Conspiration

Publié le 12 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Militarisation et annexion de l’Amérique du Nord

Par Stephen Lendman Global Research

Le titre se réfère au Partenariat de Sécurité et de Prospérité de l’Amérique du Nord, aussi connu comme l’Union de l’Amérique du Nord, lancé auparavant à une réunion qui se tenait le 23 mars 2005, à Waco, au Texas, à laquelle assistaient George Bush, le Président du Mexique Vincente Fox, et le Premier Ministre Canadien Paul Martin. C’est pour un accord tri-national, très secret, pour une plus grande intégration économique, politique et de sécurité avec des groupes de travail secrets pour le commerce et le gouvernement pour la mise au point des politiques obligatoires avec aucune connaissance publique ou aucun débat législatif.

 

En bref, c’est un coup d’état commercial soutenu par l’armée contre la souveraineté des trois nations, leurs populations et leurs corps législatifs. C’est un poignard au cœur de la liberté démocratique des trois pays, et pourtant, le public est tout à fait ignorant de ce qui arrive.

En avril dernier, la Nouvelle-Orléans a accueilli le dernier sommet de cette Union de l’Amérique du Nord. Depuis lors, les progrès pourraient avoir été retardés étant donné la gravité de la crise économique globale et les besoins prioritaires de s’en occuper. Néanmoins, ce qui est connu jusqu’à présent est mis à jour ci-dessous, plus quelques informations pertinentes.

Le 1er décembre 2008, le Washington Post a rapporté que le Pentagone devrait déployer 20 000 soldats à travers la nation pour 2011 « afin d’aider l’État et les officiels locaux à répondre à une attaque nucléaire ou à une autre catastrophe domestique ». Trois unités de combat à action rapide sont planifiées. Deux – ou plus – autres unités peuvent suivre. Elles seront complétées par 80 plus petites unités de la Garde Nationale spécialement entraînées pour répondre à des attaques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et à d’autres attentats « terroristes » ou des émeutes domestiques. En d’autres termes, la militarisation et l’occupation de la nation sont planifiées en utilisant des troupes entraînées pour tuer.

Le prétexte est la sécurité nationale. En fait, ils seront sur-demande contre tout autre attentat terroriste majeur, réel ou inventé, de même que contre l’agitation civile si la crise économique devait s’aggraver, et la probabilité que, tôt ou tard, les gens réagissent. Les troupes armées pour le combat appuieront la police au cas où des mesures sévères en sécurité soient commandées ou que la loi martiale soit déclarée.

Les procédures « Urgence Catastrophique » sont en place pour réagir aux situations, « naturelles ou artificielles », selon le rapport de mars 2008 de DHS/FEMA : « Préparation pour le Prochain Désastre Catastrophique ». Si les conditions devaient l’exiger, les initiatives pour suspendre la Constitution et déclarer la loi martiale sont en place, mais militariser l’Amérique pour le commerce est aussi à l’agenda.

Le premier octobre dernier, le Canadian Action Party a posté « UN COUP DANS L’ALERTE AUX ÉTATS-UNIS » après que l’administration Bush ait annoncé un déploiement de troupes dans le pays avec « 100 milliards de dollars provenant du plan de sauvetage » pour le faire.

Quelle est la perspective probable

Les efforts de l’Union de l’Amérique du Nord se sont arrêtés pendant la transition de Bush à Obama, mais les projets « d’intégration profonde » demeurent. Le 19 janvier 2009, le Centre pour les Politiques Commerciales et Légales de l’Université Carleton d’Ottawa a esquissé un programme pour faire avancer les discussions entre les États-Unis et le Canada. L’agenda demandait « une coopération soutenue et continue » dans un temps de crise globale continuelle, devant inclure la sécurité, la défense, le commerce et la compétitivité.

L’agenda disait que « le problème le plus urgent était le besoin de repenser l’architecture pour gérer l’espace économique commun de l’Amérique du Nord [y compris] la libéralisation du commerce ».  Il utilisait un langage comme « ré-imaginer et moderniser les frontières » ce qui semble signifier de les effacer et de faire la même chose avec le Mexique. Dans une avenue similaire, il recommande « l’intégration des régimes régulateurs nationaux en un seul qui s’appliquerait des deux côtés de la frontière ». Il appelait l’arrivée d’une nouvelle administration à Washington, « une opportunité en or » pour forger un « agenda mutuellement avantageux qui définirait la gouvernance globale de l’Amérique du Nord pour les années à venir ».

L’agenda mentionnait le spectre du protectionnisme et le besoin de l’éviter étant donné le climat économique actuel. Il recommandait un « Partenariat Canada-États-Unis plus ambitieux », au-delà de l’ALENA », avec la participation du Mexique.

Intitulé « La Prochaine Amérique du Nord », un récent rapport du Centre Nord-Américain pour les Études des Frontières de l’Université de l’État de l’Arizona a demandé une « compétitivité viable et sécuritaire » et l’intégration plus profonde des États-Unis, du Canada et du Mexique par « le commerce et le transport viables, efficaces et sécuritaires pour rendre le partenariat des trois nations de l’Amérique du Nord plus sûr, plus viable économiquement, et plus prospère ».

Les participants des projets des Universités Carleton et de l’État de l’Arizona veulent que les initiatives de l’Union Nord-Américaine soient revigorées sous une nouvelle administration à Washington, surtout dans un climat de crise économique globale où la priorité est sur la solution de problèmes.

Les autres problèmes en jeu

« La Surveillance de l’Union de l’Amérique du Nord » et le canadien Mike Finch, rapportent que les États-Unis et les organisations canadiennes veulent mettre fin à la libre circulation des informations par Internet. Il cite la découverte « d’un groupe d’activistes pour la neutralité du net » de « projets pour mettre fin à l’accès gratuit à internet vers 2010 au Canada » et vers 2012 mondialement.

Bell Canada et TELUS, au Canada, sont derrière un arrangement pour limiter la navigation, bloquer des sites et charger des frais sur les autres, comme faisant partie d’un « lancement totalement planifié » vers 2012. Reese Leysen, l’hôte du site « IPower » l’a appelé « Au-delà de la censure : Ils tuent le plus grand « écosystème » de toute l’histoire de l’expression et de la liberté de parole ». Il citait des sources intérieures de grandes entreprises qui fournissent des informations sur « des affaires d’exclusivité entre l’Union Nord-Américaine et les grands fournisseurs de contenus (comme les studios de TV et les éditeurs de jeux vidéos) pour décider quels sites seraient dans des offres standards aux clients, laissant le reste d’Internet inatteignable sans payer les frais ».

Leysen a mentionné que sa source était « 100% fiable » et a cité des informations similaires d’un article du magazine Dylan Pattyn Time, s’appuyant sur des sources de Bell Canada et TELUS. Les projets sont pour « seulement les 100-200 premiers sites faisant la coupure dans le paquet des suscriptions initiales », probablement pour inclure des nouveaux sites importants au détriment des autres alternatives plus petites. « Internet deviendrait une cour de récréation pour les fournisseurs de contenus de milliards de dollars », comme les fournisseurs de télévision par câble, à moins de fournir les efforts pour les arrêter.

Leysen pense que les États-Unis et l’Union globale ont des projets similaires qui incluraient des restrictions de la libre expression et l’invasion de l’intimité. Les enjeux sont très élevés s’il a raison. Pourtant, le potentiel des profits est énorme et les gouvernements en font partie. « La commercialisation trompeuse et les tactiques de crainte » (comme la citation des menaces de la pornographie infantile) sont aussi évoquées pour gagner l’approbation publique pour les subterfuges des services de suscriptions, comme la sécurité en ligne. Le temps pour arrêter le tout est aujourd’hui!

Les projets précédents pour renommer

En mars dernier, l’Institut Fraser du Canada l’a proposé dans un article titré « Sauver le Partenariat de Sécurité et de Prospérité de l’Amérique du Nord » pendant une période d’augmentation des critiques. Il recommandait le rejet de l’Union en faveur des « Secteur des Normes et des Régulations de l’Amérique du Nord » pour déguiser son véritable objectif. Il déclarait « le Partenariat de Sécurité et de Prospérité » terni, ainsi un changement était essentiel pour continuer où l’ALENA avait abandonné, en combinant la sécurité avec les problèmes de qualité de vie comme la sécurité alimentaire, les changements climatiques et les maladies pandémiques. Il veut aussi de meilleures communications afin de le vendre au public. Leur idée est de tromper la majeure partie de la population jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour avoir de l’importance.

Des tremblements en Amérique au niveau de l’État

Opposé à « l’intégration profonde », l’écrivain Jim Kouri de News with Views a mentionné le 23 février : « Des États Individuels qui Déclarent la Souveraineté ». Il cite le stratégiste politique Mike Baker en disant : « les Américains deviennent désabusés du manque de perspectives du gouvernement fédéral sur des questions comme l’immigration illégale, le crime et l’agitation économique,  tout en s’imposant dans les vies privées des citoyens avec des lois pour le contrôle des armes à feu et d’autres intrusions », des problèmes que nos Pères Fondateurs « reléguaient aux États individuels ». Les mandats non capitalisés que les États ne peuvent contrôler étant donnée la surexploitation des budgets et la nécessité d’effectuer des coupures ennuient la population. Par ailleurs, l’intrusion de Washington dans le renforcement des lois locales est un très grand problème.

Jusqu’ici, neuf États ont déclaré leur souveraineté et une autre bonne douzaine la considèrent. Les législations promulguées ou proposées varient d’un État à l’autre sur le contrôle des armes et l’avortement.

Depuis le 30 janvier, l’État de Washington est un des anciens sous le projet de loi HJM-4009 de la Chambre et du Sénat qui déclare : « Le Dixième Amendement de la Constitution des États-Unis stipule spécifiquement que « Les pouvoirs qui ne sont pas délégués aux États-Unis par la Constitution, ni interdits par elle aux États, sont réservés aux États respectivement, ou au peuple »; et le Dixième Amendement définit l’étendue totale des pouvoirs fédéraux comme étant ces pouvoirs qui lui sont accordés spécifiquement par la Constitution des États-Unis et rien de plus ». Bref, les pouvoirs résiduaires appartiennent aux cinquante États, contrairement au Canada où le pouvoir fédéral les obtient tous selon la Constitution.

Plus tôt dans le mois de janvier, le New Hampshire a promulgué une législation similaire (HCR-6) « affirmant les droits des États fondés sur les principes de Jefferson ». Les autres États qui adhèrent totalement ou en partie à ce principe incluent la Californie, l’Arizona, le Montana, le Michigan, le Missouri, l’Oklahoma et la Géorgie. Par ailleurs, les États suivants considèrent des mesures similaires : le Colorado, la Pennsylvanie, l’Illinois, l’Indiana, le Kansas, l’Arkansas, l’Idaho, l’Alabama, le Maine, le Nevada, Hawaï et l’Alaska, et selon certaines sources, le Wyoming et le Mississippi pourraient aussi le faire.

En plus du problème des droits des États, voici ce qui alimente le mouvement actuel :

– Une grave détérioration de l’économie ;

– Un contrôle nuisible de Wall Street sur la politique ;

– Ses effets sur les contrôles et l’équilibre ;

– Des plans de sauvetages excessifs pour un système bancaire insolvable et corrompu au détriment des budgets et les droits des États locaux ;

– Des dépenses imprudentes insoutenables et le niveau de la dette nationale conduisant à la faillite de la nation et plaçant des fardeaux intenables sur les États.

Généralement, l’inquiétude est que Washington est complice dans la conduite de la nation à la ruine, et ils veulent s’en sortir ou, tout au moins, penchent dans cette direction. Si ce mouvement gagne en puissance, au moins il ralentira « l’intégration profonde » et l’arrêtera pendant un temps considérable, mais probablement pas définitivement. La Corporation de l’Amérique le veut, et plus souvent qu’autrement, ce qu’elle veut, elle l’obtient.

Cela pourrait prendre plus de temps que prévu, beaucoup plus de temps étant donné la gravité de la crise globale, le temps qu’il faudra pour la résoudre. Quelques experts prédisent une autre Grande Dépression aussi mauvaise ou pire que la première et, de loin, pire que « les décennies perdues » du Japon – de 1990 à aujourd’hui.

La première priorité dans les capitales mondiales et les salles de réunion des entreprises est de l’empêcher, si possible. À l’exception de « la sécurité nationale », les autres initiatives sont secondaires.

Stephen Lendman est un Chercheur Associé du Centre de Recherche sur la Mondialisation. Il habite à Chicago et peut être rejoint à lendmanstephen@sbcglobal.net.

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=12593

Traduit par Oscar Blais

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