Notions

Publié le 14 octobre, 2012 | par Pleins Feux

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Quelques termes du vocabulaire…

biblique

 

Adoration /Adorer

En hébreu shachah se prosterner, se courber, abaisser, abattre.

L’expression signifie littéralement porter à la bouche (« ad os ») en un geste craintif de vénération. Geste réprouvé de Dieu, et qui s’appliquait à l’origine aux statues des idoles.

Nous retrouvons neuf fois ce mot dans l’Ancienne Alliance (AT) dans le sens d’une interdiction d’adorer des Idoles (7 fois dans le livre de Daniel et deux fois dans celui d’Esaïe.) Et nous ne retrouvons que 2 fois une allusion à l’adoration de Dieu en Esaïe 22 :5 et en Daniel 3 :28.

Dans la nouvelle Alliance (NT) nous retrouvons de nombreuses fois ce mot, pour exprimer l’immense respect, et le profond amour des enfants de Dieu envers leur Père céleste.

En grec c’est le mot proskuneo qui se traduit par : Se prosterner, baiser les pieds ou la main de quelqu’un, en signe de révérence craintive devant un pouvoir de vie et de mort.

Alléluia

Nombreux sont ceux qui traduisent par « gloire à Dieu ». Mais en décomposant ce mot hébreu on discerne mieux son sens intégral tellement plus riche. Allélu vient du mot hillah qui signifie «louer et rendre gloire» et du mot halal qui signifie «vanter, célébrer». Le début est donc correct, mais le son ia ne signifie absolument pas Dieu car Dieu se dit EL en hébreu.

Le son « ia » qui devrait s’écrire YAH est la contraction du nom de Dieu qui est Yahvé. 

Dans les bonnes traductions de la bible comme celle de J.N. Darby, nous trouvons à la fin de nombreux Psaumes les mots « Louez Jah » qui devraient s’écrire « Louez YAH », car le son J n’existe pas en hébreu.  Alléluya signifie donc : Louanges au Dieu Yahvé.

Alliance

En hébreu ce mot est Beriyth qui se traduit par « un pacte, un mariage ou un contrat. » Ce mot dérive du verbe barah qui signifie «donner à manger, un remède, ou un réconfort à un malade. » En grec c’est le mot diathéké qui signifie un pacte ou un contrat, et plus encore un contrat de mariage.

Âme

Traduit de l’hébreu néphèsh qui se traduit par « Une personne, la vie, créature, ce qui respire, le souffle, l’être intérieur ».

En grec psychè qui se traduit par « vie, une personne, quiconque, esprit, coeur, un être ».

Amen

Le mot hébreu Amen (racine aman) est bien explicite, car il exprime l’approbation consciente d’une expression, d’un discours ou de prières, qui expriment une Vérité.

Ce n’est absolument pas une sorte d’invocation ou un de voeu pieux ! L’Apôtre Jean, désignait le Christ comme «le témoin fidèle» et «l’Amen véritable» (Apocalypse .3 :14)

Le mot hébreu emuwnah est construit sur le mot « Amen », courant dans le langage des croyants. Il désigne quelque chose qui est stable, certain, de tangible. On le traduit aussi par “Ainsi soit-il” Ou « Que les choses dont nous parlons s’accomplissent ! »

Le détail supplémentaire de la signification est quelles s’accomplissent par la puissance de Dieu, mais aussi dans ma vie par ma détermination à la mettre en pratique, ce qui est beaucoup plus impliquant. André Chouraqui traduit ce mot amen par «J’adhère »

Ange 

Du latin angelus, du grec aggelos. En l’hébreu maleak qui signifie « messager ».

N’allons donc pas toujours chercher dans le céleste ce qui est terrestre. Les anges du ciel font leur travail, mais Dieu peut, envoyer un homme bien en chair pour nous donner un message de sa part. Parfois il utilise les plus faibles ou plus petits des hommes, pour nous faire comprendre les plus grandes vérités. Faut-il encore reconnaître leur qualité de maleak.

Alpha et Omega

Première et dernière lettre de l’alphabet Grec.

En réalité Yéchoua ha Mashiah (Jésus-Christ), qui parlait le plus souvent Araméen n’a probablement jamais dit en Apocalypse 1:8,  21:6 et 22:3  «Je suis l’Alpha et l’Oméga». En effet, il serait étonnant que Dieu dans son ciel de gloire utilise une langue autre que l’hébreu pour inspirer un hébreu comme l’Apôtre Jean. Il est très improbable que le Dieu trois fois Saint ait utilisé la langue d’un peuple idolâtre.

En réalité le Mashiah (le Christ) a plus certainement dit à Jean « je suis l’Aleph et le Thaw » lettres qui ont une signification beaucoup plus riche.

Aleph représente symboliquement (le premier, le maître et un taureau) et le Thaw représente symboliquement (une marque, un signe, une croix).

Christ a donc dit : « Je suis le premier et le dernier », mais aussi « Je suis le maître qui est mort sur la croix. Croix qui est le signe de votre délivrance ». C’est quand même beaucoup plus beau !

Apôtre

Du latin apostolus, du grec apostolos qui traduisent le verbe hébreu schalach signifiant «envoyer». Il s’agit plus simplement d’un serviteur de Dieu attentif à la voix de l’Esprit de Dieu, appelé et envoyé par Dieu pour une mission particulière.

Bénédiction

De l’hébreu berakah, du grec eulogi, du latin benedictio. Bénir signifie «dire du bien»

Le premier qui bénit, c’est Dieu. Il est aussi le premier à être béni.

Les bénédictions s’adressent d’abord aux personnes et consistent à bénir Dieu pour l’oeuvre qu’il peut réaliser à travers elles. Donnée, elle ne peut se reprendre, comme l’illustre bien l’épisode de la bénédiction du vieil Isaac, usurpée par son fils Jacob.

La bénédiction est donnée exclusivement sur les personnes ou sur les assemblées. Elle concerne tout le peuple de Dieu et exprime la gratuité de l’amour de Dieu, ou la reconnaissance d’un ministère ou d’une fonction.

Blasphémer

Du grec blasphêmein qui se traduit par « calomnie, discours injurieux, insulte, outrage, discours impie et injurieux envers la divine majesté ».

En hébreu c’est le mot qalal qui se traduit par « diminuer, maudire, mépriser, mépris, opprobre, humilier».

Cantique / Psaume

En hébreu shiyr qui signifie « chants, musique en l’honneur de Dieu »

Ou hébreu maskiyl qui signifie «poésie, chant ou poème de contemplation»

En grec psalmos « un chant, une ode, un cantique »

Capharnaüm

Caphar veut dire village et Nahüm veut dire consolation. C’était l’une des nombreuses bourgades bordant le lac de Tibériade.

Circoncision

En hébreu muwl « tailler en pièces, couper, émoussé »

Du grec peritemno  « couper autour, découper »  (Genèse 17 :10 etc.)

Célébration

Au sens faible, le mot désigne tout rassemblement chrétien aboutissant à la glorification de Dieu. On parlera de célébrer un culte, un baptême, un mariage ou des funérailles.

L’utilisation de ce terme empêche pourtant d’assimiler ces circonstances à de simples cérémonies extérieures. En chacune de ces occasions, c’est d’abord le Dieu vivant qui est célébré, c’est son Fils  Yéchoua (Jésus) qui est magnifié, c’est leur Esprit commun qui se trouve exalté.

On ne célèbre pas d’abord une chose, une idée ou un événement, mais bien quelqu’un.

Christ

Ce mot vient du grec christos, qui vient du verbe chriô et qui traduit le mot hébreu Maschach qui signifie « oindre avec de l’huile sainte ».  C’est-à-dire par le Saint-Esprit de Dieu. C’est de ce mot Mashiah que vient le mot Messie. Mashiah, Messie, oint et Christ ont donc exactement la même signification.

Cœur

Chez les hébreux et donc dans la dialectique de la bible, le cœur est l’organe de l’intelligence, et non pas comme chez nous, l’organe de la sensibilité ou de l’affectivité.

Aimer Dieu se traduirait donc beaucoup mieux par le connaître personnellement en adhérant à ses paroles, et entrer dans ses voies ; Ce qui est bien différent d’une agréable et parfois fugace sensation de ferveur amoureuse.

Il ne faut jamais oublier que le Saint-Esprit convainc de pécher. Il fait donc appel à l’intelligence et au libre arbitre ; alors que le séducteur Satan séduit par des mensonges qui touchent notre affectif ou notre sensibilité.     (Voir le mot Foi)

Commandement

En hébreu c’est le mot mitzevôt qui signifie « prescriptions contenues dans la Torah ».

Il y aurait 613 commandements dans la Torah 248 Commandements Positifs (« fais ») et 365 Commandements Négatifs (« ne fais pas »)

Compagnon

La personne avec laquelle nous partageons le pain

 

Croix

Du grec stauros. Mot présent uniquement dans la Nouvelle Alliance (NT)

L’usage de ce supplice apparaît à l’époque des guerres puniques (264-141 av. J.-C.).

Le supplice de la croix était réservé aux esclaves, puis à ceux, malfaiteurs et voleurs, qui n’avaient pas le titre de citoyens romains.

Eglise et Synagogue

Eglise comme synagogue signifie « une assemblée ou un rassemblement ».

Le mot église vient du grec ekklèsia, et le mot synagogue vient du grec sunagōgē. Ces deux mots de sens identiques traduisent deux mots hébreux qahl ou qéhila qui signifient eux aussi « assemblée et rassemblement ». Les premiers chrétiens de l’église de Jérusalem se réunissaient donc à la qéhila la plus proche, mot que vous pouvez traduire indifféremment par église ou synagogue.

Le problème posé par ces deux mots (église et synagogue), est la notion péjorative appliquée au mot synagogue, n’ayant pour seule origine que la funeste doctrine du remplacement du peuple d’Israël par l’église romaine.

Election

De l’hébreu bachiyr qui se traduit par «choisi, élu» (le peuple d’Israël est le peuple élu et donc choisi pour transmettre au monde la connaissance du Dieu vivant, ce qu’il a parfaitement accomplit)  Mais il faut bien comprendre, que tous les enfants d’Israël, qui sont élus par Dieu, ne sont pas forcements sauvés. Un enfant d’Israël peut donc être élu sans être sauvé par la foi. Un autre enfant d’Israël élu, peut être élu et sauvés par grâce, par le moyen de sa foi en Yéchoua ha Mashiah (Jésus-Christ), et le païen qui se converti, et qui n’était pas élu se trouve sauvé lui aussi par grâce par le moyen de sa foi en Jésus-ChrIst, et il entre ainsi parmi les élus mais à posteriori.

En grec c’est le mot eklektos qui se traduit par « cueilli, choisi, élu »

Enfer 

Ce mot est absent de tous les livres de la bible, mais nous retrouvons des termes qui se rapprochent de l’idée générale mais avec des différences notables

En hébreu shéol, qui se traduit par « séjour des morts, sépulcre, monde souterrain, tombe ». Aucun rapport avec un quelconque feu.

Nous trouvons également Luc 16:22  Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’ Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli dans le séjour des morts.

Le sein d’Abraham est donc un lieu d’attente pour ceux de l’ancienne Alliance qui étaient des hommes de foi, et le séjour des morts un lieu d’attente pour ceux destinés au jugement dernier.

Nous trouvons également dans trois versets le terme étang de feu qui se rapproche du mot enfer, mais il n’évoque cette punition finale qu’après le jugement dernier. Apocalypse 20 :15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. Apo 20 :10, 20, 14 (voir aussi le mot Géhenne qui est une image parlante de l’étang de feu)

L’idée chrétienne d’enfer se trouve largement polluée par l’influence de la mythologie grecque. Dans la mythologie grecque Hadès est le, frère de Zeus et de Poséidon. Comme Zeus gouverne le Ciel et Poséidon la Mer, Hadès règne sous la Terre et est pour cette raison souvent considéré comme le « maître des enfers », mais ceci n’a rien à voir avec la parole de Dieu !

 

Eschatologie

Du Grec eschatos (dernier) et logia (science)

L’eschatologie est une composante de la théologie, qui étudie la parole de Dieu dans son ensemble, et particulièrement les prophéties pour mieux comprendre les signes des temps. L’eschatologie est donc l’étude des textes bibliques se rapportant à l’avenir.

Cette activité théologique ne doit absolument pas être confondue avec la prophétie.

En eschatologie, il existe trois possibilités.

Ceux qui étudient les prophéties peuvent découvrir ce que Dieu désire leur faire savoir sur les temps à venir. Ils peuvent aussi par manque de sérieux dans l’étude, interpréter faussement ces dernières, en étant seuls responsables de leurs erreurs. Mais ceux qui n’étudient pas les prophéties bibliques, sont a coup sûr dans l’erreur, d’être sans vision d’avenir, et sans véritable espérance.

Ils sont comme les vierges folles, sans huile pour leurs lampes et donc sans lumière.

Esprit

Ce mot vient de l’hébreu  ruwach désigne littéralement «le vent, le souffle, respiration». Dans la nouvelle Alliance (NT) en grec c’est le mot pneuma qui signifie « esprit, choses spirituelles, vérité, inspiration, souffle, vents, âme ».

L’Esprit de Dieu est donc son souffle, planant sur la création dès le commencement du monde, qu’il peut retenir ou envoyer sur la face de la terre pour la renouveler.

Jésus, en promettant d’envoyer son Esprit à ses disciples, identifie son souffle à celui de son Père, ce qui constitue la première approche du mystère de la Trinité : un seul Esprit, un Seul Souffle partagé par le Père et le Fils.

Lorsqu’ils appellent la venue de l’Esprit sur eux, les chrétiens invoquent simultanément l’Esprit du Père et l’Esprit du Christ. Au-delà de la référence à la Genèse, le mot Esprit renvoie au baptême en général et à celui de Jésus en particulier, l’esprit descendant sur lui « comme une colombe ». Cette dimension spirituelle est également fortement présente dans l’évènement de la Pentecôte à travers le don de l’Esprit aux premiers chrétiens.

Eternelle

Dans l’Ancienne Alliance (AT) ce mot est la traduction du mot hébreu owlam qui signifie « un monde ».

Il vient lui-même du mot hébreu alam qui signifie « cacher, dissimuler, être caché, être dissimulé, être secret ».

En hébreu le mot owlam signifie donc « un temps qui pourrait être éternel ou pas, mais qui est ou sera déterminer uniquement par le bon vouloir de Dieu qui ne veut pas que nous la sachions ».

Dans la Nouvelle Alliance (NT) ce mot vient du grec aionios qui se traduit par « sans commencement ni fin ». Il y a donc une altération du sens par rapport à l’hébreu.

Vie éternelle »

La vie et la mort forment a priori deux réalités indissociables l’une de l’autre. Croire en la « vie éternelle » postule l’échec de la mort. C’est principalement l’Apôtre Jean qui utilise cette expression et en donne les multiples dominantes. La « vie éternelle » se manifeste En Jésus-Christ qui, dans sa mort, livre un combat dont il sort vainqueur.

Par sa résurrection, il ouvre la vie éternelle à tous les croyants. Comme le professe le livre de l’Apocalypse : « il n’y aura plus de mort ». Cette notion de «vie éternelle», se réfère à cette affirmation de l’Apôtre Jean : «la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17 :3).

La vie éternelle est déjà présente dans cette vie même à travers la (re)connaissance du Christ, comme Fils de Dieu. Vie éternelle et vie nouvelle deviennent ici synonymes dans l’existence du croyant.

Eucharistie

Ce mot vient du grec eukharistía, qui se traduit par “action de grâce”, perpétue chez les chrétiens le mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus. L’Eucharistie est communément appelée “communion”, en grec koinônia ou “le repas du Seigneur” Repas ou tous les participants devraient être avec Christ, en Sainte communion de corps et d’esprits.

Le mot eucharistie n’a pas d’équivalent en hébreu et dans l’Ancienne Alliance (AT), mais le partage du Pain et du Vin se trouve en préfiguration dans plusieurs passages.

-Melchisédech – Le pain et le vin offert par le prêtre-roi Melchisédech (Genèse 14 : 18) préfigure le pain et le vin offert par Jésus le jour de Pâque. Hébreu 6 : 20 identifie Jésus comme grand prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech »

-Pâque – La victime qui était offerte pour sauver les vies des premiers nés d’Israël était aussi la victime mangée en nourriture par les hébreux, sur le point de commencer leur voyage vers la Terre Promise (Exode 1 : 1 à 20). C’était une préfiguration de la Croix où, Jésus l’agneau de Dieu, a donné sa vie pour le pardon de nos péchés, afin de nous sauver de la mort spirituelle.

-La manne C’est l’un des grands symboles de l’Eucharistie dans l’Ancienne Alliance (AT) et est utilisé par Jésus-Christ pour se l’appliquer à lui-même (Jean 6 : 32 à 51). La manne venue du ciel a soutenu les Israélites pendant leur séjour au désert, mais a cessé de tomber lorsqu’ils sont entrés dans la Terre Promise (Exode 16 : 35). De la même façon, le repas du Seigneur, nous nourrit spirituellement dans notre pèlerinage terrestre.

-L’Arche d’Alliance L’objet le plus sacré de l’Ancienne Alliance (AT) préfigure :

1) La parole écrite de Dieu sur des tables de pierre (Exode 25 : 16) qui préfigure la Parole vivante contenue dans l’Eucharistie.

2) Un vase rempli de manne (Exode 16 : 34). Ce pain venu du ciel préfigure le pain vivant descendu du ciel» (Jean 6 : 51).

3) Le rameau d’Aaron (Nombres 17 : 25) qui avait fleuri et porté du fruit comme signe de la vraie prêtrise dans la Première Alliance. Le sacerdoce d’Aaron préfigure le sacerdoce de Jésus-Christ dans la Nouvelle Alliance.

Evangile

Vient du mot grec euaggelion qui est une traduction de l’hébreu besôrah qui signifie «l’annonce», et le plus souvent «l’annonce d’une bonne nouvelle».

Expier

En hébreu c’est le mot kaphar qui se traduit par « couvrir, purger, faire une expiation, réconciliation, recouvrir de poix ».

Fils

En hébreu ben qui se traduit par « fils, petit-fils, enfant, membre d’un groupe ». Chez les hébreux ont utilisait aussi ce terme de fils pour désigner un fils spirituel, ou l’enseigné par rapport à l’enseignant.

Foi et Amen

Le mot Foi en Français, est la traduction des mots Hébreux : Aman, Emuwnah, et Emeth. Mots qui furent traduits en Grec par Oligopistos, Pistis, et Pisteuo.

Les mots : Aman, Emuwnah, et Emeth ne sont utilisés que six fois dans l’Ancienne Alliance (AT). Trois fois seulement dans le sens de confiance absolue en les paroles de l’Eternel, et jamais dans un sens mystique d’une confiance aveugle, ne laissant aucune place tangible, à la réflexion et au libre arbitre !

Malheureusement il y a dans les passages traduits en grec par le mot pistis, un glissement du sens qui ne figurait pas ni dans le mot, ni dans la pensée hébraïque.

Le mot pistis ajoute au sens initial le fait de « croire de façon mystique », c’est une conviction subjective, ce qui devient une forme d’idolâtrie réprouvée par Dieu.

En hébreu au contraire, le mot emuwnah désigne quelque chose « stable, certaine, sûre » c’est la certitude objective de la vérité.

Le mot hébreu  emuwnah est construit sur le mot « Amen », qui revient souvent dans le langage Chrétien.

On le traduisait aussi par : « Ainsi soit-il »”. Ou « Que les choses que Dieu a annoncées et dont nous parlons s’accomplissent ! »

Il faut y ajouter : « que la parole de Dieu s’accomplisse aussi, et avec mon aide dans ma vie ».

Romains 10 :17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Le verbe « entendre » doit se comprendre ici dans le sens d’entendement et pas de simple écoute. (Suite voir l’article sur la foi)

Géhenne

Le mot grec géena que nous lisons dans le (NT) était parfaitement incompréhensible par les grecs antiques car c’est un mot inventé a partir de l’expression hébraïque geî ben Hinôm qui se traduit beaucoup mieux par « la vallée des fils de Hinnôm ». Vallée dans laquelle on pratiquait des sacrifices humains et ou l’on brûlait des ordures.

Gentils

En hébreu gôyîm, qui se traduit par « nation, peuple ». En grec c’est ethnos, même traduction.

Problème en français, car cet adjectif (gentil) dépeint une personne bienveillante ; ce qui pourrait laisser penser que les païens seraient pour les juifs et chrétiens des personnes bienveillantes ce qui n’est pas toujours le cas.

Gloire de Dieu / Glorification

Dans le langage de la Bible, la gloire constitue un des attributs de Dieu.

Elle désigne sa grandeur, sa puissance et son éclat, qui transparaissent réellement, quoique de manière imparfaite, dans sa création «Les cieux racontent la gloire de Dieu »

Reconnaître la transcendance de Dieu revient donc à confesser sa gloire.

Si la gloire par excellence n’appartient qu’à Dieu, la glorification constitue le processus par lequel l’homme est invité à se rapprocher de Dieu, à s’unir à lui. L’Évangile de Jean présente la passion de Christ et sa mort comme un chemin de glorification. Elle soutient enfin l’espérance de tous les croyants. La glorification est donc le mouvement qui consiste, à travers la prière, le chant, et la lecture de la Bible, à rendre gloire à Dieu dans un chemin d’humilité et d’approfondissement intérieur de la foi.

 

Grâce

En hébreu nous avons le mot hen, hesed prononcé (chen) et ses déclinaisons qui signifie trouver « grâce, faveur, ornements, précieuse, attraits ».

Nous avons aussi le mot nasa qui se traduit par « supporter, soulever, lever, élever, pardonner, prendre, suffire, accorder une grâce ». Puis en grec nous trouvons le mot charis qui se traduit par « grâce, au gré, reconnaissance, plaire, faveur, action de grâces, libéralités, oeuvre de bienfaisance, joie ».

Le mot grâce est l’un des mots les plus riches de la foi chrétienne, mais l’un des plus méconnus. La grâce est le mouvement par lequel Dieu nous donne la plénitude de son don, en son Fils Jésus. En lui, «la grâce de Dieu s’est manifestée ». Elle est dans un même mouvement la faveur avec laquelle il le communique et la conséquence produite sur le croyant qui la reçoit.

Au cours des siècles, on a beaucoup réfléchi sur les modalités de la communication de la grâce et de ses effets sur l’homme. La grâce, pour être reçue, nécessite la collaboration de l’homme, mais elle reste l’initiative libre, gratuite et souveraine de Dieu. La grâce est gratuite et suffisante. Elle exprime le libre geste de rédemption de Dieu à l’égard du croyant, sa volonté de relation ou d’alliance, et son pardon.

A la Grâce de Dieu répondra ensuite la conversion de l’homme qui la reçoit. Il n’y a pas de principe de collaboration mais principe de subsidiarité. « Ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse » (1 Corinthiens 12 : 9).

Le principe de subsidiarité est une maxime selon laquelle la responsabilité d’une action, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même. Quand les problèmes excèdent les capacités d’une petite entité, l’échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir, dans les limites du principe de subsidiarité.

 

Hosanna

Vient du nom de Dieu Yah, puis du mot Araméen iashah qui se traduit par « défendre, délivrer, sauver, secourir, libérateur », et du mot araméen na qui est une particule d’instance, qui se traduit par « présentement » et qui peut en général être rendue par « je te prie » . Ce mot Hosanna se traduit donc par « Yah Sauveur nous te prions de nous délivrer maintenant ! ».

Hypocrite

Dans la bible ce mot n’a absolument pas le sens que nous lui attachons habituellement.

Le mot grec hupokrites traduit le mot hébreu hanaph, qui signifie : être impie, mécréant.

 

Israël : Nom donné par Dieu au patriarche Jacob et qui désigne les descendants des hébreux qui quittèrent l’Egypte avec Moïse, et qui sont «Les enfants d’Israël ».

Israël désigne le peuple Elu par Dieu, pour recevoir sa parole pour la transmettre au reste du monde. Pour que le monde soit sauvé par la grâce de Dieu. (Jean 3 :16)

Mais ce nom Israël, recouvre aujourd’hui de nombreuses acceptions contradictoires.

Il faut savoir que :

Tous les enfants d’Israël qui sortirent d’Égypte avec Moïse n’étaient pas des hébreux. (Exode 12 :38). Tous les juifs ne sont pas des enfants de la tribu d’Israël car certains juifs et non juifs sont vraiment Israël selon Dieu et donc sauvés. (Romains 10 :13.)

Tous les Israéliens (habitants la nation d’Israël contemporaine) ne sont pas forcément, ni juifs, ni descendant de la tribut d’Israël, ni même croyants.

Israël représente donc : Un projet de Dieu, un peuple missionnaire, un peuple nation, et un territoire. Nous trouvons sa représentation spirituelle dans Romains 11 avec l’Olivier franc.

 

Jésus / Yéchoua ou Yachoua

Première observation : ni le son J, ni le son U n’existent, ni en hébreu, ni en Araméen. Personne n’a donc jamais dénommé Yeshoua du nom de Jésus de son vivant !

Son vrai nom est Yéchoua ou Yachoua hébreu, selon les prononciations, et sa forme complète est Yahoschoua. Nom qui comporte en lui-même le tétragramme, YHWH, et une forme verbale qui vient du mot Iascha, qui signifie sauver.

Le nom Yachoua signifie donc : Le Dieu Yah qui sauve.

Le mot «Christ » est la transcription du mot grec christos, qui signifie « oint ». Celui qui a reçu l’onction sainte est donc est missionné pour agir de la part de Dieu.

Le Grec christos qui traduit l’hébreu Mashiahsignifie : Celui qui a reçu l’onction et donc la mission d’être le porteur de la parole de Dieu.

Le beau nom de Yachoua ha Mashiah, en français Jésus-Christ, nous indique donc l’intention du Dieu des cieux, de venir dans le monde  sous une forme humaine, pour annoncer l’Evangile du salut, et pour sauver l’humanité du péché. (Jean : 3 :16)

Lorsque Jésus a été crucifié, sur l’écriteau placé au dessus de sa tête et cloué sur le bois étaient écrits ces mots : Yachoua Ha’notsri W(ou)’meleh Ha’yehoudim qui se traduisent ainsi : Jésus de Nazareth Roi des Juifs. Les 4 premières lettres de chacun de ces mots en hébreux forment YHWH, le tétragramme traduit en français par L’Eternel. (Exode 3 : 14)  Celui qui fût crucifié pour nos péchés Est donc bien Dieu Le Fils !

Jour du Seigneur

En hébreu Yôm Yahweh, Yom se traduit par « jour », et Yaweh est le nom de Dieu. Traduction « le jour du Dieu Yahweh ».

En grec hèmera tou kuriou. Le jour du Seigneur, mais sans préciser son nom.

Kippa : Petite calotte portée sur la tête en signe de soumission à l’Eternel.

Les juifs du temps de Jésus ne portaient pas de Kippa, mais se couvraient la tête.

A l’époque de la Guemara, (du fin 4em au 6em siècle) le port de la kippa n’était pas obligatoire et concernait principalement les érudits. C’est principalement au Moyen-âge et en pays chrétiens qu’elle commença plutôt à distinguer les Juifs des non Juifs. Mais progressivement le port de la kippa s’est imposé presque partout comme signe de ralliement des juifs à la Torah. Nous disons presque partout, parce que ce n’était pas le cas chez les Juifs allemands, même très religieux.

Louange à Dieu

Ce mot vient du mot hébreu hillah qui signifie «louange, rendre gloire, action de grâce». La Bible contient de multiples appels à la louange de Dieu, de nombreuses prières, de nombreux psaumes, qui expriment cette louange. Dieu est loué pour sa grandeur, pour son oeuvre de création, mais aussi de salut. Il est loué pour son intervention en faveur des peuples, ou encore des individus.

Le chant accompagne très fréquemment la louange. Celui qui loue Dieu invite les autres à s’associer à une louange destinée à être universelle : « Louez Dieu, vous tous les peuples ! » (Psaume 117 : 1). On citera ici tout particulièrement l’expression des Psaumes de L’Hallel dits «de louange» (psaumes 146 à 150 notamment). La louange est associée à la musique comme vecteur privilégié.

Maranatha

Est un mot Araméen qui signifie «Seigneur vient ».

 

Menorah : le chandelier à sept branches fait selon le modèle dicté par Dieu à Moïse. (Exode 25 31 à 40) objet de culte, emblème du judaïsme.

 

Ministère

Jésus s’est présenté non comme celui qui vient se faire servir, mais comme celui qui sert. Dès lors, toute responsabilité dans une Assemblé locale doit être interprétée en termes de service, et non de pouvoir. D’où l’expression de « ministères » pour désigner dans l’Église les missions essentielles à exercer.

Tout baptisé est susceptible d’exercer un ministère à la double condition d’un appel intérieur et d’un appel extérieur. Les ministères, définis par l’Apôtre Paul en 1 Corinthiens 12 :27, correspondent à autant de dons, de compétences spécifiques. L’amour est le sommet de tous ces ministères, de tous ces dons.

Miracle

En hébreu mowpheth, qui se traduit par « prodige, merveille, signe, présage »

En grec semeion traduit par « signe, miracle, prodige, miraculeuse, preuve, signature »

Traduit quelquefois du grec dunamis qui se traduit par « puissance, capacité, force, pouvoir ».

Miséricorde

En hébreu checed mot qui signifie « bienveillance, bonté, amour, attachement, faveur, affection, piété, compassion ».

En grec racham qui se traduit par « miséricorde, grâce, compassion, affection, sein maternel, femme, entrailles » et  eleeo par « obtenir miséricorde, avoir pitié, reprendre »

Mort

En hébreu c’est le mot muwth qui signifie mort. Il faut voir sous ce terme aussi bien la réalité corporelle de l’interruption de la vie que la dimension symbolique : le péché, la maladie et la mort se rejoignent en ce qu’ils désignent les forces qui entraînent l’homme vers la déchéance.

L’espérance chrétienne se présente donc comme une victoire sur la mort, acquise par Jésus dans sa résurrection, à laquelle le croyant peut désormais s’associer. Si sa mort ressemble à celle de Jésus, sa résurrection pourra donc aussi ressembler à la sienne. L’amour de Dieu est plus fort que la mort. ’Epître de Paul aux Romains 13 :31 « rien ni la vie, ni la mort (…) ne nous sépareront de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ ».

Mystère

De l’hébreu sôd, du grec mustèrion. Le mot grec musterion provient probablement du verbe muein.

Il est présent 24 fois dans la Nouvelle Alliance (NT) et signifie « une chose cachée, un secret ».  Il traduit le mot hébreu sôd cether présent une seule fois dans l’ancienne Alliance (AT) en Proverbes 9 :17. Ce mot signifie « cacher, perdre de vue, en secret, mettre, dérober (aux regards), à couvert, protéger, ignorer, abri ». Proverbe 9 : 16 et 17 Que celui qui est stupide entre ici ! Elle dit à celui qui est dépourvu de sens: Les eaux dérobées sont douces, Et le pain du mystère est agréable !

Contrairement à l’acception actuelle, qui désigne par mystère une réalité dont la compréhension échappe à l’homme, le sôd (mystère) biblique en hébreu, désigne une réalité en partie inexprimable en raison de sa profondeur et de sa proximité avec Dieu.

En ce sens, la Sainte cène en autres, est un sôd (mystère), puisqu’elle ouvre un accès direct aux réalités Divines.

Selon l’auteur de la première lettre à Timothée, la foi (Emuwnah et non pas pistis) elle-même est un mystère. Sa révélation n’est pas simplement liée à l’intelligence humaine, mais elle suppose que Dieu lui-même se manifeste.

Hébreux 13 :1 définit la foi comme « la ferme assurance des choses que l’on espère, la certitude de ce que l’on ne voit pas ». C’est cette parfaite confiance dans les paroles de Dieu, qui est un mystère.

Nazareth

Nazareth a pour racine « Natsar », une racine qui a trois sens principaux :

1- « Garder »

Parmi les nombreux sens de la racine « Natsar », on trouve : “garder, protéger / surveiller, soigner / cultiver… Nazareth est donc « celle qui garde ! »

2- « Mis a part »

Cette racine exprime aussi la mis à part des nazoréens, qui sont ceux qui par vœu ou par naissance ont un rôle religieux et national (les deux rôles sont liés dans la tradition biblique).

3- « Couronne » donc ce mot évoque la famille de David, ou un consacré (nazir), ou des époux qui sont couronnés le jours du mariage (donc aussi l’Epoux des noces de l’Alliance).

Officiants et laïc

La différence de fait établie entre les officiants et les autres chrétiens (laïc) dans l’Église n’est pas de nature biblique. Tous les chrétiens sont frères en Christ, et par nature des fidèles du Christ. La bible affirme : -le sacerdoce universel des croyants-, qui signifie l’égalité de tous les baptisés sous le regard de Dieu. Ceci exprime que tous les baptisés sont égaux sous le regard de Dieu, et individuellement responsables de leurs ministères d’évangélisation et de leurs éventuels dons.

Ainsi pasteurs ou anciens ne doivent pas être regardés comme intermédiaires de la révélation. Leurs ministères sont donc liés à une mission utile et spécifique selon leurs dons, et jamais comme un proviseur de communauté.

Oindre

En hébreu Mashiah ou Méchiah qui signifie « recouvrir d’huile sainte ». De ce mot Méchiah d’écoule le mot Messie.

En grec c’est le mot Christos francisé en Christ. Jésus-Christ est donc la traduction de Yéchoua ha Mashiah. Qui signifie : « Yahsauveur oint »

Pessah / Pâque et Pâques

Pessah ou Pâque juive. (Exode 12 :1 à 28 et Lévitique 23 :5) Le 14 du mois de Nisan. L’année religieuse commence ce jour-là.  Ce jour commémore le sacrifice de l’agneau, au pays d’Égypte, qui a marqué la délivrance finale du peuple d’Israël. Le sang de l’agneau fut appliqué sur les montants et le linteau des portes de chaque maison. L’ange destructeur voyant le sang, passait au-dessus de la maison, sans frapper ses occupants. DE nos jours, c’est la fête joyeuse de la délivrance de l’esclavage d’Israël

Pâque chrétienne : C’est aussi la fête joyeuse de la liberté et la fin de l’esclavage du péché. Galates 5 :1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis.

Cette fête représente la mort du Seigneur, le jour de la Pâque sur la croix. L’Agneau de Dieu, Yéchoua ha Mashiah (Jésus) nous a rachetés de la servitude du péché, de la chair, du monde et du diable en mourrant sur la croix.

Pâques (les) catholiques : Pourquoi ce mot s’écrit-il parfois (Pâques) avec un S ?

Sous l’empire romain, les juifs fêtaient, comme il se doit Pâque le 15 Nissan et les jours suivants dans leurs synagogues. Les Chrétiens et à la même époque fêtaient la Pâque chrétienne dans leurs églises justement à la même date que les juifs.

Et les Païens romains fêtaient à l’équinoxe de printemps (décalé de quelques jours), l’apparition du nouveau soleil qui était la fête d’Astarté et d’Easter (œuf) d’où l’œuf de Paques !

L’Empereur Constantin, qui voulait mettre un peu d’ordre, eu l’idée de dissoudre, par syncrétisme, la Pâque chrétienne, dans la Fête Païenne du printemps !

Il Convoqua en 325, les 250 Evêques Latins, au concile de Nicée, lesquels décideront, sous sa présidence ainsi que celle du pape Sylvestre que « Les Pâques », (avec un S) seront à l’avenir célébrées, le 1er Dimanche après la 1ère pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. En échange de ses bons services, le pape Sylvestre reçu les emblèmes du pouvoir impérial que sont : La Mitre, le Pallium, la pourpre et le sceptre impérial !

Sylvestre échangeât donc les décrets de Dieu contre quelques avantages en nature.

Voici sa bulle : «Si un évêque, un prêtre ou le diacre ose, après ce décret, célébrer la Pâque (à une autre date), le Concile jugera qu’ils soient anathèmes de l’Église. Ce concile non seulement les éliminera de leur ministère, mais aussi tous les autres qui osent communiquer avec eux.»  Ce fut le début de l’ostracisme envers les juifs.

 

Païen, ienne

Pas d’équivalent en hébreu ou Araméen si ce n’est Goïm qui signifie « nations étrangères à Israël ».  Du grec ethnikos qui se traduit par « ce qui est étranger ».

Pain

Chez les grecs du pain c’est du pain et il se dit artos, mais chez les hébreux il  y a une différence majeure entre le pain matsa sans levain, et le pain léhèm qui est du pain vulgaire, de tous les jours avec du levain.

Le levain est le symbole de l’origine de tous les péchés, qui est l’orgueil, car la pâte gonfle comme le fait volontiers l’orgueilleux qui par nature se gonfle car il est menteur. Satan étant le « père du mensonge. »

Aussi lors du dernier repas Yéchoua (Jésus) prit du pain matsa absolument sans la moindre trace de levain pour symboliser son corps et sa vie parfaitement pure.

Parabole

En hébreu mâchâl qui se traduit par “proverbe, oracle, sarcasme, sentence, forme sentencieuse, chant, discours moqueur, parabole” Et du grec parabolè, qui se traduit par “comparaison, proverbe, figure”

Pardon

Plusieurs mots en hébreu caliychah qui signifie “pardonner, être pardonné” et surtout aphesis qui se traduit par “libérer de l’esclavage ou de l’emprisonnement”.

En grec aphièmi. Qui se traduit par “libérer de l’esclavage ou de l’emprisonnement ; oubli ou pardon des péchés, (considérés comme n’ayant jamais été commis), rémission des peines, remise, pardon”.

Paradis / jardin d’Eden

Deux mots en hébreu : Gân Eden. Qui se traduisent par Gân « un jardin, enclos » et du mot Eden qui signifie « plaisir, et délices ». Nous pourrions aussi traduire par : « Le jardin du bonheur parfait »

Le mot Paradis est présent dans trois versets de la Nouvelle Alliance (AT) En grec paradeisos versets qui décrivent un lieu céleste dans la présence de Dieu.

Péché

En hébreu hatta’t. En grec hamartia.

Dès les premières pages du livre de la Genèse apparaît l’idée de péché, sous la forme de la désobéissance d’Adam et d’Ève à l’interdiction proférée par Dieu. Dans ce texte, le péché apparaît comme la conséquence directe d’une tentation extérieure. D’autres passages de la Bible, insistent davantage sur les forces du mal présentes à l’intérieur de l’homme. Le peuple de la Bible avait coutume de charger une fois par an un animal de tous les péchés du peuple, avant de l’expédier dans le désert. C’était le « bouc émissaire.»

Pour les chrétiens, le Christ est celui qui a pris définitivement sur lui tous les péchés du monde. Il nous apporte en plénitude le pardon de Dieu.

Pentecôte / Shavouoth : Seconde des trois grandes fêtes Juives, célébrée chaque année à Jérusalem, la septième semaine après la Pâque, le 6 du mois de Sivan .C’est la fête de l’abondance, de la moisson, et de gratitude envers Dieu. Cette fête de Chavouoth rappelle surtout la remise des tables de la loi par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.

Pentecôte : La Pentecôte est une fête chrétienne qui commémore la descente de l’Esprit Saint sur les Apôtres le cinquantième jour après Pâque. C’est aussi la fête du début de la moisson des âmes pour Dieu par l’annonce de l’Evangile.

 

Pourim : Fête commémorée par les juifs, célébrant le stratagème par lequel Esther réussit à sauver du massacre les juifs exilés à Babylone. Fête joyeuse durant laquelle on se déguise et joue. Chacun offre pâtisseries et cadeaux.

 

Prédestination / Prédestiné

Ce mot n’a aucune équivalence et n’existe pas dans l’Ancienne Alliance (AT) la seule idée qui se rapproche de ce mot est la réalité que Dieu connaît ses créatures d’avance, car il est omniscient.

Mais le fait que Dieu connaisse l’avenir, ne signifie pas qu’il ne laisse aucun libre arbitre aux hommes, et surtout la possibilité de le rejeter, ce qui a été souvent le cas. D’ailleurs Israël qui est le peuple élu (choisi) a souvent désobéi aux commandements de Dieu, et nombre d’hébreux se sont détournés de leur Dieu.

Dans la Nouvelle Alliance (NT) nous trouvons le mot grec proorizo; pro, avant et horizô. Ce qui se traduit par « prédéterminer, décider d’avance ».

De nombreux exégètes confondent souvent l’élection avec la prédestination ce qui provoque de graves erreurs d’appréciation. En 1 Pierre 1 : 20 la bible nous parle de la prédestination de Christ avant la fondation du monde, mais c’est l’apanage unique de la personne de Christ. En revanche dans Romains 8 : 29 et 30, Ephésiens 1 : 5 et 1 : 11 la bible nous parle également de prédestination, mais cette fois pour accomplir une œuvre précise voulue par Dieu. Aucun rapport direct avec le salut de nos âmes !

La bible toute entière n’évoque jamais l’idée ou la notion de prédestination au salut, car si c’était le cas, il y aurait par simple conséquence, prédestination des autres humains à la perdition, ce qui toucheraient gravement à la gloire de Dieu, qui dans ce cas aurait délibérément créer des êtres humains destinés à la perdition.

Prière

En hébreu palal qui se traduit par “prier, intercéder, prière, juger, adresser, intervenir, invoquer, supplier, intercéder, implorer”. Dans l’Ancienne Alliance (AT) la prière est appelée par 9 noms différents qui ont chacun une caractéristique particulière.

tekh-in-naw   (1 Rois 8:28)  qui comporte la supplication.

shav-aw        (Exode, 2 : 23)  qui comporte le cri au secours.

neh-aw-kaw  (Exode, 2 : 24)  qui comporte le soupir et le gémissement.

rin-naw        (Jérémie 7 : 16) qui comporte la supplication bruyante.

paw-gah       (Jérémie 7 : 16) attitude, de faire une instance, s’interposer frapper, intercéder.

kaw-raw       (Psaume 18 : 7)  qui comporte l’appel.

naw-fal        (Deutéronome 9 : 18) qui comporte la chute et la prosternation suppliante.

paw-lal        (Psaume 106 : 30) qui comporte l’action de faire justice, intervenir, s’interposer.

khaw-nan     (Deutéronome 3 : 23) l’imploration. Moïse n’a utilisé que ce mode.

En grec aitéô, deomai, erôtaô. Le chrétien est invité à privilégier l’action de grâce et la louange, sans oublier de demander à Dieu ce dont il a besoin, signe de la foi qu’il met lui et de la confiance absolue en ses promesses.

La prière peut être lue ou récitée par coeur, comme elle peut jaillir du coeur.

Martin Luther a pu dire que « la prière c’est le métier du chrétien ». Dans la piété protestante, la prière par excellence est celle du « Notre Père ».

Le Christ a, selon le texte des évangiles, formulé le « Notre Père », en réponse à la demande des disciples exprimée ainsi : « apprends-nous à prier » ( Matthieu 6 : 5 à13).

Propitiatoire

En hébreu kapporeth, « le siège de miséricorde, lieu de l’expiation, propitiatoire»

En grecque hilastèrion « qui est relatif à un apaisement ou une expiation, les moyens de l’apaisement, ce qui rend propice »

Prophétie

En hébreu nabuw’ah. Qui se traduit par « parler sous l’influence de l’inspiration de l’esprit divin ».

En grec propheteia « discours émanant de l’inspiration divine et déclarant les desseins de Dieu, soit pour admonester le méchant ou pour réconforter l’affligé, et révéler des choses cachées par la prédiction d’événements futurs »

Rabbin / Rabbi / Rabbouni : Docteur de la loi juive. Scribe, intellectuel religieux.

 

Rédemption Rédempteur

En hébreu ga’al, padah. En grec lutron, du latin redimere, redemptio.

Ce mot veut dire « rachat ». Dieu rachète l’homme de l’esclavage du mal et du péché, afin de lui rendre sa liberté. L’homme est sauvé par Grâce Divine, parce que Dieu le rachète. C’est la « Rédemption ». Dieu a donc payé un très grand prix notre salut. Ce prix a été la mort de son fils sur la croix.

Le Rachat du genre humain par le sacrifice du Christ a permis la rémission des péchés et redonné l’espoir de vie éternelle en Dieu, pour quiconque place sa confiance dans les paroles, dans le sacrifice et dans la personne de Jésus-Christ. C’est le Mystère de la Rédemption. Vous remarquerez qu’il s’agit d’un rachat et non d’un achat.

Pourquoi ? Parce qu’initialement l’humanité que Dieu avait crée lui appartenait de fait, et il vivait en parfaite harmonie avec ses créatures. Lorsque Satan tenta Ava (Eve) et Adam dans le jardin d’Eden et qu’ils chutèrent. Satan prit le contrôle sur l’homme par le péché, et par cet acte de rébellion, viola et déroba la propriété de Dieu. Voila pourquoi Dieu devait nous racheter et non nous acheter.

Il a même racheté, au prix du sang de son propre fils, l’humanité que Satan lui avait volé !  Quel Amour !

Repentance

En grec metanoeo qui se traduit par « changer son esprit, se repentir, changer d’avis, regretter » repentance traduit le mot nacham en hébreu qui signifie : « changer d’état d’esprit, se repentir, modifier son comportement de tout son cœur, en haïssant ses péchés passés.»

La repentance est la profonde tristesse ressentie au regard de ses mauvaises actions. Ce saint chagrin fait partie du travail du Saint-Esprit et provoque un changement d’esprit qui pousse le pécheur à tenter de réparer sa faute, à prendre conscience du péché, puis de demander infiniment pardon à Dieu pour se tourner vers Christ.

 

Résurrection

En grec anistémi, egeiro Il existe dans l’Évangile plusieurs mots pour désigner ce que Dieu réalise en son Fils Jésus à Pâque.

Le Christ s’est levé d’entre les morts, il s’est réveillé de la mort. Ces deux expressions désignent donc la résurrection du Christ et, au-delà, la résurrection promise à ses disciples. La résurrection est également un nouveau départ possible dans cette vie même, à l’image des personnes des évangiles que le Christ a rencontrées et « qu’il a fait passer de la mort à la vie ».

Rosh ha-shana

Littéralement « tête de l’année » .Nouvel an du calendrier Biblique, et Jour où est fêté la création du monde et le Jugement. Cette fête porte également le nom de Yom Terouah « Jour de la sonnerie du shofar » ; Yom Hazikaron « Jour du souvenir » ; Zikhron Terouah « Souvenir de la sonnerie du shofar », et Yom Hadîn « Jour du Jugement »

Tous les enfants d’Israël sont invités à faire leur examen de conscience et à prier YHWH (l’Eternel). Les 8 jours qui suivent sont des jours de pénitence et de prières, pour clôturer cette période par la fête de Yom Kippour.

Cette fête de Rosh ha-shana est évoqué dans la Bible en Lévitique 23:24 et suite. L’Eternel parla à Moïse, et dit : « Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation ».

Sacrifice

En hébreu zebach qui signifie « victime, sacrifier, immoler »

Salut / Rédemption

Le thème de salut est une des notions fondamentales de la foi. La Bible affirme simultanément la triste nouvelle du péché de l’homme, de sa mort, mais aussi lui présente la bonne nouvelle du salut offert par Dieu.

Sous la Nouvelle Alliance (NT), la proposition du salut ne se réalise qu’en Jésus-Christ, en son message comme en sa vie elle-même. Annonciateur du salut, il en est aussi et d’abord sa réalisation. D’ailleurs, le nom de Jésus (en hébreu Yéchoua) signifie « Dieu sauve ». Le langage de la rédemption traduit le salut en termes de rachat.

Sanctifier/sanctification/ Sainteté

En hébreu qodesh il se traduit « par mis à part ». (Ne pas confondre avec le mot français sain qui signifie « pur et donc sans tache ou sans maladie »)  Sainteté en grec hosiotes. en latin sanctus.

Le seul Saint par excellence, c’est Dieu, comme le proclame le prophète Isaïe dans sa vision de gloire : «Saint, saint, saint». Mais Dieu nous sanctifie en nous envoyant son Esprit de Sainteté, pour nous placer hors du monde dans un esprit « à part ».

La sanctification est un processus de croissance en sainteté, c’est une mise a part pour Dieu. Fruit de l’effort de l’homme, elle suppose le don de l’Esprit, agent indispensable de toute sanctification. Cette sanctification intervient par la fréquentation assidue de la Parole de Dieu, qui est vérité et vie pour les croyants. Le Christ lui-même reprendra cette notion disant au coeur de la prière sacerdotale « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité » Jean 17 :17.

Scandale

Du grec skandalon, mot qui n’existe pas en grec naturel, mais a été forgé à partir d’une racine sanscrite pour traduire un mot hébreu signifiant « obstacle que l’on met devant les pieds d’un aveugle pour le faire trébucher ». (Trébuchement en hébreu mikshol du verbe kashal trébucher) L’idée que véhicule ce mot, est de savoir dans un conflit entre personnes, qui a placé l’obstacle, ou qui a voulu piéger l’autre, qui est un frein à la paix ou à la parole de Dieu.

Schofar : Corne de bélier qui était et est toujours utilisée pour appeler à la prière.

 

Sanhédrin

Conseil de prêtres et de notables Juifs

Shabbat ou chabbat : commence dès le vendredi soir à la tombée du jour, puis samedi jusqu’à la tombée du jour, septième jour de la semaine; jour de repos et de prière.

 

Succoth : fête des Tabernacles ou fête des Cabanes (Lévitique 23 :34, Deutéronome 16 : 13 à15). Débute 5 jours après Yom Kippour et dure une semaine. Commémore la sortie d’Egypte et la traversée du désert. Pour le célébrer les juifs se construisent dans les jardins des cabanes de bois. Mise à l’honneur de la branche de palmier, du saule, du citron de la myrte. (4 espèces sacrées.)

Prophétiquement : Pendant le millénium, Chaque année, les nations du monde entier monteront à Jérusalem pour la Fête des Tabernacles (Zacharie 14 :16-17).

 

Tradition dans les églises

Le Protestantisme dans l’histoire est également porteur d’une dimension ou d’une notion de tradition (Luthérienne, Réformée, Evangélique. etc..), à travers les affirmations dites dogmatiques ou à travers la liturgie.

Selon la bible les éventuelles traditions qui viendront très naturellement s’immiscer dans le culte et dans la vie chrétienne sont à condamner et doivent être réformées à la lumière de la Parole de Dieu.

Jésus dit en Matthieu 15 :6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Les Eglises issues de la réforme affirmeront donc la primauté de la Parole biblique sur toute parole humaine, quelle qu’elle soit, mais les dérives des traditions ont la peau dure.

Testament  (Ancien et Nouveau)

Ce mot traduit en français l’expression latine “novum testamentum” qui traduit elle-même l’expression greque kainé diathéké, laquelle traduit l’expression hébraïque berit hadaschah qui signifie: Nouvelle Alliance voir Jérémie 31 :31

Mais il faut savoir pourquoi certains ont utilisé ce mot testament pour parler de la Nouvelle Alliance. Leur seul but, effacer Israël en le rejetant dans l’oublie, par une allusion trompeuse à la supposée mort de cette nation élue par Dieu !

En langue française la tristesse d’un testament qui est une fin, n’a rien de commun avec la joie d’une alliance qui a tout l’avenir devant elle ! Nouveau testament est un terme à oublier au plus vite.

Vin

En hébreu le mot est yayin qui se traduit par “vin, vigne, festin, s’enivrer” dans la Nouvelle Alliance (NT) nous trouvons en grec les mots oinos qui signifie simplement “du vin” en français et neos oinos qui se traduit par “nouveau vin”. Il y a aussi le mot oxos qui cette fois signifie du “vinaigre”.

Yom Kippour : « Jour du grand pardon » « Fête des Expiations ». Les textes de Nombres 29 :7à11 et Lévitique 23 :27précisent ses dispositions célébration, le 10 Tishri (septembre-octobre). C’est le jour du Yom Kippur, que le Souverain Sacrificateur avait le droit d’entrer dans le Lieu Très Saint, avec le sang des agneaux et des boucs, pour faire l’expiation pour lui-même et pour le peuple. Cette Fête fondamentalement juive, est considérée comme la plus sainte de l’année, Elle célèbre la miséricorde et le pardon de Dieu. C’est Jour de Jeûne, de repentance, de repos et de prière.

Cette Fête s’accomplira prophétiquement lors du retour du Seigneur Jésus sur la terre, au moment de la bataille d’Harmaguédon.

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Réponse à Quelques termes du vocabulaire…

  1. Verlander Nluta says:

    Que Dieu vous bénisse beaucoup pour le travail que vous réalisez pour nous éclairer…

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