’Obama du rôle des États-Unis dans le monde», déclarée à la Maison Blanche par le sous-conseiller en sécurité nationale, Ben Rhodes, la semaine dernière : « Nous travaillons par le biais d’organisations multilatérales et de relations bilatérales afin de s’assurer que les mesures que nous prenons soient amplifiées. »  Autrement dit, les jours de l’Amérique toute seule pour diriger une politique au mieux de ses intérêts ne sont plus.

Puis, il y a le « Leadership stratégique : Cadre pour une stratégie de sécurité nationale du 21e siècle. »  Publié en juillet 2008, ce rapport décrit un « plan intellectuel et politique pour les prochaines administrations ». Il a été développé par des personnes servant actuellement dans l’équipe des politiques étrangères d’Obama, incluant James B. Steinberg, secrétaire d’état adjoint de M. Obama, et Ivo Daalder, ambassadeur américain à l’OTAN.

L’actuelle politique étrangère américaine, que Daniel Henninger a mentionnée dans le Wall Street Journal la semaine dernière, est plus correctement résumée dans la phrase de conclusion du rapport : « Et un tel leadership américain reconnaît que dans un monde où le pouvoir est diffusé, nos intérêts sont mieux protégés et avancés lorsque les autres s’impliquent et, quelques fois, dirigent avec nous et même en avance sur nous ». En d’autres termes, l’objectif principal de la politique étrangère de l’administration actuelle est de s’abstenir de toute implication dans un leadership unilatéral, et de s’abstenir et de permettre aux autres de prendre la tête.

Le problème avec cette stratégie, que Henninger dit être en plein étalage au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, est que « personne n’a pris le leadership, que personne ne mène à nos côtés et que nos alliés sont à l’arrière, ne faisant rien en attendant … l’Amérique. »

La décision de l’Amérique d’abandonner son leadership a un effet désastreux sur le Moyen-Orient, et a abouti à ce que l’éditorialiste du Jerusalem Post, Caroline Glick, a qualifié de « démences stratégiques. »  Motivés par un agenda anti-impérialiste profondément enraciné, « l’objectif primordial de la politique étrangère d’Obama est de mettre fin à l’hégémonie mondiale américaine. »

Le résultat? Le président américain « s’en remet à l’ONU pour véhiculer l’utilisation de la superpuissance américaine » et « regarde les alliés des États-Unis au Moyen-Orient et dans le monde avec suspicion parce qu’il pense que comme alliés des États-Unis, ils sont complices de l’impérialisme américain », écrit Glick. Cela explique pourquoi Washington a soutenu l’éviction de l’allié de longue date des États-Unis, Hosni Moubarak, et pourquoi l’Amérique continue de refuser de lever le petit doigt contre les mollahs de l’Iran. Cà explique aussi le silence relatif de Washington sur les luttes extrêmement importantes entre l’Arabie saoudite et l’Iran qui se déroulent présentement dans les rues de Bahreïn, de la Syrie et du Yémen.

Aujourd’hui, c’est la triste, mais évidente, réalité, que les États-Unis ont abandonné leur poste de chef de file mondial.

Comme seule superpuissance mondiale au cours des deux dernières décennies, et puissance dirigeante depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’Amérique n’a pas été irréprochable. Cependant, malgré ces lacunes, au cours des 200 dernières années, l’Amérique a donné aux hommes des bénédictions formidables et, pendant une longue période, un leadership fort, stable, et, par rapport à la plupart des autres, bienfaisant.

Pour les Américains, cet héritage de leadership ne doit pas être une cause d’arrogance. Au lieu de cela, quand la vérité au sujet de la source de l’existence de l’Amérique comme la plus grande puissance de l’histoire connue, elle doit susciter un sentiment d’humilité, de contrition et de soumission à la source de cette grandeur. La principale raison de la richesse de l’Amérique et de sa prépondérance mondiale est qu’elle a été bénéficiaire d’une promesse faite par Dieu à Abraham il y a 3,000 ans. Vous pouvez étudier cette promesse dans Genèse 12.

http://www.thetrumpet.com/?q=8107.6748.0.0

Traduit par Oscar Blais

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