Publié le 13 février, 2013 | par Sentinelle

LE PAPE ANNONCE SA RETRAITE

Le 12 février 2013

Le pape Benoît XVI a surpris tout le monde en annonçant qu’il allait se retirer à la fin de ce mois-ci parce qu’il est trop âgé et frêle pour faire face aux exigences de son ministère.

Le pontife âgé de 85 ans, d’origine allemande, qui a été élu en 2005, mais, a vu l’Église Catholique secouée par une série de scandales d’abus d’enfants au cours de son règne, va devenir le premier pape à se retirer depuis le Moyen Âge.

Le Vatican affirme que son successeur sera élu par un conclave des cardinaux avant le dimanche de Pâques du 31 mars.

Qu’est-ce qui se passe maintenant ? Le choix d’un nouveau pape

Benoît, salué comme un héros par les catholiques conservateurs, mais, considéré avec suspicion par les libéraux, a dit qu’il avait remarqué que sa force s’était détériorée au cours des derniers mois.

« Je suis arrivé à la certitude que mes forces, en raison d’un âge avancé, ne sont plus adaptées à un exercice adéquat du ministère pétrinien, » a dit le vieil homme âgé de 85 ans dans un discours prononcé en latin lors d’une réunion des cardinaux au Vatican.

Profil du Pape Benoît XVI

 

  • Né Joseph Ratzinger le 16 avril 1927 dans la région de la Bavière, en Allemagne.
  • Le père, également nommé Joseph, était un policier.
  • Tenu d’adhérer à la Jeunesse Hitlérienne à l’âge de 14 ans.
  • Formé comme artilleur anti-aérien et a été brièvement fait prisonnier en 1945.
  • Ordonné prêtre en 1951, il a enseigné la théologie dans plusieurs universités.
  • Nommé 265ième pape le 19 avril 2005.
  • Le premier pape à abdiquer depuis le Pape Grégoire XII en 1415.

Vêtu d’habits rouges et avec la voix à peine audible, pendant qu’il lisait un texte écrit, le pape a fait l’annonce qu’il démissionnerait le 28 février dans une salle de sa résidence, le Palais apostolique à côté de la place Saint-Pierre.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a dit s’attendre à un conclave de cardinaux qui se tiendrait en mars, entre 15 ou 20 jours après la démission et un nouveau pape élu avant le dimanche de Pâques.

« Le pape nous a pris un peu par surprise », a déclaré Federico Lombardi lors d’une conférence de presse organisée à la hâte.

Il a souligné que la décision du pape était la sienne et qu’elle avait été « bien réfléchie » et « qu’il n’y avait pas de maladie qui y avait contribuée ».

Benoît XVI, qui a souvent utilisé une plate-forme mobile pour se déplacer autour de la basilique Saint-Pierre, lors de services religieux, avait laissé entendre dans un livre d’entretiens en 2010 qu’il pourrait démissionner s’il sentait qu’il n’était plus en mesure de s’acquitter de ses fonctions.

Le pape souffre d’arthrite, il a eu un accident vasculaire cérébral alors qu’il était encore cardinal, et il s’est cassé un poignet quand il a glissé dans son bain en 2009.

Le cardinal Angelo Sodano, qui était à la réunion historique alors que le pape faisait son annonce, l’a décrit comme un « un coup de foudre dans un ciel bleu clair ».

Il est à noter que la foudre a frappée véritablement le Vatican le 10 février 2013, journée même de l’annonce faite par le pape de sa renonciation à ses fonctions.

Chronologie : L’héritage du Pape Benoît XVI

Le frère de Benoît XVI, Georg Ratzinger, a dit qu’il savait « depuis quelques mois » qu’il avait l’intention de démissionner et qu’il « sentait le poids de son âge ».

Dans un communiqué, le pape a dit que pour gouverner […] à la fois la force de l’esprit et du corps sont nécessaires, une force qui, dans les derniers mois, s’est détériorée dans la mesure où j’ai dû reconnaître mon incapacité à remplir adéquatement le ministère qui m’a été confié ».

« Pour cette raison, et bien conscient de la gravité de cet acte et en toute liberté, je déclare que je renonce au ministère d’Évêque de Rome et de Successeur de Saint Pierre », a-t-il dit.

« Le Siège de Rome, le Siège de Saint Pierre, sera vacant et un conclave pour élire le nouveau Pontife Suprême devra être convoqué par ceux qui en possèdent les compétences. »

Le pape a dit qu’il servirait l’Église avec dévotion à travers une vie consacrée à la prière après son départ à la retraite.

La tâche de choisir un nouveau pape se trouve entre les mains d’un conclave de cardinaux qui se réuniront en secret dans la chapelle Sixtine.

Il y a eu de plus en plus de pressions sur l’Église pour qu’elle choisisse un pape du monde en développement afin de mieux refléter l’endroit où la plupart des catholiques vivent et où l’Église est en pleine croissance.

« Il serait peut-être temps pour un pape noir, ou un jaune, ou un rouge, ou un latino-américain », a dit l’Archevêque du Guatemala, Oscar Julio Vian Morales.

Le seul autre pape à avoir démissionné parce qu’il se sentait incapable de remplir ses fonctions était Célestin V en 1294, un ermite qui a démissionné après seulement quelques mois en fonction en disant qu’il aspirait à une vie plus simple et qu’il n’était pas physiquement apte pour la fonction.

En 1415, Grégoire XII a démissionné dans le but de mettre fin au « Grand Schisme d’Occident », lorsque deux prétendants rivaux se sont déclarés papes à Pise et à Avignon, et menaçaient de déchirer le catholicisme romain.

Le leadership du pape de 1,2 milliard de catholiques a été en proie à une crise d’abus sexuels sur les enfants qui a terni l’Église, une allocution dans laquelle il a insulté les musulmans et un scandale sur la fuite de ses papiers privés par son majordome personnel.

Avant son élection comme pape, l’ancien cardinal Joseph Ratzinger était connu par des épithètes telles que « Le Rottweiler de Dieu » en raison de ses prises de position sur des questions théologiques.

Mais, après plusieurs années dans son nouveau poste, il a démontré que non seulement il ne mordait pas, mais, il réussissait à peine à japper.

Ces derniers mois, le pape semblait de plus en plus fragile en public, et il était parfois aidé pour marcher par ceux qui l’entouraient.

Le plus haut dirigeant catholique d’Australie, l’Archevêque de Sydney, George Pell, a déclaré que la décision du pape était venue comme une surprise, et il l’a remercié pour son leadership et son service dévoué.

« Benoît XVI a toujours aimé l’Église, et il a travaillé fort pour faire ce qui était le mieux pour elle », a-t-il dit.

Le Vatican au ralenti

Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré qu’il était « ému » par les nouvelles, tandis que le grand rabbin d’Israël a félicité Benoît pour ses actions interreligieuses et lui a souhaité une bonne santé.

Élu à la papauté le 19 avril 2005, alors qu’il était âgé de 78 ans, 20 ans de plus que son prédécesseur Jean-Paul lors de son élection, il a régné sur un Vatican à un rythme plus lent, plus cérébral et moins impulsif.

Mais, tandis que les conservateurs l’ont acclamé pour avoir tenté de réaffirmer l’identité catholique traditionnelle, ses détracteurs l’ont accusé de revenir en arrière sur les réformes de près d’un demi-siècle et de tuer le dialogue avec les musulmans, les Juifs et les autres chrétiens.

Sous la douceur de l’Allemand, son attitude a démontré une intelligence d’acier prête à disséquer des ouvrages théologiques pour leur pureté dogmatique et à débattre farouchement contre les dissidents.

Après être apparu mal à l’aise sous les projecteurs au début, il a commencé à se sentir à l’aise dans sa nouvelle fonction et a démontré qu’il avait l’intention d’être pape selon sa personnalité.

Malgré un grand respect pour son charismatique prédécesseur voyageur, qu’il a mis sur la voie rapide vers la sainteté et qu’il a béatifié en 2011, ses aides ont déclaré qu’il était déterminé à ne pas changer sa manière tranquille afin d’imiter le style de Jean-Paul II.

Professionnel, calme, qui se détendait en jouant du piano, il a réussi à montrer au monde le côté doux de l’homme qui était le chef exécuteur de la doctrine du Vatican pendant près d’un quart de siècle.

Premier pape allemand depuis quelque 1,000 ans et le deuxième non-italien de suite, il a voyagé régulièrement, faisant environ quatre voyages à l’étranger par année, mais, n’a jamais réussi à attirer les foules océaniques de son prédécesseur.

Série de scandales

Les scandales d’abus d’enfants ont beaucoup perturbé son pontificat. Il a ordonné une enquête officielle sur les abus en Irlande, ce qui a conduit à la démission de plusieurs évêques.

Un scandale d’une source beaucoup plus proche de lui a frappé en 2012 lorsque le majordome du pape, chargé de l’habiller et de lui apporter les repas, s’est révélé être la source de fuites de documents alléguant la corruption dans les transactions commerciales du Vatican, provoquant un tollé international.

Il a confronté le passé de son propre pays quand il a visité le camp de la mort nazi d’Auschwitz.

S’appelant lui-même « un fils de l’Allemagne », il a prié et demandé pourquoi Dieu est resté silencieux quand 1,5 millions de victimes, pour la plupart des Juifs, moururent au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Ratzinger a servi dans les Jeunesses Hitlériennes pendant la Seconde Guerre Mondiale quand l’adhésion des jeunes était obligatoire. Il n’a jamais été membre du parti nazi et sa famille s’opposait au régime d’Adolf Hitler.

Mais, son voyage en Allemagne a également suscité la première grande crise de son pontificat. Lors d’une conférence universitaire, il a cité un empereur byzantin du 14ième siècle en disant que l’Islam n’avait apporté que le mal dans le monde et qu’il s’était répandu par l’épée.

Après des protestations qui comprenaient des attaques contre des églises au Moyen-Orient et l’assassinat d’une religieuse en Somalie, le pape a dit plus tard qu’il regrettait tout malentendu provoqué par son discours.

Dans un geste qui a été largement perçu comme conciliant, à la fin de 2006, il a fait un voyage historique an Turquie à majorité musulmane et a prié dans la mosquée bleue d’Istanbul avec un mufti turc.

Mais, quelques mois plus tard, l’ancien président iranien Mohammad Khatami a rencontré le pape et lui a dit que les blessures entre les chrétiens et les musulmans étaient encore « très profondes » à la suite de son discours de Regensburg.

L’annonce complète de Benoît XVI :

Chers frères,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire, non seulement pour les trois canonisations, mais aussi pour vous communiquer une décision d’une grande importance pour la vie de l’Église.

Après avoir examiné à plusieurs reprises ma conscience devant Dieu, je suis arrivé à la certitude que mes forces, en raison d’un âge avancé, ne sont plus adaptées pour un exercice adéquat du ministère pétrinien.

Je suis bien conscient que ce ministère, en raison de sa nature spirituelle essentielle, doit être effectuée non seulement en paroles et en actes, mais, non moins par la prière et la souffrance.

Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, en proie à tant de changements rapides et secoué par des questions de profonde pertinence pour la vie de la foi, afin de gouverner la barque de Saint Pierre et de proclamer l’Évangile, à la fois la force de l’esprit et du corps sont nécessaires, une force qui, dans les derniers mois, s’est détériorée en moi dans la mesure où j’ai dû reconnaître mon incapacité à accomplir adéquatement le ministère qui m’a été confié.

Pour cette raison, et bien conscient de la gravité de cet acte, je déclare en toute liberté que je renonce au ministère d’Évêque de Rome, de Successeur de Saint Pierre, qui m’a été confié par les Cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte, qu’à partir du 28 février 2013, à 20:00 heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint Pierre, sera vacant et un conclave pour élire le nouveau Pontife Suprême devra être convoqué par ceux qui en ont la compétence.

Chers frères, je vous remercie très sincèrement pour tout l’amour et le travail avec lequel vous m’avez soutenu dans mon ministère et je vous demande pardon pour tous mes défauts.

Et maintenant, nous confions la Sainte Église aux bons soins de Notre Pasteur Suprême, Notre Seigneur Jésus-Christ, et nous implorons sa Sainte Mère Marie, afin qu’elle puisse aider les Pères Cardinaux avec sa sollicitude maternelle à l’élection d’un nouveau pontife suprême. En ce qui me concerne, je voudrais également servir avec dévotion la Sainte Église de Dieu à l’avenir à travers une vie consacrée à la prière.

Du Vatican, le 10 février 2013

Benedictus PP XVI

http://www.abc.net.au/news/2013-02-11/pope-benedict-to-resign/4513244

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

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