Par DAN HART/ WASHINGTON STAND – le 21 mars 2026
1. Une série d’attaques terroristes qui inquiète les États-Unis
Alors que les attaques terroristes perpétrées par des extrémistes islamistes continuent de proliférer à travers les États-Unis, experts et législateurs tirent la sonnette d’alarme face à la montée des idées et de l’activisme djihadistes locaux visant à instaurer la charia en Amérique, ce qui contredit directement les principes de la Constitution américaine.
Dans les semaines qui ont suivi la frappe menée par l’administration Trump contre l’Iran le 28 février, quatre attentats terroristes ont été perpétrés par des radicaux islamistes dans quatre États différents. Aux premières heures du 3 mars, le Sénégalais Ndiaga Diagne a tué trois personnes et en a blessé quatorze autres en ouvrant le feu dans un bar d’Austin, au Texas, avant d’être abattu par la police. Diagne portait un sweat-shirt sur lequel on pouvait lire « Propriété d’Allah ». Une perquisition à son domicile et dans sa voiture a permis de découvrir un Coran, un drapeau iranien et des photos de dirigeants iraniens.
Quatre jours plus tard, le 7 mars, Emir Balat et Ibrahim Kayumi ont tenté de faire exploser des engins explosifs improvisés remplis de shrapnels près d’une manifestation organisée devant Gracie Mansion à New York. Après leur arrestation, ils ont prêté allégeance au groupe terroriste État islamique. Le 12 mars, le Libanais Ayman Mohamad Ghazali a foncé avec un camion dans l’entrée principale d’une synagogue à West Bloomfield Township, dans le Michigan, a échangé des coups de feu avec un agent de sécurité, puis a allumé des feux d’artifice avant de se suicider.
Il s’est avéré par la suite que le frère de Ghazali était un commandant du Hezbollah au Liban. Le lendemain, Mohamed Bailor Jalloh, un ancien membre de la Garde nationale de Virginie, a abattu le lieutenant-colonel Brandon Shah, instructeur du ROTC, à l’université Old Dominion en Virginie, et blessé deux autres personnes avant d’être maîtrisé et tué par des membres du ROTC. Jalloh avait déjà purgé une peine de prison pour avoir tenté d’aider le groupe terroriste État islamique.
2. Les racines idéologiques du djihad selon certains experts
Des experts comme Robert Spencer, directeur de Jihad Watch et boursier Shillman au David Horowitz Freedom Center, affirment que ce n’est pas un hasard si les actes terroristes récurrents sont perpétrés par des extrémistes musulmans.
« Ces attaques récentes surviennent après 49 000 attentats terroristes djihadistes perpétrés dans le monde depuis le 11 septembre », a-t-il souligné lors de l’émission « Washington Watch ». « On entend souvent dire : “Oh, toutes les religions ont des extrémistes”, mais dans le christianisme, le judaïsme, l’hindouisme ou le bouddhisme, on ne voit pas de fidèles commettre des attentats terroristes, et encore moins 49 000 en 25 ans. L’islam possède une doctrine, une théologie et un système juridique élaborés qui prescrivent la guerre contre les non-croyants. »
Spencer a ensuite mis en lumière ce qui sous-tend la mentalité djihadiste au sein de l’islam.
« Le jihad signifie lutte », expliqua-t-il. « Il existe de nombreuses luttes en arabe, tout comme en anglais. On peut parler de grandes luttes entre civilisations, mais aussi de luttes pour perdre du poids ou arrêter de fumer. Cependant, le sens premier du jihad dans la théologie et le droit islamiques est la guerre contre les non-musulmans pour instaurer la loi islamique à leur encontre. Or, la loi islamique nie les droits fondamentaux des non-musulmans. »
Elle impose un statut de citoyens de seconde zone qui nie la liberté d’expression, l’égalité des droits des femmes et discrimine les non-musulmans de multiples façons.
Spencer a également fait remarquer que la plupart des grandes branches de l’islam – sunnites, chiites ou wahhabites – enseignent, selon lui, la guerre contre les infidèles et la nécessité de les soumettre sous la loi islamique.
Il a reconnu qu’il existe « beaucoup de musulmans pacifiques », mais estime que certains enseignements violents sont exploités par les djihadistes pour recruter ou intimider les musulmans modérés.
3. Les inquiétudes politiques face à la propagation de la charia
Parallèlement, un nombre croissant de parlementaires au Congrès s’inquiètent des signes d’application de la charia, le code juridique islamique, dans certaines communautés américaines.
Les républicains de la Chambre des représentants ont récemment créé le Caucus pour une Amérique sans charia, qui compte à ce jour 43 membres.
Les sénateurs John Cornyn (Texas) et Tommy Tuberville (Alabama) ont également présenté des projets de loi visant à freiner la propagation de la charia aux États-Unis.
Le président de la Chambre, Mike Johnson (Louisiane), a récemment souligné que cette loi est « l’antithèse » de la liberté de religion garantie à chaque Américain par la Constitution américaine.
4. Le débat sur la compatibilité entre charia et Constitution américaine
Selon Robert Spencer, certains principes de la charia seraient incompatibles avec les valeurs constitutionnelles américaines.
Il cite notamment certains versets du Coran qui appellent, selon son interprétation, à combattre les non-croyants, et affirme que la loi islamique ne prévoit pas de coexistence durable entre musulmans et non-musulmans dans une société laïque.
Dans ce contexte, il estime que l’augmentation de la population musulmane pourrait s’accompagner d’une hausse du nombre de personnes convaincues de devoir imposer la loi islamique.
Il critique également certains milieux politiques ou médiatiques qui considèrent que toute critique de l’islam radical relève de l’islamophobie.
Spencer conclut que la liberté religieuse ne doit pas permettre de remettre en cause les principes fondamentaux de la Constitution.
« Vous êtes parfaitement libres de pratiquer votre religion », affirme-t-il. « Mais vous n’êtes pas libres de pratiquer le djihad, d’opprimer les femmes ou d’appliquer des aspects de la loi islamique qui contredisent la Constitution américaine. »
