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Publié le 07 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Une puissance nucléaire est sur le point de tomber aux mains des islamistes

Par Joel Hilliker – 6 mai 2009

Le Pakistan est en train de revivre la Révolution iranienne, avec les armes nucléaires en plus.

Comme pour l’Iran en 1979, les radicaux islamistes s’emparent d’un pays faiblement gouverné et se préparent à le former selon leur vision spirituelle tordue.

Le danger immédiat est relevé exponentiellement par le fait que le Pakistan est une des huit puissances nucléaires du monde, possédant entre soixante et cent armes nucléaires, dispersées un peu partout à travers le pays. De plus, certaines de ces bombes sont assurées de glisser entre les mains des musulmans extrémistes.

Bien que les États-Unis et d’autres pourparlers essaient d’empêcher ce scénario, personne n’a la volonté de prendre des mesures assez énergiques.En fait, l’administration Obama commence à réaliser que tout ceci n’est qu’une cause perdue.

Attachez-vous bien pour les conséquences, car cette situation menace de changer le monde.

Le gouvernement pakistanais manque certainement de volonté pour arrêter ces événements. Il est tourmenté par les conflits internes et des loyautés contradictoires. En fait, l’État a une histoire de soutien et d’exploitation du militarisme islamique pour ses propres objectifs. Ses services militaires et de l’intelligence, outre le fait d’être de plus en plus nombreux à être compatissants avec les islamistes, ont, selon Husain Haqqani, ambassadeur du Pakistan aux États-Unis, toujours eu « un engagement stratégique envers l’idéologie djihadiste », notamment pour mobiliser les Pakistanais contre leur ennemi juré, l’Inde.

Les espoirs du Pakistan sont étouffés par la réalité. S’étant déjà emparés des régions frontalières avec l’Afghanistan, les Talibans pakistanais étendent maintenant violemment leur contrôle vers l’intérieur du cœur du Pakistan. Après deux ans de combats dans la région de Swat Valley, le gouvernement s’est vite rendu compte qu’il n’avait d’autre choix que de concéder le secteur, en concluant un accord de paix avec les Talibans au mois de février. Les Talibans avaient, à l’époque, promis de mettre fin à l’insurrection, mais tout ceci s’est rapidement avéré être une farce. Une semaine après l’approbation du pacte par Islamabad, le mois dernier, les Talibans ont brisé cette promesse et ont envoyé leur armée à Buner, un secteur stratégique à seulement 60 miles de la capitale pakistanaise d’Islamabad. Ils ont recruté des diplômés locaux pour y établir un nouveau gouvernement et ont commencé à y imposer leur système légal cruel de la sharia.

L’armée du Pakistan a réagi en prononçant des menaces. Les Talibans ont répondu en annonçant qu’ils saccageraient bientôt Islamabad. « Si un homme ou une femme travaille avec le gouvernement, ou s’ils supportent le gouvernement ou les étrangers, nous voulons les tuer, » a publié le Globe and Mail qui citait un organisateur des talibans en disant : « Et nous voulons dissoudre le gouvernement ».

Les ambitions et la confiance des Talibans grandissent clairement en même temps que le territoire qu’ils gouvernent. Le mouvement gagne des sympathisants parmi le peuple. D’abord, il puise dans la riche provision de jeunes hommes qui ont reçu une éducation islamique gratuite avec un des 12500 intellectuels du Pakistan qui regardent les Talibans comme l’armée de Dieu. Ensuite, il intimide les autres qui finissent par reconnaître que le gouvernement ne peut pas l’arrêter. Puisque l’insurrection reprend, les gens ne veulent pas être perçus comme des résistants. Les Talibans sont notoirement brutaux envers leurs détracteurs. Dans ce scénario, le terrorisme est une tactique extrêmement efficace. Quand les islamistes frappent des cibles civiles, la confiance du peuple dans le gouvernement et dans les forces de la coalition s’effondre.

Le gouvernement du Pakistan a lancé une offensive à Buner qui est toujours en cours. Les observateurs prévoient que l’offensive se résumera bientôt en de simples cessez-le feu. Les critiques déclarent, avec preuves, que ces frappes de l’armée du Pakistan contre les Talibans sont plus pour conserver le flux d’aide de l’Amérique que pour atteindre la victoire.

Tout espoir pour une stabilisation de la situation doit ainsi venir de l’extérieur. Et cela n’arrive pas.

L’administration Obama a récemment dévoilé une nouvelle stratégie commune pour l’Afghanistan et le Pakistan. Le plan a été mal géré dès le début, car il cherche à résoudre les problèmes du Pakistan en y lançant de l’argent, en finançant une économie branlante et en haussant une militarisation déjà compromise. Et pour rendre les choses encore pires, le plan est aussi dépassé. L’insurrection s’étend beaucoup plus rapidement que les planificateurs de l’Amérique ne pouvaient l’estimer.

Le président Obama aimerait vraiment prendre le contrôle de l’Afghanistan. Il est sur le point d’envoyer des milliers de militaires américains supplémentaires pour y contrer le soulèvement. Mais ils font face à de longues incertitudes. Avec le Pakistan voisin qui se précipite dans l’anarchie, fournissant un refuge sûr pour les Talibans de l’Afghanistan et mettant à risques les lignes d’approvisionnements de la coalition, ceci change une guerre ingérable en une guerre impossible.

« L’administration Obama est clairement alarmée par les développements au Pakistan, mais aussi, elle commence à comprendre ses limites dans la région », a écrit Stratfor hier. « Les insurrections sont très vieilles, c’est une région qui a vu d’innombrables occupants. La plupart des militants que combattent les États-Unis, l’OTAN, les forces du Pakistan et de l’Afghanistan aujourd’hui ont une motivation et la patience de combattre jusqu’à la fin ».

Ce n’est pas le cas avec les États-Unis, ce que les islamistes savent parfaitement. Pendant que l’Amérique planifie une augmentation des troupes en Afghanistan, les Talibans planifient une réponse sanglante. Ils ont hâte d’envoyer un message sanglant au nouveau président américain afin de tester sa réputation pour trouver ses faiblesses. Pendant les mois à venir, préparez-vous à des frappes sanglantes.

La responsabilité de l’Amérique, en changeant l’ancien président du Pakistan pour un nouveau, est une autre comparaison avec la situation iranienne de 1979. En 2007, les officiels américains ont retiré inexplicablement le pouvoir des mains du dirigeant militaire du Pakistan, Pervez Musharraf, ouvrant ainsi un énorme vide dans le pouvoir que les radicaux se sont dépêchés à remplir. Notre propre éditeur en chef a prévu, à l’époque, exactement ce qui s’est produit depuis. « Les dirigeants américains ont exigé que Musharraf retire son uniforme militaire et donne une vraie liberté à ce pays. Cependant, l’armée est la seule institution qui puisse donner une certaine stabilité à ce pays extrêmement divisé. Ceci est un autre exemple que nos dirigeants connaissent très peu de choses au sujet du Pakistan », a écrit Gerald Flurry. « Le problème de l’Amérique est même pire qu’une volonté faible. Nous aidons même à pousser nos alliés entre les mains de l’Islam radical. C’est une ignorance extrêmement dangereuse. » « Nous avons aidé à éliminer le shah « corrompu » de l’Iran en 1979. Il a été remplacé par l’Ayatollah Khomeini, qui a commencé le terrorisme financé par l’État au Moyen-Orient. Sommes-nous encore sur le point de voir un autre ayatollah arriver au pouvoir ? Cette fois, dans un Pakistan nucléaire ? Et l’Amérique sera-t-elle particulièrement à blâmer ? »

Ces questions résonnent fortement aujourd’hui. Nous entendons beaucoup nos gouvernements dirent de ne pas nous inquiéter. La semaine dernière, le Président Obama a dit qu’il était « confiant que l’arsenal nucléaire resterait hors des mains militantes ». Considérant la faiblesse du gouvernement du Pakistan et les gains désastreux des Talibans, c’est pourtant impossible de le garantir. Et ces assurances sont couvertes par le cœur des voix de l’intelligence, de la défense et de la diplomatie qui disent que le diable s’est déjà débarrassé de sa laisse.

Surveillez Islamabad. Un coup d’État est probable. Une perte de contrôle des armes nucléaires par le gouvernement est possible. L’endroit où nous nous dirigeons dans cette situation semble n’être qu’une suite de cauchemars.

http://www.thetrumpet.com/index.php?q=6156.4575.0.0

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