Études

Publié le 15 juillet, 2012 | par Pleins Feux

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Pourquoi le premier empire mondial a-t-il disparu?

L’archéologie nous donne un compte-rendu étonnant du Moyen-Orient et de l’histoire biblique.
Édition de décembre 2011

Qui ne voudrait pas vivre dans une terre tellement verte, avec un sol tellement riche, un climat tellement propice à l’agriculture, que la prospérité serait garantie ?

Un tel endroit a déjà existé. C’était la Mésopotamie, le Croissant Fertile, pendant ses premiers jours.

Les gens vivaient comme des familles. Les familles fondèrent des villages qui sont devenus des villes. La nourriture était abondante et facile à trouver. La population s’épanouissait. Il n’y avait aucun besoin de conflit.

Pourtant, un homme né dans ce paradis idyllique a tout changé pour toujours.

Il y a environ 4,300 ans, un puissant tyran a forcé les peuples de cette région à se plier à ses règles. Ses armées ont défilé à partir des métropoles cosmopolites géantes du Tigre et de l’Euphrate, vers les centres exportateurs de produits agricoles dans le nord de la Syrie, jusqu’aux enclaves méditerranéennes de l’actuel Liban. Toutes les villes, les unes après les autres, se sont alliées avec lui ou ont succombé à ses armées en marche.

C’était le roi des Akkadiens, c’est ainsi que le premier dictateur et le premier empire du monde ont apparus.
Les Akkadiens étaient un peuple agressif et expansif qui a assimilé les Sumériens et étaient bien connus pour déclencher des guerres avec les territoires avoisinants. À leur apogée, ils régnaient sur toute la région englobant le Tigre et l’Euphrate, les régions du nord et de l’ouest de la Syrie actuelle et le secteur sud de la vallée du Jourdain et de l’Israël de nos jours. Des villes célèbres, comme celles énumérées dans Genèse 10:10 (Babel, Érech, Accad et Calnéh), appartenaient toutes aux Akkadiens.

Le succès de cet empire a marqué un tournant considérable dans l’histoire de l’humanité. Et il détient une leçon pour aujourd’hui qui est plus pertinente que jamais.

Un trésor de l’antiquité

L’ancienne cité de Tel Qarqur au nord-ouest de la Syrie est actuellement l’épicentre des découvertes archéologiques pour cette période humaine. Pendant les trois dernières décennies, les archéologues y ont fait des fouilles et le tout ressemble à une énorme pile de déchets. Cet énorme monticule de gravats est un trésor unique. C’est une fenêtre sur le passé.

Tel Qarqur a une histoire étonnante. Par exemple, en 1861, sur un site en Turquie, les archéologues ont déterré le désormais célèbre monolithe de Kurkh. Le grand monument de pierre décrit Tel Qarqur comme le site d’une grande bataille entre Salmanasar, roi d’Assyrie, et une alliance de 12 rois côtiers. Inclus dans la liste des rois, il y avait Ben Hadad de Damas et « Achab l’Israélite », tous les deux dans les récits bibliques. Selon le texte de la pierre, les forces du roi Achab de 2,000 chars et de 10,000 soldats étaient le deuxième plus grand contingent au sein de la résistance opposée aux Assyriens.

Bien que cette bataille spécifique ne soit pas racontée dans la Bible, l’association d’Achab avec Ben Hadad y est. Dans 1 Rois 20, la Bible décrit comment Dieu est miraculeusement intervenu afin d’aider Achab à complètement détruire deux des plus grandes armées d’invasion de Ben Hadad. Après que Ben Hadad eut humblement supplié Achab d’épargner sa vie, Achab a fait un traité avec lui et l’a libéré. Il est alors très probable que les deux rois aient uni leurs forces afin de lutter contre les Assyriens.

Mais, l’ancienne ville de Tel Qarqur était également célèbre pour son histoire primitive encore plus fascinante.

Effondrement d’une civilisation antique

Au cours des années de fouilles sur ce site syrien, les archéologues ont découvert de grandes fortifications, un complexe de temples, des bains, des petites figurines décoratives et divers types de poteries. Aujourd’hui, en utilisant un radar pénétrant le sol, les scientifiques documentent l’existence de grandes structures tentaculaires résidentielles et d’autres structures qui entourent le centre de la ville.

Ces trouvailles ne sont pas vraiment inhabituelles. Mais, ce qui les rend tellement uniques dans la fouille de Tel Qarqur, c’est le fait qu’elles soient datées à 4,200 ans.

La datation de 4,200 ans est très intéressante pour trois raisons. Tout d’abord, les scientifiques font remarquer qu’il y a 4,200 années, les civilisations anciennes dans presque la totalité du Moyen Orient ont expérimenté un effondrement soudain et dramatique. Ce fut un temps de dépeuplement et de migrations de grandes masses, puisque les personnes se sont dirigées dans n’importe quelle direction possible.

« Ce fut l’abandon généralisé de la plupart des plus grands sites archéologiques et des villes antiques de la région, et aussi d’un grand nombre de petits sites », explique Jesse Casana, professeur en anthropologie à l’Université de l’Arkansas. Harvey Weiss, professeur en archéologie du Proche-Orient à l’Université Yale, va encore plus loin, en déclarant que « les abandons sont évidents sur les sites de presque toutes les fouilles de cette période à travers les plaines du Chabor et de l’Assyrie. »

C’est peu après cette époque que l’empire Akkadien s’est désintégré.

Il y a seulement 4,300 années, la région fertile de la Mésopotamie était dominée par les Akkadiens. Toutefois, une centaine d’années plus tard, « les nouveaux citadins de la région ont brusquement quitté leurs maisons et se sont enfuis vers le sud, abandonnant les villes pour les siècles à venir » (Discover, Mars 1998).

Ainsi, pendant près de 100 ans, l’empire Akkadien a prospéré. Ensuite, il s’est mystérieusement et soudainement effondré, et les villes ont été abandonnées.

Tel Qarqur, pour une raison quelconque, a été une exception à la règle, en croissant de plus en plus et même s’étendant.

Pendant de nombreuses années, les scientifiques ont été intrigués par l’effondrement de l’empire Akkadien. Certains l’ont attribué à la désintégration politique ou à des administrateurs incompétents. D’autres ont émis l’hypothèse d’invasions par des tribus hostiles ou aux perturbations des routes commerciales. Mais, la plupart du temps, les scientifiques n’ont jamais vraiment compris ce qui a provoqué à cet empire en pleine expansion un déclin aussi dramatique de sa population, et pourquoi ceci a conduit à l’abandon pur et simple des grosses villes autrefois prospères dans toute la région.

Aujourd’hui, certains scientifiques ont une autre théorie pour ce qui a provoqué un effondrement aussi rapide de l’empire Akkadien. C’est la deuxième raison pour laquelle la datation de 4,200 années est tellement intéressante.

La théorie des scientifiques

Les scientifiques sont en train de découvrir qu’il y a environ 4,200 ans, le Moyen-Orient a été soudainement secoué par une sécheresse généralisée, une sécheresse qui a provoqué la fuite des gens des attaques des vents chauds et des tempêtes de poussière. Ces conditions de sécheresse auraient duré environ 300 ans.

Weiss affirme : « qu’il y a 4,200 années, il s’est produit un changement climatique brusque, une sécheresse brutale et une déviation brusque des vents méditerranéens de l’ouest qui transportent l’air humide dans les régions orientales de la Méditerranée. » Les pluies ont été réduites de quelque part entre 30 et 50 pour cent.

A Tell Leilan, une ancienne ville dans le nord de l’Irak, les archéologues ont déterré des preuves spectaculaires de cette sécheresse massive.

Il y a 4,300 ans, Tell Leilan était une ville prospère. Sa population était en expansion et son influence dans le secteur agricole au nord en croissance. Puis, à un certain moment au cours des quelques prochaines centaines d’années, quelque chose de très intéressant s’est produit, non seulement à Tell Leilan, mais aussi à Ninive et à de nombreuses autres villes à travers le Croissant Fertile où les premières fortifications des villes ont été construites.

Les Akkadiens étaient bien connus pour la construction de villes fortifiées. Et, à Tell Leilan, les murs d’enceinte étaient énormes. Il y avait des murs intérieurs et des murs extérieurs, chacun ayant 8 mètres d’épaisseur, assez larges pour que deux charrettes tirées par des chevaux puissent passer côte à côte sur le dessus.

Ces murs géants étaient un signe non seulement d’une prospérité économique, de récoltes abondantes et d’une population en pleine expansion, mais aussi d’une stratification politique et de menace de guerres.

Pourtant, aussi grand que puissent être les murs de Tell Leilan, ils ne pouvaient rien faire pour protéger la ville de la sécheresse.

Aux environs de 4,200 ans, Tell Leilan a été brusquement et complètement abandonnée et ses grands murs recouverts de débris. Mais, pas par n’importe quel débris : Les archéologues notent que les structures de la ville, y compris les murs, sont recouvertes de 3 pieds d’une poussière extrêmement fine poussée par le vent. Et, ces couches de poussière ne contiennent aucune trace d’habitation humaine pour les siècles à venir. Une grande partie de la poussière ne contient également très peu de preuves, ou aucune preuve, d’activité de lombrics. Ces deux facteurs indiquent une période de limitations très sévères d’eaux.

« Ces données définissent les effets d’un changement climatique brusque aux environs de 2,200 avant Jésus-Christ, à savoir un effondrement impérial, une désertion régionale et une dislocation à grande échelle des populations », explique Wiess.

C’est cette tendance à l’assèchement qui a provoqué l’effondrement de la société agricole basée sur les pluies des Akkadiens, affirme Weiss. Et, même des villes comme Ur, qui pratiquaient l’irrigation des cultures, auraient été touchées parce que leurs grandes populations les rendaient dépendants des importations alimentaires des villes alliées du nord, comme Ninive.

Avec la chute de la production alimentaire, les populations ont été obligées de migrer ailleurs. C’est pourquoi de nombreuses preuves archéologiques montrent que les villes de la région ont été abandonnées et dépeuplées pendant les 300 années suivantes.

Cette sécheresse est documentée dans Genèse 12, où Abraham aurait quitté la terre de Canaan pour voyager jusqu’en Égypte, car « la famine était dure dans le pays ».

Cependant, certains scientifiques ne sont pas convaincus que les changements climatiques soient la principale cause de l’effondrement des villes du Moyen-Orient. La sagesse conventionnelle veut que ces civilisations, avec leurs grandes structures pour emmagasiner les céréales, leurs systèmes commerciaux avancés et leurs institutions gouvernementales et fiscales, serait à l’abri ou, tout au moins, très résistant aux catastrophes naturelles. Et d’ailleurs, si la sécheresse avait été la cause principale, pourquoi toutes ces villes se sont-elles effondrées aussi brusquement ?

La réponse de la Bible

Ce que ces chercheurs, et même Harvey Weiss, ne comprennent pas, c’est qu’il y avait une autre force peut-être encore plus puissante pour que les gens abandonnent les villes Akkadiennes, il y a 4,200 années.

Les érudits de la Bible savent que quelque chose de dramatique et de soudain est survenu aux environs de cette époque.

Peu de temps après le déluge, un homme nommé Nimrod est devenu le premier empereur du monde et son premier dictateur. La date exacte du règle de Nimrod a été conservée par les historiens romains. Velleius Paterculus cite une source plus ancienne dans son livre, Histoire Romaine, en disant : « Entre cette époque [l’époque où Rome a conquis Philippe, roi de Macédoine] et le début du règne de Ninus [autre nom pour Nimrod], roi des Assyriens, qui a été le premier à détenir le pouvoir mondial, se trouve un intervalle de 1,995 années. »

Assyriens était un nom romain pour les gens qui régnaient sur le nord de la Syrie et de l’Irak ; Les mêmes personnes que les savants appellent aujourd’hui les Akkadiens.

Puisque Philippe a été conquis vers 197 avant Jésus-Christ (à la bataille de Cynocéphales), Nimrod a probablement commencé son règne aux alentours de 2,192 avant Jésus-Christ, ou un peu plus de 4,200 ans. Mais, comme le Compendium de l’Histoire Mondiale par Herman L. Hoeh le mentionne, Nimrod exerçait vraiment le pouvoir encore plus tôt, en collaboration avec son père, Cush.

La Bible rapporte également comment ce premier empereur s’est emparé du pouvoir. Le Croissant Fertile était très productif, mais, comme enregistré dans la Genèse, les animaux sauvages étaient à l’origine de nombreux problèmes. Parce que les armes de la population à l’époque étaient tellement primitives et que certaines grandes espèces d’animaux qui ont depuis disparu existaient, il y avait un grand danger pour la vie des gens.

Nimrod, un chasseur de renom, a organisé les gens ensemble pour se protéger contre les bêtes féroces.

Toutefois, Nimrod a décidé il y avait une meilleure façon de protéger la population contre les animaux sauvages que de les combattre continuellement : C’était de construire des murs défensifs autour de leurs villes. Ainsi, les personnes étaient protégées, et Nimrod était en mesure de régner sur eux. Cet arrangement a été agréable au peuple : « Puis ils se dirent : Bâtissons-nous une ville…. et faisons-nous un nom célèbre, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la surface de la terre. » (Genèse 11:4)

«Non seulement les gens se protégeaient eux-mêmes des animaux sauvages en construisant une ville fortifiée, mais établissaient également leur propre autorité, « ..faisons-nous un nom célèbre ». Herbert W. Armstrong a écrit dans son livre, Mystère des Ages: « Ce devait être le lieu central de l’autorité de l’humanité, la nécessité de leur obéissance à Dieu n’allait pas être reconnue ! Nimrod était leur chef. Ils ont également construit une tour dont le sommet devait « atteindre le ciel ». Avec une tour aussi élevée, ils pouvaient désormais faire ce qu’ils voulaient, même désobéir à Dieu et être toujours à l’abri de Son châtiment qui avait noyé les habitants de la Terre auparavant. Ce fut le premier acte de rébellion ouverte de l’humanité contre Dieu après le déluge ; Ils pensaient s’être placés eux-mêmes hors de portée de Dieu s’ils voulaient lui désobéir. Comme Satan, ils ont pensé que s’ils pouvaient « monter au-dessus des hauteurs des nuées », ils pourraient « être comme le Très-Haut ». (Ésaïe 14:14)

Alors, pourquoi la Bible dit-elle que l’Empire Akkadien, qui était en réalité l’empire de Nimrod, s’est effondré aussi soudainement ?

Confirmant le récit biblique

Durant les jours de Nimrod, tout le monde parlait la même langue (Genèse 11:1). Ainsi, la société et la technologie avançait à un rythme rapide, mais ce n’étaient pas des bonnes avancées. Genèse 11:6 dit : « Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; Maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. »

Alors, qu’a fait Dieu ? « Allons ! Descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; Et ils cessèrent de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. » (Genèse 11:7-9)

Comme la Bible le révèle, Dieu était derrière la dispersion des Akkadiens. Dieu a changé les langages du peuple, afin de les amener à migrer loin des nombreuses villes centrales du Croissant Fertile. Dieu a voulu ralentir la progression humaine de peur que l’humanité atteigne trop rapidement le point où, si le Christ n’intervenait pas directement, toute vie serait détruite. (Matthieu 24:22)

Dans une situation dans laquelle les langues sont soudainement changées, il n’est pas difficile d’imaginer l’effondrement rapide des institutions sociales, politiques et économiques. Les villes seraient rapidement devenues ingérables. L’apparition d’une sécheresse aurait seulement hâté l’exode et empêché le retour.

Une fois encore, l’archéologie confirme le récit biblique de l’histoire. Nimrod, la dispersion du peuple, et donc, l’authenticité de la Bible est confirmée par la science, même si la plupart des scientifiques ne le réalisent pas.

Mais, si la Bible est un document historique confirmé et vérifié, ne devrions-nous pas prêter attention à ce qu’elle dit ? Ne devrions-nous pas apprendre quelque chose de la leçon de Nimrod ?

Aujourd’hui, la science et la technologie font des progrès énormes. Mais, la méchanceté de la société augmente à un rythme encore plus rapide. La science nous a donné le télescope Hubble, avec lequel nous pouvons voir l’univers, qui, révélé dans la Bible, promet un avenir incroyable pour l’humanité, mais, en même temps, la science nous a également donné la bombe nucléaire.

Nimrod savait que la désobéissance conduisait finalement à des destructions semblables au déluge. Il a eu l’idée farfelue de chercher à éviter les conséquences du péché par la construction d’une tour tellement haute que l’eau ne pourrait jamais la recouvrir.

Quatre milles deux cents ans après Nimrod, l’humanité n’a toujours pas appris sa leçon et fait de nouveau face une destruction mondiale.

http://www.thetrumpet.com/?q=8715.0.139.0

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