Conspiration

Publié le 12 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Plan « Réchauffement climatique » de l’ONU

Le plan « Réchauffement climatique » de l’Organisation des Nations Unies redirigerait probablement des trillions de dollars afin de former une nouvelle économie mondiale.

Par George Russell

Un document des Nations Unies sur les « changements climatiques » qui sera distribué au prochain très important conclave environnemental de la semaine prochaine envisage une réorganisation considérable de l’économie mondiale, impliquant probablement des trillions de dollars de transfert de bien-être, des millions de pertes d’emplois et de gains, de nouvelles taxes, des délocalisations industrielles, des nouveaux tarifs et des subventions, et des paiements complexes pour un régime d’abattements pour les gaz à effet de serre et des taxes sur le carbone, le tout sous la supervision de l’organisme mondial.

Ceux-ci, et d’autres résultats, sont discutés dans une « note informative » libellée discrètement par les Nations Unies, sur les conséquences potentielles des mesures que les pays industrialisés devront probablement prendre pour appliquer l’Accord de Copenhague, le successeur du traité de Kyoto, après les négociations et les signatures de décembre 2009.  L’Administration Obama a déclaré soutenir le processus de traité si, selon les paroles d’un porte-parole du Département d’État américain, il pouvait arriver à un cadre « efficace » afin de lutter contre le réchauffement planétaire.

La note de 16 pages, obtenue par FOX News, sera distribuée aux participants à une énorme session de négociations qui a déjà commencé le 29 mars, à Bonn, en Allemagne, la première des trois sessions destinées à forcer des engagements réels engendrés par la nouvelle donne.

Dans le langage abrutissant qui est normal dans les importants conclaves des Nations Unies, les négociateurs sont connus comme le « Groupe de Travail Ad Hoc des Nouveaux Engagements des Parties dans le Cadre du Protocole de Kyoto. »  Pourtant, les conséquences de leurs négociations, si elles sont adoptées, ne seront rien moins qu’un important changement mondial.

Faire passer ce traité est devenu la plus haute priorité de l’Organisation des Nations Unies, et la réunion de Bonn est considérée comme une étape essentielle sur le chemin de ce que l’ONU appelle « une réponse internationale ambitieuse et efficace aux changements climatiques », qui vise un aboutissement à la dernière réunion, à Copenhague.

Jusqu’à quel point les objectifs de l’ONU peuvent être ambitieux peut être vu, mais seulement faiblement, dans la note obtenue par FOX News, qui expose en détails les conséquences positives et négatives des outils que les nations industrielles utiliseront probablement pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Le document ne fait aucun effort pour calculer l’ampleur des coûts et des perturbations impliquées, mais, en dépit d’une présentation discrète, il indique clairement qu’ils se répercuteront à travers tout le système économique.

Parmi les outils qui sont considérés, il y a le système « cap-and-trade » pour contrôler les émissions de carbone qui a déjà été adopté par l’Administration Obama ; la « taxe sur le carbone » pour les combustibles importés, et les biens et les industries à fortes consommations d’énergies, incluant le transport aérien ; et des subsides plus bas pour ces mêmes produits, ainsi que de nouveaux subsides plus élevés pour les marchandises qui sont considérées comme « écologiquement correctes ».

D’autres outils ne sont mentionnés que vaguement, incluant la « réforme de la politique énergétique », que le document indique comme ayant certaines incidences « sur les infrastructures de transports à grande échelle, comme les routes, les voies ferrées et les aéroports. » Quand il s’agit des résultats d’une telle réforme, le document indique seulement qu’ils pourraient avoir des

« conséquences positives pour les fournisseurs de transports alternatifs et les producteurs de carburants alternatifs. »

De la même manière mielleuse, le document informe les négociateurs, sans entrer dans les détails, que le régime « cap-and-trade » pourrait « induire une certaine délocalisation industrielle vers des pays hôtes moins réglementés. » Le cap-and-trade fonctionne en créant un nombre décroissant de permis d’émissions polluantes à être négociés entre les utilisateurs industriels, et ainsi, payer plus pour chaque unité de pollution basée sur le carbone, un système axé sur le marché qui vise à amener les producteurs vers des technologies moins polluantes.

La note ajoute seulement que les délocalisations industrielles « entraîneraient des conséquences négatives pour les pays impliqués, qui perdraient des emplois et des investissements. »  Mais, en même temps, « cela entraînerait des conséquences indéterminées pour les pays qui accueilleraient les industries déplacées. »

Il y aurait aussi de tous nouveaux genres de tarifs et des barrières commerciales protectionnistes comme celles qualifiées dans la note comme « des ajustements aux frontières du carbone », qui, comme le déclare la note, peuvent imposer des « prélèvements sur les biens importés égaux à ceux qui auraient été infligés s’ils avaient été produits domestiquement » en vertu des régimes environnementaux plus stricts.

Une autre forme « d’ajustements » serait d’obliger les exportateurs à « acheter des compensations de carbones à la frontière égales à celles que les producteurs auraient été obligés d’acheter si le bien avait été produit dans le pays. »

L’impact de ces deux régimes, déclare le document, « serait fonctionnellement l’équivalent d’augmentations de tarifs, une baisse de parts de marchés des producteurs étrangers visés ». (Il n’existe pas de définition dans le rapport de qui, exactement, est « étranger ».)  La note ajoute que « s’ils sont appliqués de façon équitable, ces régimes laisseraient les échanges et les investissements inchangés. » Rien n’est dit sur les conséquences si une telle équité n’est pas atteinte.

En effet, la « note d’information » s’efforce rarement d’informer les lecteurs en termes de dollars des impacts des « effets négatifs » de l’évolution politique potentielle qu’elle discute. Dans une brève mention des subsides à la consommation pour les combustibles fossiles, le document mentionne que ces subsides dans les économies avancées dépassent 60 milliards de dollars par année, alors qu’ils dépassent 90 milliards de dollars annuellement dans les économies en développement. »

Mais les calculs des impacts des tarifs, des compensations, des subsides ou des autres sont rares. Regardant les impacts de la diminution des exportations pétrolières, le rapport indique que l’Arabie Saoudite a déjà déterminé les pertes pour son économie comme étant entre 100 milliards et 200 milliards de dollars pour 2030, mais le document ne dit rien au sujet des autres pays exportateurs de pétrole.

Une des raisons pour le manque de détails, rapporte le document, est que les impacts varieront considérablement selon la nature et la portée des politiques adoptées – et, ce que le document ne mentionne pas, sur la gravité des objectifs de réductions des gaz à effet de serre.

Mais même quand le document hasarde une hypothèse au sujet des impacts spécifiques, il semble curieusement flou. Une « taxe de changement climatique sur l’aviation », par exemple, est décrite comme ayant des incidences « négatives indéterminées pour les exportateurs de biens qui comptent sur le transport aérien, comme les fleurs coupées et les produits périssables de première ligne », ainsi que les « services au tourisme. » Mais aucune mention n’est faite dans le document concernant l’impact sur l’industrie aérospatiale, une industrie qui a eu des revenus de 208 milliards de dollars en 2008 aux États-Unis seulement, ou les pertes que la cotisation imposerait aux compagnies aériennes pour le transport de passagers ordinaires (les recettes mondiales des compagnies aériennes, en 2008, étaient d’environ 530 milliards de dollars, et il est déjà prévu qu’elles baisseront à un montant estimatif de 467 milliards cette année.)

Dans d’autres cas, comme lorsqu’il discute de « l’augmentation des coûts des exportations traditionnelles » sous un nouveau régime environnemental, le rapport se limite à une description laconique. Des changements des normes et d’étiquetage pour les produits exportés, par exemple, « peut exiger des changements coûteux pour les processus de productions. » Si les subsides et les tarifs influent sur les exportations, déclare le document, les conséquences « économiques et sociales pour le ralentissement de leur viabilité pourraient, pour certains pays et secteurs, être significatives. »

Tout dépend, bien sûr, de l’ampleur des objectifs de réductions de gaz à effet de serre, lesquels pourraient être plus durs ou plus souples, ce qui exigera des politiques plus ou moins drastiques pour leur réalisation.

Et précisément parce que la réunion de Bonn est une étape pour la négociation de ces objectifs, le document est évasif. Au contraire, elle suggère que plus de travail bureaucratique est nécessaire afin « d’approfondir la compréhension de la pleine nature et de l’envergure de ces impacts. »

Mais en dehors du processus de Bonn, d’autres experts ont été beaucoup plus directs sur la nature draconienne des mesures qu’ils jugent nécessaires pour rendre « efficaces » les réductions de gaz à effet de serre.

Dans un document influent mais très controversé, « Éléments clés d’un accord mondial sur les changements climatiques», l’économiste britannique Nicholas Lord Stern, ancien haut fonctionnaire du Trésor britannique, a déclaré que les économies industrielles devront réduire leurs émissions de dioxyde de carbone par habitant « d’au moins 80% d’ici 2050 », tandis que les économies les plus importantes, comme celle des États-Unis, devront effectuer des réductions de 90 pour cent.

Stern demande également des objectifs « immédiats et obligatoires » de réductions pour les pays développés de 20 à 40 pour cent d’ici 2020.

Pour rencontrer les objectifs de Stern pour 2050, il dit, entre autres choses, que « la majeure partie de la production mondiale d’électricité devra être décarbonisée ».

À titre de comparaison, selon le Département de l’Énergie des États-Unis, environ 72 pour cent de la puissance américaine de production d’électricité pour 2007 provenait de la combustion de combustibles fossiles, avec seulement 6 pour cent provenant de l’hydroélectricité et moins de 3 pour cent de sources renouvelables non-nucléaires et autres. Et même alors, ces « autres » sources non fossiles incluent notamment le bois et la biomasse, qui, une fois brûlés, sont tous de grands émetteurs de carbone.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,510937,00.html

Traduit par Oscar Blais

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