N.O.M

Publié le 12 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Souveraineté de la Pologne

La Pologne est le seul pays à échapper à la crise souveraine de la dette en raison de son gouverneur indépendant à la banque centrale, maintenant décédé.

La banque, basée en Suisse, pour les banquiers centraux, la Banque des Règlements Internationaux (BRI), a averti que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les économies industrielles occidentales font face à un effondrement économique en raison du fardeau de la dette publique à cause des machinations du cartel international des banquiers.

Dans cette mer de misère, la Pologne se distingue en ayant une dette publique relativement faible face au ratio de son Produit Intérieur Brut estimé à 47,5% en 2009.

La Pologne était le seul pays du monde occidental à ne pas être menacé par une crise économique en raison des politiques menées par son gouverneur de la banque centrale, Slawomir Skrzypek.

La Pologne était le seul pays à enregistrer une croissance de 1,7% en 2009 avec une croissance prévue de 2,7% en 2010, ce qui lui donne l’espace nécessaire pour réduire le ratio de la dette publique.

En 2011, la croissance projetée se situe à plus de 3 pour cent, a écrit Skrzypek dans le Financial Times, dans un rapport imprimé après sa mort dans un mystérieux accident d’avion, samedi le 11 avril.

Jeudi dernier, Skrzypek est intervenu dans les marchés des changes, pour la première fois en dix ans, pour affaiblir le zloty, contribuant ainsi à renforcer la compétitivité de la Pologne et réduisant aussi sa dette publique, boycottant le cartel des banquiers internationaux qui veulent un zloty fort et des pays qui ne sont pas compétitifs et accablés de dettes.

Skrzypek a attribué le succès de la Pologne à une banque centrale indépendante et forte, et un taux de change flexible pour maintenir la compétitive de la Pologne.

« Dans les récentes turbulences, il a été largement reconnu qu’une banque centrale forte et indépendante est dans le meilleur intérêt de l’économie », a-t-il écrit dans le Financial Times.
Il a mentionné l’importance de laisser le zloty se dévaluer afin de rester compétitifs.

« Une raison importante pour cette croissance est que, en tant que non-membre de la zone euro, la Pologne a été en mesure de tirer profit de la flexibilité du taux de change du zloty d’une manière qui a contribué à la croissance et réduit le déficit des comptes courants sans importer d’inflation », écrit-il.

Skrzypek a compris le rôle que l’euro a joué dans l’érosion de la compétitivité de la Grèce en la chargeant de dettes publiques gigantesques qui l’ont amenée au bord de la ruine.

« L’histoire d’une décennie des membres périphériques de la zone euro perdant radicalement toute compétitivité a été une leçon salutaire. Une autre conclusion de l’imbroglio grec est qu’il n’y a aucune substitution aux efforts des pays pour améliorer la compétitivité, augmenter la discipline budgétaire et accroître la flexibilité des marchés ouvriers et industriels, qu’ils soient ou non dans la zone euro. »

Le remplaçant de Skrzypek a déjà signalé qu’il avait l’intention de permettre un renforcement du zloty, plaçant ainsi la Pologne sur le chemin de la ruine économique avec le reste des économies occidentales.

La Banque des Règlements Internationaux a travaillé avec les banques centrales occidentales pour faire la promotion des bulles, pour ensuite faire éclater ces bulles avec sa « marque des règlements du marché », et puis ils ont tous conspiré avec les officiels de ces gouvernements pour donner aux banques des milliards de dollars dans le cadre de supposées stratégies de renflouement avant le lancement de programmes gigantesques et dispendieux de stimulations.

« Le résultat escompté a toujours été d’imposer aux nations des dettes impossibles à rembourser. Maintenant, ils « découvrent » que ces dettes sont impossibles à rembourser et recommandent l’austérité », écrit Richard Moore.

« Ce qu’ils refusent de mentionner ici est qu’aucun niveau d’austérité ne peut remédier à la situation de l’endettement. Toutes ces dettes sont absolument impossibles à rembourser. Les banques centrales ont maintenant le pouvoir de dicter les budgets nationaux, en n’accordant que des crédits de roulement lorsque l’austérité a atteint le niveau qu’ils approuvent. Ainsi, nous avons le résultat final désiré : le contrôle total des activités économiques de l’Occident et le bien-être de toute la population. »

Le seul pays à avoir échappé à ce piège de l’endettement a été la Pologne, grâce à son gouverneur indépendant de la banque centrale.
Mais peu de temps après que Skrzypek ait déclaré clairement qu’il avait l’intention de s’en tenir à sa politique d’affaiblissement du zloty et d’abaisser la dette publique, il a été tué dans un accident d’avion avec le haut commandement militaire et les chefs de la sécurité, le réseau vital en place.

Il s’agit d’un rapport dans le Telegraph sur la crise souveraine de l’endettement: la crise souveraine de l’endettement a atteint son « point d’ébullition », avertit la Banque des Règlements Internationaux

La Banque des Règlements Internationaux ne mâche pas ses mots. La dette souveraine a déjà commencé à franchir le seuil de danger aux États-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne et dans la plupart des pays de l’Europe occidentale, menaçant de déclencher une crise importante en plein cœur de l’économie mondiale.

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Par Ambrose Evans-Pritchard

Le 08 Avril 2010

« Les conséquences de la crise financière commencent à entraîner les problèmes fiscaux dans les pays industrialisés vers un point d’ébullition », a indiqué la banque pour les banquiers centraux, basée en Suisse, la plus ancienne et la plus vénérable de chiens de garde financiers mondiaux. Des mesures d’austérité draconiennes seront nécessaires pour éviter une spirale des intérêts composés, s’il n’est pas déjà trop tard pour certains.

Le risque est une « montée brutale dans les rendements des obligations des États » pendant que les investisseurs s’énervent sur un excès de dette publique. « Les acheteurs d’obligations ont toujours fonctionné à courte vue, en supposant qu’ils pourront toujours en sortir avant que la tempête frappe : leurs horizons du temps sont des jours ou des semaines, jamais des années ou une décennie. Nous avons une vision plus longue et moins bénigne de l’évolution actuelle »,  déclarait l’étude intitulée : « L’avenir de la dette publique », par l’économiste en chef de la banque, Stephen Cecchetti.

« La question est quand (pas si) les marchés commenceront-ils à mettre de la pression sur les gouvernements ? Quand les investisseurs commenceront-ils à demander une indemnité beaucoup plus élevée pour conserver une quantité de plus en plus importante de la dette publique ? Dans certains pays, la dynamique instable de la dette, dans lesquels les niveaux d’endettement plus élevés mènent à des taux d’intérêt plus élevés, ce qui mène alors à des niveaux encore plus élevés d’endettement, est déjà clairement à l’horizon. »

Les chiffres officiels d’endettement de l’Occident sont « très trompeurs » car ils ne prennent pas en compte les passifs éventuels et les dettes des pensions qui se sont multipliées ces dernières années. « La population vieillissant rapidement présente à un certain nombre de pays la perspective d’énormes coûts futurs qui ne sont pas entièrement reconnus dans les projections budgétaires actuelles. Personne ne peut deviner la taille de ces obligations à venir », a déclaré le rapport. La Banque des Règlements Internationaux a déploré l’absence de données systématiques sur l’ampleur des reconnaissances de dettes non provisionnées que les politiciens insensés ont manipulées comme des confettis.

La Grande-Bretagne apparaît dans le document de la Banque des Règlements Internationaux comme un pécheur invétéré. Le pays est probablement entré dans la crise avec une dette publique relativement faible, mais cet absorbeur de choc a déjà été utilisé, révélant la pourriture sous-jacente dans les comptes publics du Royaume-Uni.

Les graphiques et les tableaux cachés dans le rapport de la BRI démontrent que la Grande-Bretagne fait face au plus haut déficit structurel du club de l’OCDE des pays riches, avec le risque que l’augmentation de la dette publique explose hors de contrôle.

Les paiements d’intérêts sur la dette publique du Royaume-Uni doublera, passant de 5 pourcent du Produit Intérieur Brut à 10 pourcent d’ici dix ans, selon le « scénario de référence » de la banque avant de monter en flèche à 27 pourcent en 2040, le plus élevé du monde industriel. Les tarifs de la Grèce sont bien meilleurs et l’Italie atteint la sainteté en comparaison.

La Banque des Règlements Internationaux a déclaré que le déficit budgétaire structurel du Royaume-Uni serait de 9 pourcent du Produit Intérieur Brut, l’année prochaine, le plus élevé du monde développé. Un surplus primaire de 3.5 pourcent du Produit Intérieur Brut sera nécessaire pour les vingt prochaines années simplement pour stabiliser la dette au niveau d’avant la crise.
Le journal précise que le plan des Travaillistes pour consolider le déficit budgétaire de 1.3 pourcent du PIB par année pour les trois prochaines années est loin d’être suffisant. Une pression aussi légère permettra à la dette publique de grimper à 160 pourcent du PIB d’ici la fin de la décennie, s’accélérant à 350 pourcent au cours des vingt années suivantes, lorsque le piège des intérêts composés prendra forme. « Les consolidations le long des lignes en cours de discussion ne seront pas suffisantes pour assurer que les niveaux d’endettement demeurent dans des limites raisonnables », a déclaré la banque. Bien que les commentaires portent sur un groupe de pays, ils visent clairement la Grande-Bretagne.

L’analyse renforce les revendications des Conservateurs selon quoi les marchés n’attendront pas patiemment que la Grande-Bretagne établisse tranquillement des plans d’austérité, en s’appuyant sur une invraisemblable croissance spectaculaire pour faire le travail acharné des réductions du déficit.

Fitch Ratings a fait la même déclaration, en se demandant pourquoi le Royaume-Uni estime qu’il dispose d’un délai de grâce plus long que ses pairs en Europe. L’Espagne s’est engagée à réduire son déficit de 11.4 pourcent à 3 pourcent en trois ans en ligne avec les règles de Maastricht.

Le détail probablement le plus choquant dans l’étude de la Banque des Règlements Internationaux est que la dette du Royaume-Uni atteindra 300 pourcent du PIB d’ici 2040 en vertu de ces compressions budgétaires modérées, même si elles sont accompagnées d’un gel des dépenses liées au vieillissement. La Grande-Bretagne, contrairement à la Grèce, ne peut plus compter sur des mesures non contraignantes pour réduire son déficit structurel, comme l’augmentation de la part des femmes dans la force de travail. Ces fruits de bas niveaux ont presque tous déjà été ramassés.

La BRI, en charge du suivi du flux des capitaux mondiaux, a déclaré que les dettes publiques ont augmenté de 20 pourcent à 30 pourcent du PIB dans les économies avancées au cours des trois dernières années. Des déficits structurels semi-permanents ont pris racine. « La politique budgétaire actuelle n’est pas viable dans tous les pays (dans son étude). Des améliorations drastiques de la balance structurelle primaire seront nécessaires pour empêcher les ratios d’endettements d’exploser. »

Les dettes moyennes dépasseront 100 pourcent du PIB d’ici la fin de l’année prochaine. Le niveau a été brièvement supérieur aux États-Unis et au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale. Le Japon est actuellement en mesure de lever des fonds à prix avantageux, à des niveaux d’endettement même plus élevés grâce à son bassin d’épargne captif. Toutefois, la BRI a déclaré qu’il serait téméraire de supposer que les marchés d’endettement le toléreront encore longtemps.

La BRI a déclaré que la cure habituelle pour les déficits budgétaires est un retour à une croissance robuste et la baisse des taux nominaux. Ni l’un ni l’autre ne sont possibles pour les économies de l’OCDE en ce moment. L’Occident a glissé sur une trajectoire de faible croissance. Les données historiques montrent que les dettes publiques se maintiennent près de 100 pourcent du PIB et agissent comme un boulet sur la création de la richesse.

Si les pays ne se retranchent pas rapidement, ils vont créer une peur du marché de la « monétisation » qui deviendra auto-réalisatrice. « La politique monétaire pourrait finalement devenir impuissante pour maîtriser l’inflation, indépendamment des crédits pour la lutte de la banque centrale. »

Certains États pourraient être tentés de procéder à un défaut rampant en attisant l’inflation. « La récompense de ces actions augmente le niveau de la dette, une maturité moyenne plus longue et une fraction de la dette détenue par les étrangers plus grosse. » La Banque des Règlements Internationaux a déclaré que les dangers qu’un quelconque gouvernement puisse prendre consciemment ce chemin ne sont pas « négligeables » à long terme.

Bien sûr, une purge budgétaire brutale dans tous les principaux pays en même temps pose un certain danger. Le résultat serait d’écraser la récupération et replongerait l’économie mondiale dans une nouvelle crise, ce qui rendrait les déficits encore plus élevés. Les pays sont condamnés s’ils le font, et ils sont condamnés s’ils ne le font pas.

Traduit par Oscar Blais

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