Notions

Publié le 12 octobre, 2012 | par Pleins Feux

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Interprétation du langage…

symbolique de la Bible

 L’interprétation du langage symbolique ou figuré présente des difficultés de plus d’un genre. – On pourra du reste se faire une idée générale de la nature du langage symbolique par les exemples suivants, dont l’interprétation n’est guère contestée.

 

ADULTERE, infidélité, infraction à l’alliance, symbole de l’idolâtrie, surtout chez un peuple qui a connu la vérité (Jér. , III, 8. Apoc. , II, 22).

AIRAIN, symbole de l’endurcissement stupide (Esaïe, XLVIII , 4. Jér. , VI, 28) , ou de la force et de la fermeté (Ps. CVII, 16).

ARBRES, symbole des docteurs, des autorités (Exode, XXXI, 5-9), du commun peuple (Apoc. , VII, 1 ; VIII , 7).

ARC, symbole de la bataille et de la victoire (Apoc., VI, 2) ; – quelquefois de la déception (Osée , VII, 16. Jér. , IX, 3), parce que l’arc est sujet à se rompre ou à tirer faux.

BABYLONE, symbole d’une puissance idolâtre, persécutrice de l’Eglise, s’emploie surtout en parlant de Rome païenne ou papale (Esaïe, XLVII, 12. Apoc. , XVII, 18).

BALANCE, symbole d’une exacte appréciation (Job, XXXI, 6); – ou, quand il s’agit de l’achat de denrées alimentaires, symbole de la disette et de la cherté (Lév., XXVI, 26. Ezéch. , IV, 16. Apoc. , VI, 5).

BETE, symbole d’un pouvoir usurpateur et tyrannique, ou quelquefois simplement d’un pouvoir temporel (Dan. VII, 3, 17. Exode, XXXIV, 28). Les bêtes suivantes sont spécialement mentionnées.

L’ABEILLE, symbole des rois d’Assyrie (Esaïe, VII, 18), qui sont également représentés par cet emblème dans les hiéroglyphes; quelquefois aussi, d’une manière générale , symbole d’une puissance envahissante et féroce (Deut. , 1, 41. Ps. CXVIII, 12).

Le BÉLIER, symbole des rois en général (Esaïe, XIV, 9. Zach. , X, 3, dans l’hébreu) et du roi de Perse en particulier (Dan. , VIII, 3, 4, 20).

Le BOUC, symbole des rois macédoniens, et spécialement d’Alexandre (Dan. , VIII, 5-7) ; des méchants en général (Matth., XXV, 32, 33).

Le CHEVAL, symbole des préparatifs de guerre et de conquête (Zach. , X , 3), – de la rapidité (Joel, 11, 4 ). – Aller à cheval, c’est dominer, surmonter (Deut. , XXXII, 13. Esaïe, LVIII, 14).

Le CHIEN, symbole de l’impureté et de l’apostasie ( Prov. , XXVI, 11. Philip. , III, 2. Apoc. , XXII, 15) , – de la vigilance (Esaïe, LXVI, 10).

Le CROCODILE, (hébreu) Léviathan (Job, VII, 12. Esaïe, XXVII, 11 ; LI, 9. Ezéch. , XXIX, 3 ; XXXII, 2. Ps. LXXIV, 14) , symbole de l’Egypte, et en général de tout pouvoir antichrétien (Apoc. , XI, 18 ; XIII , 1).

Le LÉOPARD, symbole d’un ennemi cruel et perfide (Esaïe, XI, 6. Jér., V, 6. Hah. , 1, 8. Dan. , VII, 6. Apoc. , XIII, 2).

Le LION, symbole d’une puissance énergique et dominatrice (2 Rois, XXIII, 33. Rom., III, 8. Dan., VII, 4 Apoc., V, 5).

L’OURS, symbole d’un ennemi aveugle, téméraire et féroce (Prov. , XVII, 12. Esaïe, XI, 7. Apoc. , XIII, 2).

Les SAUTERELLES, symbole d’une armée dévastatrice (Joël, 1, 2. Apoc. , IX; au verset 11 , leur chef est appelé Abaddon ou Apollyon, c’est-à-dire le destructeur).

Le TAUREAU, symbole d’un ennemi furieux et puissant (Ps. XXII, 12. Ezéch., XXXIX, 18); – les veaux ou jeunes taureaux (Jér., L, 27) sont les gens du commun; les étables sont les maisons et les villes.

 

BRAS, symbole de la force et du pouvoir (Ps. X, 15. Esaïe, LII, 10). – Bras étendu, c’est un pouvoir non interrompu dans son exercice.

CHARIOT, symbole de gouvernement et de protection (2 Rois, II, 12. Ps. LXXX, 8). – Esaïe, XXI, 7, se rapporte à Cyrus et à Darius, d’après Lowth ; – Zach. , VI, 1 , ce sont les quatre grandes monarchies; – Ps. LXVIII, 17. Esaïe, LXVI, 15, ce sont les armées célestes.

CHÉRUBINS. Ils sont le symbole, d’après Wemyss, de la gloire royale de Dieu; d’après Parkhust, de la Trinité et de la nature humaine de Christ; d’après Sowman, Pierce, Mackensie , des anges; d’après Taylor, de l’excellence des serviteurs de Dieu; d’après Mède, des anges, et dans l’Apocalypse des rachetés; d’après Rindi , de l’Eglise; d’après Bachr, de la création dans ce qu’elle a de plus élevé d’après le plus grand nombre, des perfections de Dieu se manifestant sous toutes les formes (voyez Gen., III, 24. Exode, XXV, 18 , 22; XXXVII, 7, 9. Lév., XVI , 2. Nomb., VII , 8, 9. 1 Rois, VI , 23; VIII, 7. 2 Chron., III, 10, 43. Ezéch.,I, 10).

CIEL et TERRE se prend dans un triple sens, invisible et moral, visible et littéral, politique. Dans ce dernier sens , le ciel est le symbole de ceux qui gouvernent; la terre, du peuple; l’ensemble, un royaume, un Etat (Esaïe, II, 15, 16; LXV, 17. Jér. , IV, 23, 24.. Matth., XXIV, 29). – Tomber du ciel, c’est perdre sa dignité les cieux ouverts, c’est une nouvelle phase dans le monde politique; Une porte ouverte dans le ciel, c’est le commencement d’un gouvernement nouveau (voyez Aggée, II, 6-22). Le soleil, ce sont les autorités supérieures ou la lune et les étoiles, secondaires (Esaïe, XXIV, 21, 23. Joël , II, 10. Apoc. XII, 4).

CLEFS, symbole de l’autorité, du droit d’ouvrir et de fermer (Esaïe, XXII, 22. Apoc. , 1, 18; III, 7; XX, 1).

CORNE, symbole de la puissance (Amos, VI, 13. Héb. Deut., XXXIII, 17; voyez Josué, XVII, 14-18. 1 Rois, XXII, 11. Michée, IV, 13), – de la dignité royale (Jér., XLVIII, 25. Dan. , VIII, 9. Apoc. , XIII, 1). Les cornes de l’autel, quand on les touchait, étaient un asile sûr (Exode, XXI, 14. Amos , III, 14. Jér. , XVII, 1). Des cornes ou des rayons sont représentés comme faisant partie de la gloire de Dieu (Deut. , XXXII, 2. Hab. , III, 4 , hébreu) ; la tradition en attribue aussi A Moïse.

COULEURS. Elles sont en général un symbole facile A saisir dans toutes les littératures:

  • NOIR représente l’angoisse et l’affliction (Job , XXX, 30. Apoc. , VI , 5-12);
  • PALE, une maladie mortelle (Apoc. , VI, 8) ;
  • ROUGE, le sang ou la victoire (Zach. , VI, 2. Apoc. , XII, 3), ou ce qui ne peut pas être effacé (Esaïe, 1, 18) ;
  • BLANC, la beauté et la sainteté, (Ecclés. , IX, 8. Apoc. , III, 1) ; le blanc brillant et éclatant était la couleur de la royauté et du sacerdoce chez les Juifs, comme le pourpre chez les Romains.

COUPE, symbole d’une luxure provocante (Apoc., XVII, 11), des rites idolâtres (1 Cor. , X, 21), de la portion qui revient à quelqu’un (Apoc. , XIV, 10 ; XVIII, 16).

COURONNE, symbole d’une autorité, déléguée (Lév. , VIII, 9), ou de l’autorité impériale et de la victoire (Apoc. , XIX, 12; grec , diadème).

CUIRASSE, tout ce qui sert à protéger les parties vitales et à jeter la terreur dans le coeur de l’ennemi (Esaïe, LIX, 17. 1 Thes. , V , 18. Apoc. , IX, 9).

EGYPTE, symbole d’un pouvoir orgueilleux et persécuteur, tel que celui de Rome (Apoc. , XI, 8).

ENCENS, symbole de la prière (Ps. CXLI, 2. Apoc. , VIII , 4. Mal. , I, 11). On le brûlait avec du feu pris de l’autel des parfums.

FEU, symbole de la Parole de Dieu (Jér. , XXIII, 29. Hah., III, 5) , de la destruction (Esaïe, XLII, 25. Zach., XIII, 9), – de la purification (Mal. , III, 2) , – de la persécution (1 Pierre, 1, 7) , – du châtiment et de la souffrance (Marc, IX, 44).

FORET, symbole d’une ville ou d’un royaume; les grands arbres en sont les chefs et les gouverneurs (Esaïe, X, 17-34; XXXII, 19. Jér. , XXI, 14; Ezéch. , XX, 16).

FRONT (caractères écrits sur le), symbole qui s’appliquait, suivant la nature (les signes écrits, à un prêtre (Lév., XIX, 28), à un serviteur ou à un soldat (voyez Apoc., XXII, 4). Les sectateurs des idoles portaient sur leur front une marque, un nom ou un nombre (Apoc. , XIII, 16).

GRENOUILLES, ennemis impurs et impudents (Apoc., XVI, 13).

HARPE, symbole de la joie et de la louange (Ps. XLIX, 5; XXXIII, 2). On s’en servait spécialement après une victoire (2 Chron. , XX, 28. Esaïe, XXX, 32. Apoc., XIV, 1, 9).

IVRESSE, symbole de la folie du péché (Jér. , LI, 7) et de l’étourdissement; de la stupéfaction produite par les jugements de Dieu (Esaïe, XXIX, 9).

LAMPE (C’est plutôt ainsi que devrait se traduire le mot chandelier de nos versions) ; symbole de la lumière, de la joie, de la vérité et du gouvernement (Apoc. , II, 5. voyez Exode, XXV , 31, 32. 1 Rois, XI, 36, c’est-à-dire il ne manquera jamais de successeurs. Ps. CXXXII, 17).

LIVRE, le livre du témoignage donné au roi était un des signes de l’inauguration de son règne (2 Rois, XI, 12). – Un livre écrit en dedans et en dehors, symbole d’une longue série d’évènements; un livre scellé, symbole du secret ; manger un livre, symbole d’une étude sérieuse et attentive (Jér. , XV, 16. Apoc., X, 9) ; le livre de vie, celui où sont enregistrés les noms des rachetés (voyez Esdras, II, 62. Apoc., III, 5) ; un livre ouvert, les préliminaires d’un jugement (Apoc. , XX, 12).

MAINS, symbole de l’action, de l’activité mains pures, mains teintes de sang, sont des figures qui se comprennent aisément (Ps. XC, 17. Job, IX, 30. 1 Tim., II, 8. Esaïe, I, 15). Laver ses mains , symbole d’expiation ou protestation d’innocence (1 Cor., VI, 11. 1 Tim., II, 8). – Symbole de puissance : la droite, place d’honneur (Marc, XVI, 19). – La main d’association , communauté de droits et de bénédictions (Gal. , II, 9). – Tendre les mains vers quelqu’un, c’est se rendre à lui en l’implorant (Ps. LXVIII, 31. 2 Chron. , XXX, 8). – Lever la main droite, c’est prêter serment (Gen. , XIV, 22. Dan. , XII , 7). – Des marques sur les mains, symbole de servitude et d’idolâtrie (Zach. , XIII, 6). Les mains placées sur la tête d’un autre, symbole d’une transmission, soit bonne, soit mauvaise, de bénédiction , d’autorité ou de culpabilité (Gen. , XLVIII, 14-20. Dan. , X, 10). La main de l’Eternel sur un prophète signifie une influence spirituelle (1 Rois, XVIII, 46. Ezéch. , 1, 3; III, 22) ; son doigt, une influence moindre; son bras, une plus grande.

MANGER, symbole de la méditation et de la communion avec la vérité (Esaïe, LV, 1, 2), – des conséquences d’une conduite antérieure (Ezéch. , XVIII, 2), – de la destruction du bonheur, de la paix ou de la propriété d’un autre (Apoc., XVII, 16. Ps. XXVII, 2).

MANNE, symbole de la nourriture céleste et immortelle (Apoc., 11, 17. Voyez Exode, XVI, 33, 34).

MARIAGE, symbole de l’union et de la fidélité dans l’alliance avec Dieu, et ainsi de la perfection (Esaïe , LIV, 1-6. Apoc., XIX, 17).

MERE, l’auteur d’une chose quelconque (Apoc. , XVII, 5) ; – une ville, dont les habitants sont par conséquent ses enfants (2 Sam., XX, 19. Esaïe, XLIX, 23) ; – une métropole, dont les villes environnantes sont les enfants (Esaïe, L, 1. Osée, II, 2, 5) ; – l’Eglise du Nouveau-Testament (Gal. , IV, 26).

MESURES et PARTAGES, symbole de la conquête et de l’occupation (Esaïe, LIII, 12. Zach. , II, 2. Amos, VII, 17). Partager de nouveau, c’est reprendre possession.

MOISSONS époque de destruction (Jér., II, 33. Esaïe, XVII, 5. Apoc., XIV, 14-18); la faucille représente les moyens de destruction (Joël, III, 13) ; – époque de l’entière délivrance, alors que les bons seront recueillis; ainsi (d’après Horsley) Osée, VI, 11 le champ de travail de l’Eglise (Matth., IX, 26).

MONTAGNE symbole de grandeur et de stabilité (Esaïe, II, 2. Dan., II, 35).

PIERRES PRÉCIEUSES, symbole de magnificence, de beauté et de variété. Chaque pierre avait une signification particulière ; suivant les Hébreux, l’améthyste procurait des songes, le diamant était le symbole, de la dureté.

POISSONS, les conducteurs du peuple (Esaïe, XXIX, 4, 5. Hah., I, 14).

PREMIERS-NÉS, symbole de Jésus-Christ. Ils avaient l’autorité sur leurs frères plus jeunes (Gen. , XX, 37). Ils étaient les prêtres de la famille (Exode, XXIV, 5), – ils étaient consacrés à Dieu (Exode, XIII, 1 , 13) , et sanctifiaient leur famille en acceptant cette consécration. Ils avaient une double part d’héritage ( Deut. , XXI, 17 , cf. Héb. , II, 10, 11 ; III, 1. Col., I, 12).

RAISINS MURS, Symbole d’un peuple prêt pour le châtiment (Apoc. , XIV, 18) ; – glanés, grappillés, symbole d’un peuple emmené en captivité (Jér. , LII , 28-32).

SOUFRE symbole de tourments (Job, XVIII, 15. Ps. XI, 6. Apoc., XIV, 10 ; XX, 10).

TREMBLEMENT DE TERRE, symbole d’une violente agitation politique ou sociale (Joël, II, 10. Aggée, II, 21. Apoc. , VI, 12).

TROMPETTE, signes précurseurs d’importants évènements (Apoc., VIII, 6, etc.).

VENT, agitation de l’air, symbole de violentes commotions ; les vents retenus, symbole de tranquillité (Apoc. , XVII, 1).

VETEMENTS, symbole de qualités intérieures et morales; des vêtements blancs, symbole de pureté, de sainteté (Ps. LI, 7), de bonheur (Esaïe, LII, 1. Apoc., III, 4. Zach., III, 3). Donner des vêtements était un signe de faveur et d’amitié (1 Sam., XVII, 4).

VIERGES, c’est-à-dire des serviteurs fidèles non souillés par l’idolâtrie (Apoc., XIV, 4)

VIGNE, symbole d’une luxuriante fécondité (Jér., II, 21. Osée, XIV, 7. Apoc., XIV, 18). – Vendange, symbole de destruction (Apoc., XIV, 19).

YEUX, symbole de connaissance, de gloire, de fidélité (Zach. , IV, 10) , de gouvernement (Nomb., X, 31). Le mauvais oeil signifie l’envie; le bon, la libéralité, la miséricorde.

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