Persécutions LES CHRÉTIENS OUBLIÉS

Publié le 07 septembre, 2016 | par Equipe de Pleinsfeux

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LES CHRÉTIENS OUBLIÉS

Par Dr Steve Elwart

« Je suis oublié des cœurs comme un mort, je suis comme un vase brisé. » (Psaumes 31:13)

Il y a eu beaucoup d’attention donnée à la situation des chrétiens dans des endroits comme la Syrie, l’Irak et le Pakistan.  De nombreuses histoires ont été racontées au sujet des atrocités contre ces personnes uniquement en raison de leur foi.  Cependant, il y a un groupe dont nous entendons rarement parler.

Ce sont les chrétiens d’Iran.  Heureusement, il y a quelques personnes qui ont été en mesure de donner une voix à ce groupe oublié.

Quand nous pensons à l’Iran, nos pensées se tournent immédiatement vers les mollahs.  En tant que pays, beaucoup de gens pensent à l’Iran comme un pays monolithique radical qui pensent tous pareils, qui agissent tous pareils et qui détestent tous l’Occident.  En vérité, si les mollahs devaient un jour enlever leur pied de la nuque de leur peuple, des millions de musulmans se convertiraient au Christianisme puisqu’ils ont vu assez d’oppression et de violence de leurs chefs religieux et ont vu toute l’oppression venant de l’Islam.

Tous les hommes en Iran sont loin d’être aussi anti-occidentaux qu’on pourrait essayer de le faire croire, au moins lorsque les caméras sont éteintes, et qu’ils sont dans l’intimité de leurs maisons, et qu’ils sont « loin de la folie », comme un ancien iranien l’a dit.  Beaucoup d’Iraniens étaient heureux quand la révolution est arrivée à cause des abus du Shah, mais, ils sont rapidement devenus désillusionnés et aspiraient à un peu de raison.

Le père de Mojgan Rezai était un d’entre eux.

Le père de Mojgan Rezai (où Moji comme on l’appelle) était le général Khalil Rezai, un membre de l’armée du Shah.

Moji Rezai le décrit de cette façon :

« Mon père était un homme d’honneur.  Pendant la révolution, ils ont essayé de trouver quelque chose contre lui, parce qu’il était dans l’armée du Shah, mais, ils ont échoué.  Sa réputation sans tache était exemplaire.  Il était en charge de l’usine de la prison de Téhéran au moment de la révolution et tout le monde aimait mon père.  C’était le genre d’homme qu’il était.  Il était un vrai homme de Dieu.  Il nous a enseigné la gentillesse, l’intégrité, l’honnêteté et le respect de tous.  Il respectait tout le monde et traitait tout le monde de la même manière, quel que soit le côté des barreaux qu’ils étaient. »

Le Général Rezai était le directeur de la principale usine de la prison de l’Iran. La prison détenait des civils, mais, était dirigée par les militaires.  Pour gagner leur vie, les prisonniers étaient affectés à des entreprises locales à des prix d’aubaine.  Parfois, les propriétaires d’entreprises obtenaient le travail des prisonniers à des prix très bas en payant un pot de vin au gardien local.  C’était quelque chose que le Général Rezai refusait de faire.  Il a également refusé de voler les rations des prisonniers pour s’enrichir.  En raison de son intégrité personnelle, le moment venu, sa bonté envers les hommes sous sa charge a été remboursée avec une mesure égale.

La révolution iranienne

Beaucoup de gens ont la conviction erronée que le Shah d’Iran a quitté le pays, que l’Ayatollah Khomeiny est arrivé en Iran et que la République Islamique de l’Iran a été fondée.  Ce n’est pas tout à fait comme cela que les choses sont arrivées.

Pour un peu d’histoire, Mohammad Reza Shah Pahlavi (1919-80) a régné comme roi (Shah) de l’Iran de 1941 à 1979.  Le Shah était considéré comme un fort allié de l’Occident, mais, comme Moji le dit, beaucoup de gens le voyaient (et son père avant lui) comme essayant d’occidentaliser le pays trop rapidement. Comme exemple, Moji a dit que le gouvernement pouvait avoir des hommes stationnés sur les toits de bâtiments pour regarder les gens marcher dans la rue. Si une femme était vue portant un hijab (couvre-chef), ils la forçaient à enlever le hijab et à le remplacer par un chapeau.  Ce type de comportement pouvait évidemment bouleverser beaucoup de gens, en particulier ceux qui prenaient leur foi musulmane au sérieux.

Beaucoup de gens dans le pays étaient également indignés par la police secrète du Shah, la détestée SAVAK.  Par conséquent, en dépit d’une économie forte et une classe moyenne croissante, le pays était au bord de la guerre civile.

L’opposition était dirigée par l’Ayatollah Ruhollah Khomeini, qui vivait en exil en France.  Ses messages révolutionnaires étaient distribués par l’intermédiaire de cassettes en contrebande dans le pays par les pèlerins iraniens qui revenaient de la ville sainte de Najaf.  Sur ces cassettes, il prêchait son mépris pour ce qu’il appelait « Gharbzadegi » (la peste de la culture occidentale).  Les cassettes entraient en Iran en petit nombre, puis, elles étaient dupliquées et réparties dans tout le pays.

Comme le mécontentement grandissait, le Shah voyait son régime commencer à s’effriter.  A la fin de 1978, Shapour Bakhtiar, un critique du Shah, a été choisi pour aider à la création d’un gouvernement civil pour remplacer le gouvernement militaire existant.  Il a été nommé au poste de premier ministre par le Shah comme une concession à ses adversaires, en particulier les partisans de l’Ayatollah.  Son acceptation de la position a été considérée par beaucoup comme une collaboration avec le régime militaire et il a été expulsé de son parti, le Front National.

Shapour Bakhtiar a ordonné que tous les prisonniers politiques soient libérés, a enlevé la censure des journaux (dont le personnel avait été jusque-là en grève), a relâché la loi martiale, a ordonné la dissolution de la SAVAK (police secrète du régime) et a demandé que l’opposition lui donne trois mois pour tenir des élections pour une assemblée constituante qui décidera du sort de la monarchie et déterminera la forme future du gouvernement pour l’Iran.

Son gouvernement a duré seulement 36 jours.

L’Ayatollah Khomeini a refusé de coopérer avec Shapour Bakhtiar, en disant qu’il était un traître et a étiqueté son gouvernement « d’illégitime ».  Khomeini a alors demandé le renversement de la monarchie.  Finalement, le Shah a été contraint de quitter le pays en janvier 1979 et Shapour Bakhtiar a quitté l’Iran pour la France en avril de la même année.  (Le Shah est mort d’un cancer aux États-Unis en 1980 et Shapour Bakhtiar a été assassiné à Paris en 1991).

Les États-Unis comme une femme

Aux États-Unis, le président Jimmy Carter a vu les changements dans le pays avec optimisme.  Il a vu la chute du Shah et la montée de l’Ayatollah Khomeini comme une victoire pour la démocratie.  Il considérait Khomeini comme un du  « Peuple du Livre » qui avait les mêmes valeurs de base que lui-même et qui était un homme de paix.

Jimmy Carter a perçu l’Ayatollah Khomeini comme un saint homme religieux dans une révolution populaire plutôt que le père fondateur du terrorisme moderne.  L’ambassadeur de Jimmy Carter à l’Organisation des Nations Unies, Andrew Young, a déclaré : « Khomeiny sera finalement salué comme un saint ».   L’ambassadeur iranien de Jimmy Carter, William Sullivan, a déclaré : « Khomeiny est un personnage semblable à Gandhi ».  Le conseiller de Jimmy Carter, James Bill, a proclamé le 12 février 1979 que Khomeiny n’était pas un mujahid fou, mais, un homme avec « une intégrité et une honnêteté impeccable ».  Jimmy Carter n’a pas compris à l’époque que l’Ayatollah Khomeini était un révolutionnaire islamique.  L’Ayatollah Khomeini n’aurait jamais pu réussir sans l’aide de Jimmy Carter.

La révolution islamique aurait pu été mort-née.

La folie

Après que Shapour Bakhtiar ait quitté le pays, ses pires craintes se sont  réalisées : Les mollahs islamiques radicaux menés par l’Ayatollah Khomeini ont pris le contrôle du pays.  C’était alors que les pogroms contre les partisans du Shah ont commencé et que les gens ont été exécutés par centaines.

Moji a décrit cette fois :

« Pendant toute cette folie, les gardiens de la prison ont ouvert les portes et ont laissé partir tous les prisonniers.  Alors que les Gardes Révolutionnaires allaient dans les rues pour exécuter tous les hommes de l’armée du Shah qu’ils pouvaient trouver, les prisonniers se sont rassemblés autour de la maison de mes parents et ont protégé ma mère et mon père de tout dommage. »

Le 1er avril, après une victoire écrasante lors d’un référendum national dans lequel un seul choix était offert (République Islamique : Oui ou Non), l’Ayatollah Khomeini a déclaré une république islamique avec une nouvelle Constitution reflétant ses idéaux d’un gouvernement islamique.

L’Ayatollah Khomeini est devenu le chef spirituel suprême (Valy-e-Faqih) de l’Iran.  Par la suite, de nombreuses manifestations ont été organisées pour protester contre les nouvelles règles, y compris la Charia.

La crise des otages

Le 4 novembre, l’Union des Étudiants Islamiques de l’Iran ont pris d’assaut l’ambassade des États-Unis, en prenant 90 personnes en otage, dont 66 Américains.  Ce même mois, le premier Premier Ministre de la République Islamique, Mehdi Bazargan, a démissionné.

Avec les mollahs disant qu’ils ne pouvaient rien faire, les « étudiants » étaient en contrôle complet.

La crise devait se poursuivre pendant le reste de la présidence de Jimmy Carter et a défini son mandat.  Comme une dernière insulte, les otages ont été finalement libérés cinq minutes après que Ronald Reagan ait été assermenté comme le remplaçant de Jimmy Carter en tant que président des États-Unis.

Les Chrétiens en Iran aujourd’hui

Après la révolution, le désormais ex-général Rezai voulait se retirer pour une vie tranquille, mais les Gardes Révolutionnaires ne lui ont pas permis.  Il avait une telle réputation d’honnêteté qu’ils lui « ont demandé » de rester dans le nouveau gouvernement et de travailler à la trésorerie.  Alors Khalil Rezai est allé travailler dans le département du Trésor et son épouse, Setare, a amené Moji au Kentucky pour vivre avec son frère aîné.  Setare est retournée en Iran trois mois plus tard et a rejoint son mari pour prendre soin d’un autre fils qui avait des problèmes importants de santé.  (Il est depuis parti pour être avec le Seigneur) Les parents de Moji seraient restés en Iran, même s’ils n’avaient pas eu à prendre soin de leur enfant.  Ils aimaient leur pays, mais, détestaient voir ce qu’il était devenu.  Moji et son frère croient que leurs parents sont morts à cause de leurs cœurs brisés.

Le frère de Moji et sa femme d’origine américaine sont retournés en Iran et ont une ferme sur la Mer Caspienne loin de toute la « folie » et vivent une vie tranquille.  Moji va les voir tous les deux ans.  Elle aime les voir et elle aime le pays.  L’Iran est un beau pays et les gens sont chaleureux et ouverts.

Cependant, la base de tout cela est une certaine tristesse.

Le côté obscur

L’attitude iranienne envers la religion peut sembler contradictoire, très chaste en public, mais, beaucoup moins en privé.  Moji dit qu’il y a une image célèbre du président Jimmy Carter trinquant avec le Shah d’Iran.  La réminiscence de cette image, il y a un dicton en Iran qui dit, « Il fut un temps où nous buvions en public et priions en privé.  Maintenant, nous prions en public et buvons en privé ».

Les tribunaux ont le droit d’imposer la peine de mort aux apostats de sexe masculin et l’emprisonnement à vie pour les apostats de sexe féminin.  En effet, l’Iran est une dictature religieuse où peu de conséquences peuvent se produire sans l’approbation du Conseil des Gardiens des Mollahs.

Donc, il est ironique que ces mêmes Gardiens de la Révolution Islamique qui chantent « Mort à l’Amérique, mort à Israël » et qui appliquent la Charia le jour, vous procurent également toutes sortes de boissons alcoolisées la nuit. Il semble que les chrétiens ne disposent pas d’un coin dans le marché de l’hypocrisie.

L’hypocrisie ne se limite pas également à de telles futilités comme la boisson.

Liberté de religion ?

La Constitution de l’Iran accorde spécifiquement la liberté religieuse aux sectes non-musulmanes.  Selon la traduction e du texte farsi :

Article 13 Les Iraniens Zoroastriens, Juifs et Chrétiens sont les seules minorités religieuses reconnues, qui, dans les limites de la loi, sont libres d’accomplir leurs rites et cérémonies religieuses, et d’agir selon leur propre canon en matière d’affaires personnelles et d’éducation religieuse.

Article 14 Conformément au verset sacré ; ( « Dieu ne vous défend pas de traiter avec bonté et avec justice ceux qui n’ont pas combattu contre vous à cause de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos demeures » [Sourate 60:8])  Le gouvernement de la République Islamique d’Iran et tous les musulmans ont le devoir de traiter les non-musulmans en conformité avec les normes éthiques et les principes de justice et d’équité islamique, et de respecter leurs droits humains.  Ce principe vaut pour tous ceux qui s’abstiennent de comploter ou d’agir contre l’Islam et la République Islamique d’Iran.

En dépit de ces restrictions, les Chrétiens continuent à être persécutés en raison de leurs croyances.  Certains font face à des tortures physiques et psychologiques graves lorsqu’ils sont emprisonnés.  Les Chrétiens qui tiennent des réunions de prières à la maison et des études bibliques, ou sont en contact avec des chrétiens à l’extérieur de l’Iran, sont accusés de menacer la sécurité nationale de l’Iran.  Ces Chrétiens sont condamnés à de longues peines de prison et sont soumis à des sévices physiques.  Les églises ont été poussées à cesser tous les services ou toutes les activités dans leur langue maternelle du persan (farsi), ou sont fermées.  Les biens appartenant à des Chrétiens sont saisis et les Chrétiens font face à la discrimination dans leur lieu de travail et dans les établissements d’enseignement.

Les persécutions religieuses de certaines minorités se sont intensifiées ces dernières années.  Ce programme vise les Bahaïs, les musulmans Soufis et les Chrétiens, en particulier les croyants d’origine musulmane.  Presque toute l’activité chrétienne est illégale, surtout quand elle se produit dans les langues persanes, de l’évangélisation à la formation de la Bible à la publication de livres chrétiens.  Pourtant, un traitement sévère du régime pour les chrétiens ne fait qu’alimenter la flamme pour la croissance de l’église.

Le 22 mai 2010, Maryam Rustampoor et Marzieh Amirizadeh, deux croyants iraniens emprisonnés pour leurs activités chrétiennes en mars 2009, ont été acquittés de toutes les charges.  Les femmes ont fui le même jour en raison d’un avertissement des autorités judiciaires iraniennes que toutes les activités chrétiennes futures auraient des conséquences graves.

En décembre 2010, l’Iran a commencé à arrêter des dizaines de chrétiens dans une répression.  Le gouverneur de la province de Téhéran, Morteza Tamadon, a décrit les protestants et les évangéliques comme « corrompus et déviants » et les a accusés de mener une « invasion culturelle de l’ennemi ».

Au cours de sa campagne électorale, le président iranien Hassan Rouhani a fait un certain nombre de promesses en matière de libertés religieuses en Iran.  Il a déclaré le 11 avril 2013 : « Tous les Iraniens doivent sentir qu’il y a la justice.  La justice signifie l’égalité des chances.  Toutes les ethnies, toutes les religions, même les minorités religieuses, doivent sentir que la justice existe. »

Les chrétiens iraniens attendent toujours que Hassan Rouhani accomplisse ses promesses.

Certains observateurs iraniens estiment que le gouvernement iranien a adopté la ligne dure contre les chrétiens parce qu’ils font beaucoup de convertis parmi la population musulmane dans le pays.  Selon Sadeq Saba, rédacteur en chef de la BBC Perse, dans une entrevue du 2 décembre 2014 :

« Un homme a été arrêté parce que, en ce qui concerne les autorités, ses activités dans les médias sociaux sont allées trop loin en questionnant quelques-uns des principes de l’Islam et, maintenant, il a été condamné à mort.  Ceci est une tendance dangereuse.  J’entends de certaines personnes que la raison pour laquelle le régime prend une telle ligne dure contre certaines personnes, comme lui, c’est parce que beaucoup de gens sont de plus en plus déçu par l’Islam en tant que religion à cause de ce que le régime est en train de faire.  Les gens se convertissent au Christianisme et cela devient très dangereux pour le régime. Les peines sévères sont un moyen de contrôler la situation. »

Certains observateurs croient même que si le président Hassan Rouhani devait vouloir améliorer les libertés religieuses en Iran, les mollahs ne le permettraient pas.

Une voix de clarté

Dans les années 1980, la veuve du Shah d’Iran, l’ex-impératrice Farah Pahlavi a dit quelque chose de très intéressant.  Lors d’une entrevue, elle a parlé du problème des droits humains de l’ancien président Jimmy Carter :

« Qu’est-il arrivé à ceux qui se souciaient tellement des droits humains ? Pourquoi, lorsque le Shah a quitté, le peuple iranien n’avait-il plus aucun droit ? Qu’est-il arrivé aux femmes ? …  Il y a une oppression qui existe au nom de la religion en Iran.  Qu’est-il arrivé à ceux qui s’en souciaient ? »

Priez de la part de l’humanité, les questions posées par Mme Pahlavi, il y a 40 ans, ne sont pas restées sans réponse.  Nous savons, cependant, de la part de Dieu, que ses questions ont déjà reçues leurs réponses.

« Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, et il les délivra de leurs angoisses. » (Psaumes 107:6)

Source : Khouse.org

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

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