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Publié le 10 octobre, 2012 | par Pleins Feux

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Dieu a t-il inspiré les prophètes…

en d’autres langues qu’en langues hébraïques ?

Yéchoua (Jésus) étant la Parole de Dieu faite chair, quelle langue parlait-il donc, le plus souvent ?

Les Évangiles nous indiquent quelle langue parlait Jésus.

En effet, bien qu’ils soient rédigés en grec, quelques paroles originales du Seigneur nous sont par bonheur rapportées :

«Talitha koumi, ce qui signifie : jeune fille, lève-toi.» (Marc 5:41)

«Ephphatha, c’est-à-dire, ouvre-toi» (Marc 7:33)

«Eloï, Eloï, lama sabachthani ? Ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Marc 15:34, voir également Matthieu 27:46)

Cette langue est l’araméen. C’était la langue maternelle des Juifs de Palestine au 1er siècle après Jésus-Christ.

Le Seigneur enseignait donc en langue araméenne lorsqu’il parlait aux hommes, aux femmes et aux enfants de la Judée, de la Galilée, de la Samarie, puisque l’araméen était alors, dans les premières années du 1er siècle de notre ère, la langue populaire, la langue parlée» («Le Christ Hébreu», page 15).

Or l’hébreu et l’araméen, bien qu’étant de la même famille linguistique sont différents (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible, pages 126 et 567). Pour s’en convaincre, il suffit de comparer Marc 15:34 en araméen et en hébreu :

«Araméen : Eloï, Eloï, lema sabachthani ?»

«Hébreu : Eli, Eli, lamah ‘azavttani ?»

Il faut ici remarquer que, non seulement Jésus enseignait en araméen, mais aussi qu’il priait dans cette langue.

Du reste, au 1er siècle, on utilisait dans les synagogues de la Palestine, des commentaires araméens de la Bible, car il faut savoir que l’hébreu, n’était pas compris du petit peuple.

Ce commentaire est appelé «targûm» littéralement «traduction», «interprétation», désigne une version araméenne de l’Ancien Testament à l’usage des synagogues.

Dès une époque préchrétienne, le besoin fut ressenti dans les synagogues de Palestine de faire suivre la lecture hébraïque de l’Écriture de son targum, sa traduction orale en araméen destinée à rendre plus accessible aux auditeurs la parole écrite. Le «targumiste», l’interprète, traduisait dans la langue du peuple le texte sacré, tout en incluant dans la trame de sa version biblique des éléments exégétiques qui devaient orienter la compréhension du texte hébreu proclamé. (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible, page 1311).

Si le Seigneur Jésus prêchait et priait en araméen et si la lecture hébraïque de la Bible nécessitait une traduction araméenne pour être comprise du peuple, pourquoi les auteurs du Nouveau Testament auraient-ils écrit en Grec ou en hébreu, alors que dans les synagogues ont parlait l’Araméen ?  Certains diront pour le monde entier, mais cette affirmation serait en opposition formelle avec les paroles de Jésus ! Matthieu 10:6 Jésus ordonne : allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Dans les Actes des Apôtres 1:19, il est question de la langue des habitants de Jérusalem, et un mot est cité dans cette langue : «Hakeldama», qui signifie : «champ du sang».

«HAKELDAMA, CHAMP DU SANG. Selon Actes 1:16-19 : Judas achète avec de l’argent reçu pour sa trahison un domaine (en grec : chôrion) qui, après sa mort sanglante, reçoit le nom d’Hakeldama (en grec akel damach), correctement interprété en «domaine du sang» (en grec chôrion haimatos ; cf. l’aram. Hageldema).» (Dictionnaire encyclopédique de la Bible, page 556).

La langue parlée à Jérusalem était donc l’araméen. Pourtant cette affirmation doit encore être nuancée, car il existait dans cette ville une forte minorité de Juifs de langue grecque. Nous le voyons dans Actes 6:1. Une note de la version Segond, (Société Biblique de Genève, 1974) précise ceci : «Les Hellénistes, Juifs ayant vécu hors de Palestine, dans les pays où était parlée la langue grecque – les Hébreux, Juifs de Palestine, parlant l’idiome national, qui était alors l’araméen, langue de la même famille que le pur hébreu.»

Déjà dans l’Ancien Testament, quelques passages ont été rédigés en araméen. Il s’agit de Esdras 4:8 à 6:18 et 7:12-26, Daniel 2:4 à 7 : 28, Jérémie 10:11 et Genèse 31:47.

Deux passages du Nouveau Testament font allusion à l’hébreu :

«Paul, parlant en langue hébraïque, dit» (Actes 21:40).

«J’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque» (Actes 26:14).

L’apôtre Paul connaissait sûrement l’hébreu car il était un grand lettré, dans la vie courante, il parlait peut-être quelquefois le grec, mais le plus souvent il devait s’exprimer en araméen car la majorité des gens de l’époque parlait cette langue.

C’est ce que nous voyons à la fin de 1 Corinthiens (16:22), où il salue les chrétiens par le mot araméen «maranatha» qui signifie «notre Seigneur vient».

L’apôtre Jean, dans son Évangile, mentionne deux mots «hébreux» : «Béthesda» (Jean 5:2) et «Gabbatha» (Jean 19:13). Or ces deux mots ne sont pas du pur hébreu, mais encore une fois de l’araméen :

«BETHESDA. En grec béthesda (de l’aram. bêt hisda. «Maison de miséricorde» (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible, page 205).

«GABBATHA, LITHOSTROTOS. En grec gabbatha, de l’araméen gabbeta’, «l’élévation» (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible, page 510).

Dans le même Évangile de Jean, le dialogue original de Marie de Magdala avec Jésus ressuscité; s’est tenu en araméen. D’où le cri de Marie : « Rabbouni », un mot araméen qui signifie affectueusement «Maître» ! (Jean 20:16).

«RABBOUNI. Equivalent araméen de l’hébreu rabbi sans nuance particulière». (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible, page 1089).

Il est donc clair que lorsque le NT parle de «langue hébraïque», il faut comprendre «araméen».

En effet à l’époque de notre Seigneur, l’araméen avait supplanté l’hébreu comme langue parlée (Marc 5:41), et avait même emprunté son nom. Par conséquent, lorsque le N.T. parle de la langue des Hébreux. Ou simplement de l’hébreu, cela signifie plutôt l’araméen.». (Jean 5:2; 19:13; 17:20; Act. 21:40; 22:2; 26:14; Apo. 9:11) (Nouveau Dictionnaire Biblique, page 557).

Le cas de Luc est intéressant. Rappelons qu’il a écrit l’Évangile et les Actes des Apôtres. Or il n’était pas Juif, mais d’origine païenne.

La comparaison de son Évangile avec les deux premiers montre qu’il est pagano-chrétien, c’est-à-dire un chrétien converti du paganisme. («Le Nouveau Testament», PUF, collection Que sais-je ?, 1967, page 32).

C’est vrai que nous pourrions trouver fort logique qu’un pagano-chrétien écrive à d’autres pagano-chrétiens, en grec, mais ce serait une erreur historique ?

Pourquoi : Parce qu’il écrivait à des chrétiens de l’époque, de toutes les églises de Jérusalem et d’Asie; qui était pour leur immense majorité d’origine juive, selon l’ordre même de Jésus.

Matthieu 10:6  allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Jacques 1:1  Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !   (Voir l’Article sur les tribus de Juda et d’Israël)

Les lettres aux différentes églises d’Asie étaient donc adressées non pas à des païens incultes ou idolâtres, mais a des Juifs des synagogues de ces différents lieux, dont plusieurs devinrent chrétiens.

Car il est plus qu’évident qu’aucun païen de l’époque n’aurait eu suffisamment de connaissance biblique pour comprendre le sens profond de ce que les apôtres auraient écrit même en Grec.

Les différentes épîtres du NT ont donc été adressées aux personnes, non seulement capables de les lire, mais aussi dans tirer les enseignements pratiques et spirituels désirés. L’évidence nous démontre que seuls des rabbins de l’époque ou des diacres suffisamment formés avaient cette qualité.

Alors pourquoi des Juifs écriraient en grec à des rabbins qui parlent tous hébreu et araméen ?

La simple logique historique aide parfois à tordre le cou aux traditions les plus ancrées.

Les Preuves

Actes 17:11 Ces Juifs (de Berée) avaient des sentiments plus nobles que ceux (les Juifs) de  Thessalonique ; ils  reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact.

Les Thessaloniciens étaient donc en réalité très majoritairement des Juifs de Thessalonique convertis à Yéchoua (Jésus) !

Les Éphésiens des Juifs d’Éphèse, les romains des Juifs de Rome, tous également convertis, et ainsi de suite, du moins a l’époque où le Nouveau Testament a été rédigé. Bien sûr plus tard les choses ont largement changées avec la conversion de nombreux païens.

Qu’en disent les Pères de l’Église ?

Selon Papias, Matthieu aurait rassemblé les paroles de Jésus en araméen. Ce florilège lui aurait servi à rédiger son Évangile en grec.

Cette opinion de Papias, né vers 70, est rapportée par Eusèbe de Césarée (260-340), le premier historien ecclésiastique : Sur Matthieu, Papias dit ceci. «Matthieu réunit donc en langue hébraïque les paroles (de Jésus) et chacun les traduisit comme il en était capable». (Eusèbe, Histoire de l’Église, III, 39, 15-16).

Notons que Papias, qui écrivait vers 130 ne dit pas que tout le Nouveau Testament a été écrit en hébreu. Il ne dit pas non plus que l’Évangile de Matthieu a été écrit en hébreu. Tout ce que l’on sait d’après lui, c’est que Matthieu a mis par écrit les paroles de Jésus en “hébreu” (pour les anciens le mot «hébreu» signifie araméen).

À partir de Papias, plusieurs Pères de l’Église ont soutenu la rédaction de l’Évangile de Matthieu en hébreu. Deux d’entre eux sont cités par Eusèbe : Irénée (140-202) et Origène (185-253).

«Irénée de Lyon» : Matthieu (a écrit) parmi les Hébreux dans leur propre langue et dans leur propre écriture. Eusèbe, («Histoire de l’Église», V, 8).

«Origène d’Alexandrie» : D’abord Matthieu, en lettres hébraïques… (idem, VI, 25).

Finalement, l’opinion d’Irénée et d’Origène dépend de celle de Papias.

Je laisse donc plusieurs questions à votre intime conviction, à vos réflexions et à votre amour de la vérité :

Lorsque l’Apôtre Jean sur l’Île de Pathmos reçu en Songe la révélation de du livre de l’Apocalypse, il se trouva dans le ciel de gloire où Dieu lui fit découvrir ce qui allait arriver.

Première question : Pourquoi le Dieu Trois Fois Saint aurait-il parlé en grec à Jean qui était Hébreu ?

Seconde question : Dieu utiliserait-Il la langue d’un peuple idolâtre pour révéler Sa parole ?

Si le Nouveau Testament n’a été rédigé en grec qu’après la chute de Jérusalem en l’an 70, pourquoi ne fait-il aucune allusion à cet évènement majeur dans l’histoire d’Israël, qui de plus confirmerait une prophétie de Jésus (Luc 21:6) ?

Au sujet des épîtres : Pourquoi un Hébreu écrirait-il à d’autres Hébreux en grec ?

Si le Nouveau Testament, inspiré de Dieu, a été rédigé en grec, ceux (les Apôtres) qui ont reçus cette inspiration de Dieu l’ont-ils reçu de Dieu en grec, en hébreu ou en araméen ? Dieu qui est très précis parla t-Il en grec ?

Pourquoi Dieu parlerait-Il à un prophète Hébreu dans une autre langue que la sienne ?

Enfin terminons par une dernière question : Si Dieu inspire Ses prophètes en langues hébraïque, ne devrions-nous pas vérifier le sens de certains mots grecs du NT qui n’ont pas d’équivalent précis en araméen ou en hébreu, et qui sont encore traduits en français ou en gréco-français ?

Un trésor à découvrir : Pour ceux qui prendront la peine de faire cet exercice de retour aux sources, ils découvriront que le Dieu d’Amour est encore bien plus merveilleusement un Dieu d’Amour qu’ils ne l’avaient imaginé, et la grande majorité des fausses doctrines ou de leurs incompréhensions disparaîtront en un instant !

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